‹ De l'éducation populaire dans l'Allemagne du nord et de ses rapports avecChapitre 72 sur 104 · VI. — Histoire naturelle · texte numérisé non relu

VI. — Histoire naturelle

Pendant les dent premières années^ il y aura deux leçons d'histoire naturelle par semaine : description des principales plantes et des animaux indigènes les plus importants, comme types d'espèces et de genres ; caractères des plantes et animaux exotiques, comparés avec les premiers; description élé* mentaire de la stiiicture du corps humain.

L'enseignement de la minéralogie se liorne aux minéraux indigènes les plus remarquables.

Nous n'avons pas besoin de faire observer qu'à cette partie de l'enseignement doit présider aussi une pensée religieuse. Les élèves s'habitueront à se faire une occupation agréable de rétude de la nature. En même temps, cette élude aura des résultats utiles pour la vie pratique : elle se rattachera à l'agriculture, à l'horticullnre, au commerce et à l'industrie.

PAy52^& ; Dans le deuxième ou troisième coui*s; deux leçons par semaine. Cet enseignement restera constamment élémentaire; le phénomène ou l'expérience seront expliqués sans avoir recours au calcul. On se servira des principes de physique de Kruger. On donnera la description des instruments, appareils et machines qu'on utilise dans la vie ordinaire ou industrielle : le pendule, le levier, le cabestan, la roue hydraulique, la pompe aspirante, la pompe à feu, le baromètre, le thermomètre. On expliquera les principaux phénomènes de la chaleur, de l'électricité, du magnétisme^ de la lumière, etc.

Pour l'enseignement de l'histoire naturelle, on se servira provisoirement des traités élémentaires et manuels de Schubert, Schilling et Scholz.

Nous avons deux observations è ajouter en ce qui concerne l'enseignement de l'histoire, de la géographie et de Thistoire naturelle, dans l'école élémentaire. Aucune de ces branches

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d'études n* y doit occuper une place séparée ni y être traitée systématiquement. L'enseignement se rattachera à certaines circonstances de la vie pratique : pour l'histoire, aux jours commémoratifs ; pour l'histoire naturelle, à la culture des champs et des jardins, au changement des saisons , aux divers phénomènes , etc. Il serait à désirer qu'il y eût un livre de lecture scolaire dont les tableaux et descriptions pittoresques pussent former le sujet des leçons explicatives du maître. Toutefois, quoiqu'un livre de lecture de ce genre nous manque , celui qui est en usage dans les écoles d'application des séminaires, pourra, si Ton y joint les exercices mentionnés plus haut, fournir assez d^occasions d'initier le maître futur au genre d'études dont il s'agit.

VU* *• Arilhmétique et géométrie.

Deux leçons par semaine pour les classes inférieures ; une leçon par semaine pour le cours supérieur.

De même que le calcul pratique se place, au séminaire, en première ligne, de même il faut trouver le moyen, sans employer la forme scientifique, d'initier les séminaristes à la connaissance des figures planes et des solides, ainsi que de leurs propriétés les plus importantes et des principaux théorèmes qui en découlent.

Le domaine de l'enseignement du séminaire comprend plus particulièrement les quatre règles des nombres entiers, des fractions et des nombres complexes, envisagés sous les points de vue suivants.

On parcourra dans son entier la série des nombres de 1 à iOO dans ses divers degrés et développements. Il faut que les élèves s'approprient les démonstrations des opérations, de manière à être toujours prêts à en rendre compte.

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Cette dernière exigence 8*appliqne à tous les degrés de l'enseignement; dans la solution des problèmesi il faut habituer les élèves à saisir et à comparer proroptement et sûrement les rapports des nombres et des choses analogues. Dans ce but, si le temps et les circonstances le permettent, on pourra résoudre des problèmes d'algèbre par l'arithmétique. Dans les différentes espèces d'exercices, il faut désigner à l'élève le procédé seul applicable pour l'école élémentaire, de peur que la multiplicité des procédés n'entraine des hésitations.

L'enseignement de l'arithmétique est spécialement propre à exercer le jugement, et à faire contracter à l'élève l'habitude de s'exprimer d'une manière concise et nette.

Une étude plus avancée, étude entreprise, non pour la pratique de l'école, mais en vue de progrès individuels, embrassant, par exemple, les proportions, le calcul décimal, l'extraction des racines, pourra être autorisée par les autorités provinciales, mais seulement là où cette autorisation serait motivée par les besoins du séminaire et de la province.

VUI. — Écrilurc.

L'on doit d'abord viser à ce que l'élève possède une écriture simple et facile ; de plus, il doit acquérir le talent de tracer les différents traits d^ écriture dans un ordre progressif, et sous une forme régulière et belle.

Ces deux exercices se feront parallèlement dans les deux cours inférieurs ; dans le cours supérieur , il suffira que les élèves écrivent un exemple par mois.

Du reste , tous les devoirs, toutes les rédactions des éU ves seront à la fois des exercices calligraphiques et un moyen de développement intellectuel.

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