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Histoire et géographie.
Chant.
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Calcul.
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Exercice
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Géographie.
Dassin.
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* Pendant ce travail, on fait repasser aux élèves l'histoire sainte, en Icor adressant des questions. — Tout exercice oral est accompagné d'un travail manuel. Cette excellente pratique, qui devrait être universelle dans les écoles de jeunes filles, est mise en usage avec un grand profit par H. le docteur Ratier. dans .«ou intéressant institut des jeunes aveugles.
ÉCOLES NORMALES D^INSTIÎCTRICES. 324
ment technique., et des notions positives, croyez- oons, le système est boD. Il a deux avantages : d'abord, il contraint les futures institutrices à n'admettre que des idées claires, nettes, simples, point obscurcies par l'ambition du- langage; en même temps, il les habitue h tout reporter, dans leurs étndes pei*sonnelles, au but réel de ces études, c'est-à-dire à l'enseignement de très jeunes esprits. » Que de telles considérations aient une sérieuse valeur, on ne peut le nier, et d'excellents résultats le prouvent; mais elles supposent, on le voit, un enseignement pédagogique dont le caractère élevé puisse maintenir des esprits déjà murs à ce niveau moral dont, sons peine d'amoindrissement, ils ne doivent point descendre. Si, par une heureuse combinaison, on peut, à la simplicité de l'enseignement pratique, unir ainsi l'élévation de la pensée, assurément un difficile problème est résolu.
Dans le plan primitif, les séminaristes ne devaient point prendre part à l'élude de la langue française; mais beaucoup de jeunes filles, en entrant à l'école normale, possédaient déjà quelques notions de notre langue. On a jugé bon d'utiliser, dans le séminaire, les faibles éléments qu'un grand nombre d'institutrices futures apportaient, sans trop y penser» dn foyer domestique. On s'est dit, chose remarquable dans un institut de maîtresses d'école, que la connaissance d'une langue étrangère était favorable au développement de l'intelligence, et l'on a inscrit la langue française au nombre des objets d'étude obligatoires. — Un autre motif a fait adopter ce parti : une fois à la tète d'une école, beaucoup d'institutrices donnent des leçons parlicjlières. Or, toute éducation distin* guée, au delà du Rhin, suppose nécessairement l'étude du français ; non pas cette élude vague et superficielle qui permet , en faisant à coups de dictionnaire le siège de chaque phrase, de conquérir tant bien que mal le sens général d'un ouvrage; mais une élude sérieuse et complète, après laquelle
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on parle et I'oq écrit la laiigne étrangère qo'on a rendoe Bienne. La langue françaiBe, pour la plupart des inatitotrices allemandes, est donc un instroment très utile. Celles qni sor^ tent de Técole normale de Munster, sont en éta t, plna on moins, de manier ce délicat instrumeot.
Sur cinquante Biminariêtinnen^ seize seulement sont pensionnaires; les autres habitent la maison paternelle, ou, si elles sont étrangères à la Tille, vivent an milieu de familles amies, sous des conditions déterminées par la directrice de récole.
Cette coutume est analogue è l'usage adopté parles directeurs de la grande institution de Gray's inn road^ h Londres ; et, dans Técole normale de Munster comme dans les écoles anglaises de la National Society, le principal ressort de la dis* cipline est le sentiment de la dignité personnelle.
Cette éducation en quelque sorte de famille atteint,*— les faits le prouvent, — le but que poursuit le dévouement qui la donne. Elle devient réellement» selon cette belle parole de Rollin, « le législateur toujours présent qui montre le devoir et le fait pratiquer. » Phénomène remarquable: d'après on usage que les mœurs consacrent sans que la loi l'impose en aucune sorte, les institutrices, dans la province de Munster, restent vouées au célibat, tant que, placées k la tète d'une école, elles sont chargées des fonctions de l'enseignement; on n'y admet pas que les devoirs de la mère de famille puissent se concilier, avec les obligations de Tinstitutrice. L'institutrice vient-elle è se marier? Elle abdique par le fait même les fonctions dont elle avait assumé l'exercice. Je ne juge pas ici un tel usage ; je le constate.
Eh bien ! dans les conditions difflciles où elles se trouvent les anciennes élèves de l'école normale de Miinster ont dé* fié, jusqu'à ce jour, lesatteintes de la malignité. Elles jouissent en Westphalie et dans les provinces rhénanes, d'une réputa*-
icOLES NOIHILES P^mSTITfJTRICES. 325
UoD à la poreté dé laquelle n'ont pas manqué d'éclatante témoignages. « Je connais le corps des institotrices de la province de Munster, disait en 4848, à la tribune du parlement de Francfort» Ms^ Tévèque de Mayence^; et tous ceui qui le connaissent comme moi lui rendront témoignage : la moralité de ces institutrices est si élevée que nulle critique ni soupçon ne sauraient les atteindre. »
La vue du bien opéré dans les provinces rhénanes par Fécole normale catholique de Munster a naturellementeicité, dans Tesprit de l'administration supérieure deBerlin, le désir d'assurer un avantage analogue aux provinces protestantes de Prosse.
Un séminaire d'institutrices a été créé tout récemment dans la Régence de Hersebourg, à Droyssig.
Nous ne pouvons^ en ce qui concerne cet établissement, que citer, en l'abrégeant, la circulaire suivante adressée aux autorités scolaires par le ministre de l'instruction publique, à la date du 96maii884.
« L'école normale de Droyssig est destinée à fournir des maîtresses à toutes les provinces de la monarchie. La durée du cours est de deux ans. Le personnel enseignant se com« pose : d'un directeur, d'un maître et d'une maîtresse en pre« mier, d'un maître adjoint et d'une maîtresse adjointe. Le but de rétablissement « est de former des institutrices chrétiennes pour les écoles élémentaires et les écoles bourgeoises, d'après les principes de la doctrine évangélique; ces institutrices, k la sortie, doivent être en état de dispenser une instruction et une éducation chrétiennes. »
c L'enseignement embrasse toutes les matières applicables à
1. M** Von Ketteler.— Discours en répoBse à Texposé des. motifs dç M. Paiir de Neisse.
rédacation des femmes, y compris les travaux h raigiiilleetia pratique du gouTememeot économique d'une maison. L'élode de la langue française y est prescrite*
« A cet établissement doit être annexé un institut pour la formation de gouvernantes, de maîtresses pour les écoles de jeunes filles d'un rang élevé. Outre l'instruction religieuse et pédagogique» on y fera des études plus avancées, notamment on y acquerra un usage familier de la langue française et de l'anglais, et la pratique de la science musicale. Les élèves de l'école normale, après leurs deux années d'étude, pourront être admises à l'institut.
c Le régime de l'école normale repose sur le fondement de Ja parole de Dieu, et est dirigé dans l'esprit d'une communaolé chrétienne.
t Pour être admise, les conditions d'étude indispensables sont : une intelligence suffisante de la doctrine chrétienne, d'après le catéchisme et l'Écriture sainte; une connaissance facile des principaux traits de l'Ancien Testament; l'usage des chants religieux le plus en usage. — Il faut de plus : lire correctement ; pouvoir rendre compte avec justesse du morceau qu'on vient de lire, de vive voix et par écrit, sans faire trop de fautes contre la langue; avoir la pratique des quatre règles; connaître ce qu'on apprend d'histoii-e nationaleet d'histoire naturelle dans la classesupérieure d'une bonne école primaire; savoir tricoter, racommoder et coudre; posséder les premiers éléments de la langue française, du piano, du chant et du dessin. »
En parlant des écoles normales d'institutrices de Hânster et de Droyssig, nous avons voulu faire connaître le mouvement qui se produit, à Ihcure qu'il est, au delà du Rhin; nous n'avons point prétendu y chercher des exemples pour la France.
ÉCOLES NOKMALES D* INSTITUTRICES. 525
En ce qui est des établissements destinés à l'enseignenlent des filles, la France n*a certes rien à envier à T Allemagne.
Tandis qae les maltresses manquent presque partout, de l'antre côté du Rhin, la France recrute incessamment les institutrices de ses jeunes filles pauvres à une double et inépuisable source : d'un côté les congrégations religieuses, de l'autre, les dix écoles normales et les vingt-six cours normaux semés çà et là sur toute l'étendue de son territoire, pourvoient avec prodigalité aux besoins que développe chaque jour le sentiment des intérêts moraux. Des membres de ces saintes associations que le catholicisme ne cesse de peupler de victimes volontaires, présidente la direction de la majorité de nos écoles normales d'institutrices ^ ; et la France, avec un légitime orgueil, peut entendre l'Angleterre et l'Allemagne protestantes répéter cet aveu d'une infériorité qui a conscience d'ellemême :
« Nous avons besoin de maîtresses qui chargent leurs épaules d'un rude fardeau ; qui ne regrettent la dépense ni de leur temps, ni de leurs forces, ni le sacrifice de leur comfart; qui dans l'esprit du Christ, accomplissent Tœuvre du Christ; qui ne comptent pour rien ni leurs aises ni leurs vies; qui, après l'entière immolation d'elles-mêmes, soient encore humiliées de leur lâcheté^ et s'écrient : Nous sommes des servantes inutiles 1 ' >
1. Sur dix écoles normales d'institatrices, sept sont dirigées par des reli^euses; treize cours normaux, sur vingt-six, sont également confiés aux membres des diverses associations*