‹ De l'éducation populaire dans l'Allemagne du nord et de ses rapports avecChapitre 81 sur 104 · Uanual report of th$ ragged School^Union (1S · texte numérisé non relu

Uanual report of th$ ragged School^Union (1S

Moas avons envisagé la question de rinstrocUon primaire sous ses faces les plas larges, et dans ses rapports les plus géoéraax. A la lamière des faits, nous avons sondé les bases sur lesquelles repose, au delà du Rhin, tout le système de l'éducation populaire.

Situation morale des écoles, rôle de TÉtat dans la direc* tien de renseignement « action de l'Église, influence de la science pédagogique, inspection, obligation légale, écolea normales d'instituteurs et d'institutrices, tendances et résultats de renseignement : à ces points principaux se rattachent les idées et les faits dont l'enchaînement constitue, dans son unité , le difficile problème que nous nous proposions d'étudier.

Il importe de dégager maintenant les résultats pratiques des observations poursuivies, en vue de la France, dans les différents pays de l'Allemagne du nord. Il est temps, en résumant ce long travail, de présenter nos conclusions.

Ces conclusions, d'après le caractère même de nos études, seront d'une double nature : particulières et générales. Les premières doivent porter sur chacune des parties du vaste système dont nous venons d'explorer l'ensemble.

SEcnoif. 1.— Écoles normales primaires.

1. — Assurer le recrutement facile et abondant des élèves* maîtres; et, dans ce but, prendre des mesures telles, que la

presque totalité des futurs instituteurs soit intéressée à venir frapper à la porte des écoles normales. A ce prix sealement» H sera possible de se montrer très sévère sur les conditions d'admission i en France ôomnole en Allemagne, cette sévérité est la garantie qae l'intérêt de renseignement réclame, et, qu'au point de vue scolaire comme au point de vue moral, impose le sentiment d'un grand devoir public.

Or, il faut bien le dire: il semble que l'organisation actuelle ait précisément pour but, sinon de rendre le recrutement des écoles normales impossible, du moisis de ne permettre de l'accomplir que dans des conditions détestables.

Cest k dix-bnit ans, que les aspirants peuvent être admis à l'école; mais c'est à dix-huit ans aussi, qu'il est peritiisà un candidat quelconque, et pour employer le seul mot qui exprime ici notre pensée, au pretnier venu, de se présenter devant les commissions d'examen.

A quoi bon, dès lors, accepter la vie austère et laboriease de l'école? D'un côté, liberté complète, absence de contrôle, Vie indépendante du dehors; de l'autre, réclusion prolongée, surveillance continuelle , joug de la discipline, épreuves multipliées, et tout cela, pour se trouver en retard de trois années sur le concurrent aventureux que le hasard d'un examen aura mis tout à coup en possession du brevet. « Dans l'ctat actuel des choses, » a écrit un honorable directeur d'école normale % un homme dont l'expérience pratique peut être invoquée à bon droit en pareille matière , a être admis dans une école normale, après une enquête sévère, y passer trois années d'une vie en quelque sorte cénobitique, y dépenser souvent le peu que l'on possède, y être surveillé, examiné, apprécié, noté, ne pouvoir se présenter à Texamen qu'à 21

1. M. Malgras, aujoard^hui iospeclear d'âcadémie, dans le Rapport du conseil académique des Vosges, poar IS53.

CONCIiVSlOHS. 554

ans, et courir après cela le riaqoe de se pomroir obtenir le brevet et de se voir fermer la carrière de l'enseigiieiiieiit, si les notes finales présentent qoelqoe doate : entant de charges dont se trouvent ooroplétement exonérés tous les étrangers à ces établissements... » Opérer le recrutement des élèves maîtres en de telles conditions» n'est-ce point ouvrir la porte d'une main et la fermer de l'autre? Gratifier d'avantages égaux, disons plus, exempter de mille garanties périlleuses et des ennuis d'une longue attente les jeunes instituteurs qui se préparent à l'examen, en dehors des écoles normalesi et dans toute l'indépendance de la vie d'étudiants, n'est-ce pas à plaisir faire le vide dans ces écoles, et les soumettre, si je puis ainsi dire, h Taction permanente d'une sorte de machine pneumatique ^ f

Les écoles normales sont-elles une institution nécessaire? L'Angleterre et rAllemagne répondent ici comme la France ;

1 . Nous trouvons, avec une vive salisfaction, après avoir écrit ces lignes, la délibération qui sait du conseil général da Haot-Rhin (1S54.):

« Considérant que les écoles normales réorganisées d'après les bases arrêtées par le Règlement général de ISSl offrent^ outre les garanties de moralité, celles de cette instruction et de cette éducation pratiques et simples qui peuvent seules former de bons et utiles instituteurs ;

• Considérant que Fart. 1 6 du Règlement général précité^ en fixant Fâge de 18 ans pour Tadmission des élèves dans les Écoles normales, menace les Écoles dans leur existence môme, parce que la loi permet à un jeune homme de se présenter, à IS ans, aux examens, et d'obtenir le brevet de capacité, ce qui le met à même d'être placé comme instituteur adjoiift; que, dans cette situation, il est évident que le jeune homme qui, k 18 ans, peut conquérir cet avantage, ne consentira pas, au prix d'un sacrifice de temps et d'argent, à entrer dans une École normale, pour y rester trois ans , et qu'ainsi le petit nombre des aspirants restreindrait de plus en plus les garanties du choix, au détriment du recrutement et de la prospérité des écoles normales, menacées de s'éteindre faute d'élèves;

•Le Conseil général émet le vœu que le gouvernement modifie le Règlement du 2i mars 1851, en abaissant à 16 ans l'âge d'admission, on fasse introduire une modification qui élève à 20 ans l'âge auquel on peui se présenter aux examens de capacité. •

552 QOATEIÈIIE PARTIE.

et ce doute» aujoord*hDi, est moios permis qae jamais ^ Or, le principe une fois posé» il cd faut tirer les conséquences; et, nous le répétons, si Ton ouvre la porte d'une maLo,ii est désirable qu'on ne semble point s'ingénier à la fermer de l'autre.

c Toutes les garanties^ écrivait encore Tbonorabie direc« teur que nous citions plus baut, toutes les exigences de la règle dans les écoles normales sont excellentes en elles-më* mes ; elles pourraient être plus sérieuses, plus sévères encore; mais il faudrait une compensation. »

Quelle devrait être celle compensation? Elle résulterait de

t. Dans les instractioas adressées récemment aux préfets (31 octobre 1S54) le ministre s'exprime ainsi :

« Il est incontestable que le régime simple et grave des écoles normales est infiniment préférable, pour les maîtres futurs, à la vie indépendanle et dissipée du dehors ; que , pour former des instiuiteurs dignes de ce nom, des maîtres capables d'entretenir dans l'âme des enfants confiés à leurs soins le sentiment de leur dignité d'hommes et de chrétiens, ce n'est pas trop d'un séjour de deux ou trois années dans un établissement spédal dont le but est do développer les bons instincts en cultivant les vocations. Réclamées par la dignité autant que par les exigences du recrutement do corps enseignant, les écoles normales ont, d'ailleurs, été considérablement améliorées dans leur régime, aussi bien que dans leurs études, par le décret du té mars ISSl. Ne vous relâchez donc en rien de ce qui peut contribuer an perfectionnement de l'enseignement laïque. Pour répondre aux personnes qui , touchées de l'excellente éducation donnée par les écoles des frères, regarderaient encore les écoles normales primaires comme un obstacle à la propagation de ces établissements, il suffit de faire observer que, malgré les efforts faits depuis plus de quarante ans, malgré tous les encouragements de l'État, qui a activement secondé leur développement, les congrégations religieuses dirigent à peine 1,700 écoles publiques ou libres sur les 43,000 écoles qui existent en ce moment en France. Ces chiffres diront suffisamment combien le Gouvernement doit avoir à cœur de maintenir un système qui, en assurant l'amélioration graduelle des écoles laïques, permet aux bons instituteurs de compter sur une égale estime, sur une égale protection de la part de l'État.

• Il y a donc un intérêt social du premier ordre à ce que les écoles nor* maies ne cessent point de préparer de sages insti tuteurs. •

la mesare qui élèverait de 18 à SO ans Tège d'admission aax examens do brevet de capacité.

Cette mesare anrait ce double résultat : 1* Elle ne laisserait aux candidats du dehors que l'avantage d'une année seulement sur les élèves de Técole normale ^ 2* elle permettrait h ceux des élèves-maltres è qui une dispense d'âge aurait ouvert rentrée de l'école avant l'âge de 48 ans» de se présenter à Texamen en même temps que les aspirants étrangers. Tout au plus, on le voit, elle ne ferait que rétablir l'égalité.

Ces élèves-maitres pourraient dès lors profiter du bénéfice de Tart. i^** du décret du 3i décembre I8S3 *» et commencer, avantleur 21* année, dans une école communale, en vertu d'une nomination provisoire, leur carrière A'in$Hiuteur sup* flècmi.

Nous ne demandons pas qu'en France comme en Allemagne le titre d'élève d'une école normale soit une raison absolue de

1. Le cours normal durant trois années, les élèves-matlres ne peuvent se présenter à l'examen qu*à l'expiration de leur vingtième année.

2, On pourrait proposer, an lieu d'élever l'âge exigé pour l'examen, d'abaisser celui de l'admission à l'École normale. Ce système présenterait l'avantage d'abréger le temps qui s'écoule entre la sortie de Técoio pri-> maire et l'entrée dans la carrière; de préserver, par conséquent, contre les entratnements d'une vie d'étudiant ou d'ouvrier, des vocations mal afiérmies. Mais cet avantage serait compensé par de sérieux inconvé* nients. Nul ne pouvant être nommé instituteur avant l'âge de 21 ans, que ferait-on, jusqu'au moment où ils auraient atteint cet âge, déjeunes maîtres sortis de l'école à 19 ans? — Dans quelques départements, plusieurs trouveraient, je le sais, des postes de maîtres adjoints. Mais ces postes sont rares ; et de telles fonctions ne pourraient, en définitive, être confiées qn*à un très petit nombre de candidats. Resterait donc, pour la plupart, le péril de deux années de loisir sans but et de liberté sans contrepoids.

HfttODS-nous d'ajouter, au surplus, que l'âge de l'entrée dans l'école normale se trouve abaissé par le fait. L'administration supérieure, dans l'intérêt de ces établissements, n'hésite pas à accorder des dispenses, toutes les fois que les antécédents des candidats permettent aux autorités sco* laires d'appuyer les demandes d'un avis favorable.

554 QUATRIÈMV PiftTIE.

préférence sur tout iostituteiir élraDger k Téeole; nous n'invoquons pas de privilège.

Mais rétablir l'égalité et soustraire des établissements subventionnés par )^s départenients et l'État aux conséquences inévitables d'une infériorité sans nyotifs, nous parait du devoir d'une administration prévoyante, comme d'un intérêt capital pour renseignement public.

IL — Le recrutement des élèves*maitres nne fois assuré, n'ouvrir la porte des écoles normales qu'à des jeunes gens en état de justifier d'une préparation suffisante: 9 tous les points de vue, il importe de maintenir la supériorité des instituteurs sortis des établissements de l'État sur les instituteurs formés au dehors.

En France, comme en Allemagne, comme en Angleterre, il faut se montrer d'une sévéritérigoureuse sur les conditions morales d'admission.

Mais, ces garanties premières et fondamentales obtenues, l'intérêt évident des écoles normales et de l'enseignement en général exige qu'il soit tenu compte de Yaptiiude* La preuve de oaparité technique, pour l'entrée à l'école, vent être rejetée sur le second plan, mais, nous ne cesserons de le dire*, elle peut et doit subsister.

Le règlement de 1851 a supprmié le concoure. Il faut applaudir à cette suppression : le concours présente ce vice capital, délaisser beaucoup au hasard, de créer des droits souvent mal fondés, de donner le succès d*un moment pour aliment è la vanité : inconvénients qu'on ne saurait pallier, quand il s'agit de modestes élèves d'une école normale primaire. Mais le règlement du même coup a supprimé V examen: voilà ce que condamnent tout ensemble et les résnltatsdel'eipérience et les simples données du bon sens.

I. Yoy. deUxloiàtVEMeignement^ p. 271; et de VJnsirucUon primaire en Angkierre, p. 149.

Les effets de la soppression de TexameQ se trahissent partout, à l'heure qu'il est.

Parmi les élèves-maitres admis depuis rapplicalion du règlemeot de i851» beaucoup» en raison d'un manque absolu d'aptitude» ont dû quitter l*écoIe, après un an de séjour dans rétablissement. Les saoriliees du département et de l'État ont donc, pour eux, été faits en pure perte; d'antres, en plus grand nombre, se traînent jusqu'à l'examen ; mais avec quelle diffi-* culte et dans quel état d'impuissance honteuse les directeurs le savent ^

1. Ces lignes étaient écrites avant la publication delà Circulaire mi-* nislérielle du 2 février 185&. Celte circulaire donne raison aux observalions analogues que nous avions déjà formulées dans deux publications précédentes. Elle aura pour résultat, nous en sommes convaincus, de rendre une vie nouvelle aux écoles normales primaires ; nous croyons devoir les reproduire ici :

• Monsieur le Recteur, aux termes du règlement en date du 34 mars 1851, les candidats aux écoles normales primaires ont dû s'inscrire depuis le 1^' jusqu'au 15 janvier. H vous appartient de rappeler à MM. les inspecteurs d'académies placés sous vos ordres que le moment est venu où ils ont, conformément à l'article 17 du règlement précité, à se livrer aux enquêtes dont le but est de mettre MM. les préfets en mesure de prononcer sur l'admission de chacun des aspirants.

• Suivant les prescriptions de l'article qui vient d'être rappelé, l'enquête doit porter sur la conduite et sur les antécédents des candidats. C'est assez faire entendre que l'admission des élèves-maîtres ne doit point résulter d'un concours.

• Ce qu'il importe avant tout, c'e>t, en effet, de s'assurer de la bonne conduite, des dispositions intimes, des garanties que, dans Tordre religieux et moral, le futur instituteur peut offrir à la société, et, pour tout dire en un mot, de la vocation du candidat. Mais, vous le comprenez, monsieur le recteur, ces garanties fondamentales une fois données aux familles et à l'administration supérieure, il est indispensable, et pour la bonno renommée d'établissements placés sous le patronage des pouvoirs publics, et dans l'intérêt général de l'enseignement, de n'admettre dans les écoles normales que des jeunes gens capables d'en suivre les cours.

« 11 serait très fâcheux que MM. les inspecteurs n'usassent pas des moyens qui sont entre leurs mains pour arrêter sur le seuil des écoles normales les ignorants et les présomptueux. H pourrait arriver qu'après un

556 QUÀTRIÈHE PARTIE.

Nous ne proposons certes point Tadoption textaelle de règlements étrangers. Pourtant» dans la pratique des écoles

séjoor de plasîears mois, d*uD an peut-être à l'école, des élèves, en rai • son d'un manque absolu d'aptitude, se vissent obligés de quitter rétablissement. Les sacrifices du département ou de l'Ëtat auraient alors été faits en pure perte. Il pourrait arriver aussi que des élèves-mattres trop facilement admis fussent un obstacle insurmontable à la marcbe de coodisci^ pies capables de proGter des leçons, et rendissent ainsi impossible le dé veloppement des études. Si l'on veut qu'un cours porte des fruits, la première condition est de n'y admettre que des élèves d'une force à peu près équivalente. Le succès d'un enseignement suppose, au point de départ, une certaine égalité de connaissances acqnises; sinon, quel sera le lien des intelligences, et où trouver le terrain sur lequel pourront se rencontrer les esprits?

« Enfin, le niveau des études dans les écoles normales établissant pr^que toujours, par la force même des choses, le niveau des épreuves dans les examens pour le brevet de capacité, on s'exposerait, en admettant des élèves-mattres évidemment incapables, à faire descendre les examens eux-mêmes au-dessous du degré auquel l'administration supérieure a ie devoir de les maintenir.

« 11 importe beaucoup, monsieur le recteur, de ne pas se méprendre sur la mission des écoles normales. La tftche de ces établissements n'est pas d'initier de jeunes hommes tout à fait ignorants aux premiers élé* ments des connaissances les plus élémentaires ; c'est là le but des écoles primaires. Elle n'est pas même, à proprement parler, de mettre des candidats débiles en état d'affronter un examen ; c'est là le rôle de répétiteurs vulgaires. La mission de Técole normale est plus haute : elle consiste à compléter et à féconder les études premières, et surtout, ainsi que je le disais dans ma circulaire du 31 octobre dernier, à mettre les futurs instituteurs en état de communiquer ce qu'ils savent. Il faut se pénétrer de ce principe que le but de l'école normale n'est pas, à vrai dire, la conquête du brevet ; le brevet peut être obtenu par un candidat qui ne posséderait pas les qualités les plus nécessaires à on maître de la jeunesse. Ce qui fait le véritable instituteur, ce qui doit être l'objet spécial des études dans les écolos normale^, c'est la science pratique de Péducation et l'art si difficile de diriger les esprits. Or, pour parvenir à ce but, H faut pou voir opérer sur un fond déjà suffisant de connaissances premières, et consacrer ses soins à des applications ultérieures, au lieu de consumer ses forces dans les stériles efforts d'un enseignement sans portée.

• Vous le voyez donc, monsieur le recteur, si, pour l'admission des élèves dans les écoles normales Ja condition de moralité est la première,

allemandes, il est, pour la question qui nous occupe, des exemples que, nous le croyons , il est bon de ne pas miécon^ naître.

Il faut rendre hommage au principe d'après lequel ont été créées des section s préparatoires où sont admis, à leur sortiedes classes prima ires, les jeunes gens dont une vocation précoce attire les regards vers les écoles normales. Là est la solution complète du problème qu*il Tant s'efforcer de résoudre : conserver, au bénéfice de l'école normale, par une culture non interrompue, l'instruction et l'éducation dispensées dans les écoles élémentaires. Userait facilededonner le caractère d'institution préparatoire aux écoles d'application annexées h presque tous nos établissements normaux. Les jeunes gens de 14 et i 5 ans qui se destinent a l'enseignement pourraient, avec avantage

elle ne dispense pas des autres. La condition de capacité vient sans doute en second ordre; mais il serait inadmissible qu'on n'en tint [^as le compte qu'elle mérite.

• Vous voudrez bien rappeler ce principe à MM. les inspecteurs d'académie placés sous vos ordres. Il importe que ces fonctionnaires fassent porter l'enquête qu'ils sont chargés de diriger, non-seulement sur les dispositions morales des futurs élèves- maîtres, mais aussi sur leur aptitude, et qu'ils s'informent, au moyen d'examens individuels, de l'état de l'instruction de chacun des candidats.

« Les examens dont il s'agit devront constater à l'avenir :

• 1* Que le candidat lit et écrit couramment;

■ V Qu'il observe les règles principales de l'orthographe; « 3* Qu'il possède la pratique des quatre règles ;

• 4* Qu'il peut répondre aux questions qui lui sont adressées sur le catéchisme et sur l'histoire sainte.

« Un certificat attestant que l'aspirant a subi cet examen, et signé de l'inspecteur d'académie, sera joint aux pièces sur le vu desquelles doit être prononcée l'admission. L'application de la mesure prescrite par la présente circulaire offrira d'autant moins de difficultés que l'admission des élèves-maîtres ne doit avoir lieu que du 1*' au 15 août, et que, par conséquent, plus de six mois sont accordés aux inspecteurs d'académie pour procéder aux examens dont il est question, soit par eux-mêmes, soit par l'intermédiaire de MM. les inspecteurs de Tinslruction primaire. •

pour eux-mêmes comme pour les jeunes élèves, exercer, dans ces écoles annexes, les fonctions de momV^izr , et y jouer, au grand profit des études, le rôle qui est dévolu aux pupU-teacA^^dans les écoles primaires anglaises.

Indépendamment de ces sections préparatoires, l'usage d*une sorte d'adoption morale d'un ou de quelques élèves de l'école primaire par l'instituteur ou le curé de la commune ne saurait être trop vivement encouragé. Une telle adoption, en assurant, dans l'intérêt de l'école normale, la conservation des notions acquises, place les futurs élèves-maitres dans les conditions les plus salutaires d'expérience pratique et de discipline morale.

III. — Réviser le programme des études dans les écoles normales, et distribuer les leçons de telle manière que, selon les termes d'instructions récentes, < les divers objets d'enseignement ayant été étudiés dans les deux premières années, la troisième année soit employée moins à acquérir de nouvelles connaissances qu'à fortifier les connaissances acquises, et surtout à mettre en œuvre, par Tapplication et par les exercices de l'école annexe, les principes pédagogiques puisés dans les cours antérieurs* ».

Telle est la répartition actuelle des objets d'étude que, bien loin d'avoir suivi l'idée qui vient d'être énoncée, idée conforme tout ensemble aux règles du bon sens et aux données de Texpérience, il semble qu'on ait pris à tâche de faire le vide dans la partie du programme applicable aux deux premiers cours, pour surcharger au delà de toute mesure raisonnable l'enseignement de la troisième année.

Cette faute était, au reste, la conséquence nécessaire de la suppression de tout examen d'admission. En effet, laissez pé-

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