PREFACE
mettre en relief les améliorations qae peuvent, selon nous, provoquer, dans notre système d'enseignement populaire, )a critique des expériences accomplies et l'observation consciencieuse des résultats.
Tel est l'enchaînement des idées qui ont dirigé nos investigations pendant un voyage de quatre mois au delà du Rhin ; tel a été aussi le plan de notre livre.
Un écrivain distingué* a éclairé d'une vive lumière les théories malsaines qui avaient cours dans les hautes sphères de l'Allemagne lettrée avant 1848. Nous avons essayé de montrer ces théories non plus à l'état de rêves dans le cabinet des penseurs, mais à l'état de forces destructives dans le domaine des faits; comme le voulait M. de Schelling, nous avons vérifié ce que portait le nuage, après qu'il avait éclaté.
Dans nos études sur l'Angleterre, une pensée principale nous préoccupait : nous voulions indiquer les liens qui rattachent l'enseignement populaire aux questions du paupérisme. Nous envisageons aujourd'hui l'in* struction primaire dans ses rapports avec l'état moral d'un peuple; nous cherchons dans l'école les faits qui témoignent de la vie religieuse et philosophique de ce peuple. Ce que nous y étudions, ce n'est pas seulement l'esprit de l'Allemagne, c'est son âme.
Il sera peu question, dans les pages de ce livre, des classes supérieures de la société allemande. Les détails dont on va suivre l'exposé se rapportent à la situation