CHAPITRE QUATRIÈME
DES ÉCOLES 50IXALES B^nSTlTCTUGES.
« Les femmes n*ODt intenté dI l'algèbre dî le télescope; mais elles font quelque chose de plus grand que tout cela. C'est sur leurs genoux que se forme ce qu'il y a de plus excellent dans le monde, un honnête homme et une honnête femme. Si la jeune fille s'est laissé bien élever, elle élèye des enfants qui lui ressemblent, et c'est le plus grand chef-d'œuvre du monde. *. »
En Allemagne comme en France, chacun de ces mots est désormais un axiome. Au delà du Rhin comme en deçà, si les anneaux de la tradition religieuse peuvent être renoués, c'est, à coup sûr, par cette portion de la société qui ne fait pas les lois, mais, ce qui est plus, qui crée les mœurs.
On n'a rien fait, si l'on ne confie l'éducation des mères futures à des mains dignes d'en porter le fardeau.
Aussi, la question Ses écoles normales d'institutrices estelle, depuis plusieurs années, l'objet des préoccupations spéciales de l'administration supérieure de Finstruction publique, au delà du Rhin.
Sous ce rapport, rAlIemagne du nord a beaucoup à faire. Elle possède fort peu d'établissements destinés à former des institutrices; et la cause de ce faitest très simple : proportionnellement au nombre des maîtres, le nombre des maîtresses est imperceptible, et le nombre des maîtresses est aussi restreint pour deux motirs.