‹ De l'éducation populaire dans l'Allemagne du Nord et de ses rapports avec les doctrines philosophiques et religieusesChapitre 33 sur 131 · Trêves · texte numérisé non relu

Trêves

Elèves.

Population.

rôle de l’état.

fants élevés chez leurs parents, ni les élèves des classes inférieures des gymnases, on voit disparaître entièrement une lacune purement apparente; et l’on acquiert la certitude que, sauf quelques exceptions très rares, l’universalité des enfants, en Allemagne, et spécialement en Prusse, profite régulièrement des bienfaits de l’instruction primaire.

Il n’est pas sans intérêt de connaître dans quelle proportion, pour chacune de6provinces prussiennes, on peut constater, de la part des enfants, un défaut de participation à l’enseignement de l’école. On verra combien cette proportion est faible, même dans les provinces relativement les moins favorisées.

NOMS DES RÉCENCES.

Proportion du nombre des enfants souor à l'obligation de renseignement qui ne

fréquentent pas l’école.

Merseburg

Magdeburg

Erfurt

Liegnitz

Potsdam

Aix-la-Chapelle ....

Coblenz ........

Cologne

Dusseldorf

Francfort

Breslau ........

Munster

Arnsberg

Minden

Stettin

Trêves

Oppeln

Cüslin

Koenigsberg

Berlin

Danzig. ........

Brombcrg

Stralsund

Gumbinnen ......

Marienwerder

Posen

Ainsi, en Prusse, plus de la sixième partie de la population fréquente les écoles, et les fréquente, notons ce point, comme le voulait déjà le règlement général de 1763, d’une façon régulière et permanente.

Ce résultat paraîtra plus frappant encore, si l’on compare la situation scolaire de l'Allemagne avec l’état actuel des choses en Angleterre et en France.

En dehors même des données fournies par une statistique scolaire générale, des faits particuliers, en ce qui concerne l’Angleterre, jettent une vive lumière sur le point important dont on parle. Une adresse présentée en 1850 au parlement, par l’union des écoles du Lancashire, commence ainsi : «Près de la moitié des habitants de cette grande nation ne sait ni lire ni écrire, et, de l’autre moitié, une grande partie ne possède que la plus misérable instruction. »

Il y a quelques années, M. Moseley, inspecteur du gouvernement de la reine 1 , constatait, dans un rapport où les observations portaient sur 112 localités, que les enfants y profitaient des écoles dans la proportion de 2 sur 39. Sur 11,872, 5,805 pouvaient à peine épeler; 2,026 lisaient couramment. De 100 elèves sortant des écoles, 75 n'étaient pas en état de lire le texte de la Bible. Pour l’arithmétique, 1 élève sur 5 quittait l'école sans en avoir la moindre notion.

M. Moseley s’assurait encore que 1 enfant sur 38, à Biackburn, allait à l’école ; à Manchester et à Boston, { sur 40, etc.,

En résumé, et d’après les estimations les plus modérées», près d’un million d’enfants en Angleterre s’élèvent encore, à l’heure qu’il est, en dehors de toute instruction.

La France, sans aucun doute, a sur l’Angleterre, au point

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