Correspondant de l’Institut de France
2. V. un article de la Revue d' Edimbourg (avril 1853), intitulé Public éducation. En l’absence d’une statistique générale officielle , l’auteur
rôle de l'état.
de vue de la diffusion de l’enseignement, une supériorité incontestable. Cependant, on est forcé de le reconnaître, entre le nombre des enfants qui, par leur âge, appartiennent à l’instruction primaire, et le chiffre des élèves présents dans les écoles, il existe, sur lesdifférents points de notre territoire, une différence notable ; cette différence est d’au moins 300,000.
Certes, un tel chiffre est considérable; et pourtant, qu’on ne s’y trompe pas, il n’est point encore l’expression exacte de la vérité.
Du nombre total des enfants qui fréquentent les écoles en France, le onzième environ ne reçoit qu’une instruction illusoire, le onzième n’appartient aux écoles que sur le papier. On a fait son temps, lorsque, dans une période de quatre et cinq années, on a passé sur les bancs les sept ou huit mois absolument nécessaires pour la préparation à la première communion. Un tel acte n’est plus, en ces conditions, que l’accomplissement d’une formalité dont on se débarrasse, bien loin de poser les bases de la vie religieuse et morale.
Ces sept ou huit mois d’école ne laissent aucune trace, on le comprend. Ils sont à l’esprit et à l’âme de l’élève ce que serait une goutte d’eau à un champ desséché. « Ces enfants, disait, il y a peu de temps, M. le ministre de l’instruction publique*, après une fréquentation purement nominale des classes, sontà peu près complètement dépourvus de toute éducation intellec-
évalue ainsi le nombre des élèves dans les écoles primaires anglaises de
jour ( daily schools ) :
Société nationale 955,865
Société britannique et étrangère. 200,000
Écoles wesleyennes 38,623
Congregational board 6,839
Écoles catholiques 34,750
Ragged schools 20,000