Voyez l’article Zur Religionsunterrichls-Frage
4. ■ L’instruction religieuse ordinaire rend l’homme esclave, au lieu de l’affranchir... Les défenseurs de l’enseignement dogmatique-confessionnel ( des confessionel-doijmatischen Religionsuntcrrichtes) , dans l’école populaire, sont les adversaires de la vraie religion .. Je les nomme les ennemis du genre humain et de Dieu.» (Rheinische Blàtler, p. 297, 1852).
RÔLE DE LA SCIEACS PKUAüOGIQLF..
1er son langage, tout enseignement confessionnel, elle rompt en visière avec la pensée traditionnelle, et jette un défi aux vérités premières qui sont le fondement de l’ordre moral.
On le sait : les prétentions de 1’éeole dont nous signalons h la fois l’influence et les écarts, ne sont pas restées dans l’ombre des séminaires. Elles ont été insolemment présentées aux mandataires de l’Allemagne assemblée : « L’école ne doit dresser
l’homme pour aucun but déterminé Si elle est soumise à
une influence spirituelle , elle ne peut atteindre sa fin principale qui esipuremeni humaine.,., c’est pourquoi il faut abriter la jeunesse et contre l’influence de l’Église, et contre toute influence quelconque d’une opinion imposée par l’État. »
Qui parlait ainsi? le rapporteur du comité de l’enseignement au comité de Francfort ! « Le clergé, continuait naïvement l’organe du comité, le clergé porte en lui-môme, dans son costume, dans son regard, dans l’expression de sa physionomie un caractère de contrainte qui démontre son impuissance à conduire la jeunesse au but d’un libre développement. . . Qu’est-ce que l’instituteur? avant tout, le représentant d’une inspiration affranchie de toute contrainte. Si l’instituteur n’offre pas à la jeunesse des idées qui soient le résultat d’un travail intime et personnel ; si sa pensée mûrie au milieu d’une atmosphère d’indépendance n’éclate pas dans son regard et ne se révèle pas dans ses actes, s’il n’en est pas ainsi, il faillit à sa mission < ! »
1. A quoi M. Hoffmann (de Ludwisburg) répondait fort sensément : • Quoi ! point de but déterminé t J’avoue ne pas bien comprendre ce qu’on entend par là. N’avoir pas de but déterminé me paraît tolérable pour l’écolier, détestable pour le maître. Nos écoles populaires, ce me semble, no sont pas des laboratoires où le progrès spéculatif se prépare, mais do simples réunions où l’on fait participer les élèves à des résultats acquis. On dit encore : « l’Église donne à l’École une direction qui n’est jugée bonne que par un parti religieux!» C’est vrai; la direction protestante n’est point au gré des catholiques, et la direction catholique n’est point
SECOiNDE partie.
Ainsi les instituteurs sont créés tout exprès pour se mettre en quête de mondes nouveaux ; qu’on se tienne pour averti : ils forment l’avant-garde de l’humanité. Tout maître d’école est un prophète, si même il n’est pas un messie. C’est toujours, comme on voit, l’ingénieuse théorie des Rheiniscke Blàlter : « Un train de plaisir en pleine mer ! »
A la faveur du mouvement développé par les libres communes, beaucoup d’écoles, de 1846 à 1850, ont été créées, pour répondre à cet idéal, dans les différents pays de l’Allemagne, notamment dans les villes de Nordhausen, Magdebourg, Halberstadt, Halle, Weissenfels , Elbing, Breslau, Lôwenberg, Hambourg, Tilsit, Egeln, Zeitz, Stendal, Dessau, Kônigsberg, Holzhausen, Nuremberg, etc. etc.
? Le canevasdel'enseignement religieux, dans cesécoles, était le catéchisme du pasteur Uhlich. On y professait cette maxime de M. Diesterweg : « Peu importent les notions que l’ou se forme sur l’essenco et l’activité de Dieu, et sur la manière dont le monde a été appelé à l’existence. » On y chantait des poésies du genre de celles que publie M. Uhlich dans sa Feuille du Dimanche, pour la plus grande édification des nouveaux fidèles.
L’ancienne et la nouvelle Eglise.
« Il y a ici-bas une maison qu'on appelle la maison de Dieu. Ses dômes brillent au loin et dominent le pays '.
au gré des protestants. Quoi de plus naturel? Mais chaque communion est satisfaite de la direction qu’elle donne. Que veut-on de plus? Changez cela , tous les partis seront également mécontents, hors celui des indifférents et des athées •».