‹ De l'éducation populaire dans l'Allemagne du Nord et de ses rapports avec les doctrines philosophiques et religieusesChapitre 6 sur 131 · Discours dass man Kinder sotie zur Schule halten · texte numérisé non relu

Discours dass man Kinder sotie zur Schule halten

Luther répond aux objections, et dit ailleurs ( Schrift an die Ralsherren, etc.) : « On argumente : Comment nous passer du secours de nos enfants? — Je fais cette réponse : Ma pensée n’est pas que l’on crée des écoles où, comme dans celles que nous avons eues, on passait vingt ans à étudier

Donat ou Alexandre, sans rien apprendre d’utile Il faut qu’un jeune

garçon passe à l’école une ou doux heures par jour, et que le reste du temps, dans la maison de son père, il se livre au travail manuel, et apprenne un métier... De même, les filles feront en sorte de donner à l’école une heure par jour. •

REVUE HISTORIQUE

le fruit de la visite générale des paroisses de la Saxe que, d’accord avec l’électeur, Luther, Melancbthon et Mygdonius entreprirent en 4527. C’est après cette visite qu’est publié, sous le titre de Vmlalionsbüchlein , le plan d’études qui a posé les bases de l’organisation des écoles allemandes : le maître doit expliquer simplement et clairement le Paier, le Symbole, les dix commandements, et inculquer aux enfants les principes nécessaires pour bien vivre. 11 enseigne à lire, à écrire, à chanter. Les controverses sont bannies de l’école, et il est recommandé < de ne pas habituer les enfants à injurier les moines, ce que font beaucoup de maîtres, wie viel Schulmeister fffiegen. »

Treize ans après la visite des écoles de Saxe, Joachim 11 de Brandebourg publie une Kxrchenordnung où on lit : « Nous ordonnons que, dans tous les bourgs et villes, des écoles soient établies, ou que les écoles existantes soient réformées, améliorées, pourvues de tout ce qui est nécessaire; et, dans ce but, nous voulons que les inspecteurs (Visi/a/oren) établis par nous exercent une surveillance particulière 1 . »

2° La mission des hommes chargés de distribuer l’enseignement aux enfants du peuple commença, sous l'influence des idées propagées par la Réforme, à se relever de l’abaissement où elle était tombée. * Je vous le déclare, répétait Luther aux magistrats des villes, un maître d’école zélé et pieux ne saurait être trop estimé, et l’on ne peut le payer avec de l’argent. Et pourtant, honte pour nous ! on méprise le maître d’école, comme s’il n’était rien ; et nous prétendons être chrétiens ! Pour moi, si je pouvais et devais cesser la prédication, je no verrais pas de plus chère fonction que celle de maître d’école et d'instituteur d’enfants 4 ; » et il exprimait le vœu que l’on ne pùt être élevé à la dignité de pasteur qu’après avoir, comme

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