‹ De l'éducation populaire dans l'Allemagne du Nord et de ses rapports avec les doctrines philosophiques et religieusesChapitre 65 sur 131 · II. — Lecture, langue allemande, écriture · texte numérisé non relu

II. — Lecture, langue allemande, écriture

On doit exiger du maître que tout enfant qui fréquente régulièrement l’école, sache lire au bout d'une année. L’usage d’un abécédaire, l'application d’une bonneetsîmple méthode, et l’assistance bien ordonnée que prêteront les élèves les plus avancés', mettront l'instituteur à même d’atteindre le but.

Les leçons d’écriture pourront se combiner avec les leçons

1. Les élèves les plus avancés jouent ici à peu près le rôle des pupilteachers , en Angleterre — La méthode mutuelle, on le sait, n’a jamais été reçue en Allemagne.

de lecture, que l’on utilisera pour les exercices d’orthographe, de ponctuation, d’élocution et de rédaction.

Chez les sujets intelligents se développera le talent d’exprimer leurs propres idées; tous doivent apprendre à rédiger des lettres, formulaires d’affaires, d’après des modèles qui pourront servir en même temps d’exemples pour l’écriture.

L’étude par laquelle on s’approprie le texte, présente également une importance considérable au point de vue du développement intellectuel. A côté de la Bible, du catéchisme et du livre de cantiques, le livre de lecture en usage doit avoir assez de valeur pour devenir, même au-delà de l’école, le point de départ de l’instruction du peuple.

Les améliorations importantes qui ont été introduites depuis une dizaine d’années dans les livres de lecture, nous font espérer que l’époque n’est pas éloignée où nous posséderons un livre de lecture modèle pour l’école élémentaire, lequel pourra servir en même temps de livre populaire.

Mais, dès à présent, toute école élémentaire peut avoir un bon livre de lecture. Il faut que les enfants apprennent à lire correctement le texte, et pour cela, qu’ils en aient complètement saisi le sens, et qu’ils puissent le reproduire en d’autres termes.

Des notions théoriques de grammaire ne sont point exigées des enfants.

Quant à l’enseignement calligraphique , il faut que les élèves acquièrent une écriture ferme et qui plaise à l’œil, qu’ils ne restent point abandonnés à eux-mèmes dans un exercice purement mécanique, et que le texte des exemples, qui se grave facilement dans la mémoire, soit tiré du domaine des connaissances utiles.

Les élèves devront également être exercés à écrire sous la dictée.

Pour l'enseignement de la lecture et de l’écriture, on emploiera douze leçons par semaine.

Page 1