ÉCOLES NORMALES D’ INSTITUTEURS
tard, ne le quitteront pas dans la pratique de son enseignement, et exerceront la plus salutaire influence. Nous souhaitons donc vivement que, partout où existera une école dans laquelle non-seulement l’instruction est habilement donnée, mais encore où se développe une véritable puissance éducative ( eine wahrhaft erzieherische Thâtigkeif), cette précieuse occasion ne soit pas négligée.
« Les surintendants et inspecteurs feront en sorte de donner aux ecclésiastiques et aux instituteurs les conseils et la coopération nécessaires pour les aider ù atteindre le but proposé. »
Ainsi, on est convaincu, en Allemagne, de la nécessité, pour les élèves-maîtres, de préparer à l’avance, par un noviciat d’études et de bonne conduite, les résultats que doit produire l’enseignement de l’école normale ; on y juge indispensable que cet enseignement, pour porter ses fruits, tombe sur un sol déjà cultivé. Or, après un tel noviciat, les candidatsdes écoles normales peuvent, on le comprend, être soumis à un examen sérieux.
Cet examen comprend deux parties, la partie morale et la partie pédagogique.
En ce qui est de la partie morale, le candidat doit justifier d'antécédents irréprochables; et les pièces par la production desquelles il est tenu d’établir le caractère de ces antécédents, sont généralement les suivantes :
4° Un acte de baptême et de première communion ;
2° Un compte rendu de sa vie écrit par lui-même, et contenant, outre les particularités relatives à sa personne, des indications sur sa préparation préliminaire;
5° Un certificat du pasteur de sa paroisse, concernant ses dispositions religieuses et morales.
Ces salutaires exigences témoignent des préoccupations qui dirigent les chefs de l’administration de l’instruction
publique en Prusse. Ce qui doit être remarqué ici, c’est l’intervention officielle du ministre du culte. Cette intervention n'était pas mentionnée dans le réglement de l’école normale de Potsdam, cité en 1855 par M. Cousin ; et il est intéressant de voir les directeurs des séminaires allemands se rapprocher, sous la leçon des faits, de la pratique des écoles normales anglaises :
« Tout candidat, portent les règlements des écoles normales de la National Society, est tenu de produire un certificat signé par le clergyman de la paroisse sur laquelle il résidait en dernier lieu. Il doit aussi présenter des attestations relatives à ses dispositions morales et religieuses, émanant de trois respectables chefs de famille desquels il soit personnellement connu depuis un temps suffisant. Ces attestations doivent être contre-signées par le clergyman de la paroisse sur laquelle réside chacun des pères de famille. »
La partie morale est la première, on le voit, dans l’examen d’admission ; mais les garanties de cet ordre une fois obtenues, la partie pédagogique obtient le rang qui lui appartient.
Il faut, à cet égard, nous rendre un compte exact de la pratique des séminaires allemands.
Le séminaire établi autrefois à Potsdam, celui-là même que M. Cousin présentait comme le type des écoles normales primaires de Prusse, a été, nous l’avons dit, transporté dans un lieu plus en rapport avec la simplicité de vie qui doit être la règle d’un tel institut. On l’a installé dans une ancienne forteresse à deux lieues de Berlin, à Côpenick. Un règlement spécial a été fait, eh 1855, pour le nouveau séminaire; et, certes, le Schul-Collegium de la province de Brandebourg se serait gardé de rien introduire dans ce règlement qui ne fût pas en harmonie avec l’esprit de sage réforme qui anime aujourd’hui l’administrution supérieure de Berlin. Eh bien! on va voir quelles exigences on a cru pouvoir impose!*, sous le rapport
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pédagogique, aux candidats qui sollicitent lea'f admisssion. Je donne ici ie règlement tout entier.
Règlement du séminaire de Cüpenick.
1. « — Le séminaire de Côpenick a pour but de former des maîtres pour les écoles populaires, par la pratique et la théorie ( theoretsch und praktisch ), particulièrement pour le ressort et de la régence de Potsdum.