Un certificat du curé de sa paroisse sur sa conduite
5. Un certificat spécial de l’instituteur dans l’école duquel il a reçu l’enseignement.
6. Un engagement par lequel les parents ou tuteurs s’engagent à payer, pendant trois années, ou la pension, ou une demi-pension; ou, en cas d’absence totale de ressources, une attestation de l’autorité compétente.
§6. Examen d'admission. — Les aspirants jugés admissibles sont avertis par le directeur du séminaire de se présenter au jour désigné, dans les vacances de Pâques. L’examen est fait par tous les maîtres ordinaires du séminaire, sous la présidence d’un commissaire de la Régence. D’après les résultats comparatifs de l’examen, les juges décident à la majorité des voix.
En cas de partage, la voix du commissaire dë la Régence est prépondérante.
Le directeur du séminaire communique le résultat de l’examen à la Régence , et lui remet tous les actes qui s’y rapportent.
L’admission n’est d’abord prononcée que pour une année. Ce temps d’épreuve ( Probezeit ) décide de l’admission définitive.
Jamais il ne faut s’exposer à ce qu’un élève doive être renvoyé comme incapable après un séjour de trois années à l’école.
§ 7. — Le billet d’admission est délivré dans la forme suivante ;
A la suite de l’examen subi par . . . ., né à . . ., le . . . et. . . en considération de sa conduite pendant l’année d’épreuve, est prononcée sa réception définitive au séminaire catholique de Fulda, pour être admis à la participation de l’enseignement, avec droit de chauffage, d’éclairage et de nourriture ordinaire du séminaire, sous la condition :
a Qu'il promette de suivre la règle du séminaire.
b Qu'il s’oblige par un engagement signé de lui à rester pendant trois années, après sa sortie du séminaire, à là disposition de la Régence, et à accepter tout emploi que la Régence voudra lui confier.
Dans le cas où l’élève abandonnerait la carrière de l’enseignement public, ou se conduirait de telle sorte que sa révocation dût être prononcée, il devrait payer, comme dédommagement à l’institut, la somme de 50 écus.
A Fulda, le 185
Signé : Le commissaire de la Régence.
§ 8 . — Renouvellement de l'examen . — Les candidats qui, après
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le temps d’épreuve, ou dans l’examen même, ont été déclarés incapables, peuvent, après une meilleure préparation, se présenter une seconde fois; mais s’ils échouent de nouveau, leur éloignement est définitif.
§ 9. — Préparation à l'admission au séminaire. — La préparation des candidats au séminaire, à leur sortie de l'école publique, est faite par des instituteurs capables, eide mœurs irréprochables; à leur défaut, par ceux des curés qui ont le zèle nécessaire et une instruction suffisante.
La Régence signale les instituteurs de son ressort qui ont révélé, dans ces fonctions, habileté et dévouement, et fait valoir leurs titres aux indemnités annuellement distribuées parla caissedes écoles. Les instituteurs stipulent d’ailleurs, avec les parents on tuteurs, les conditions auxquelles ils se chargent de l’entretien et de la préparation de leurs élèves.
Les instituteurs emploient comme maîtres-adjoints dans leurs écoles les candidats au séminaire. Us étudient alors leurs dispositions, non-seulement pour apprendre, mais aussi pour enseigner; car ils auront à consigner leurs observations sur cepointdans le certificat qu’ils doivent délivrer, au moment de l'admission des candidats aux examens du séminaire. »
Telle est la pratique de l’école normale catholique de llesse- Cassel.
Il faut maintenant faire connaître un règlement promulgué par le ministre de l'instruction publique de Prusse, M. de Raumer, à la date du 2 octobre 1854. Ce règlement est l’un des trois documents qui, de l’autre côté du Rhin, ont provoqué dans le monde scolaire, une si vive émotion.
Règlement concernant l’instruction préalable des élèves qui sollicitent leur admission au séminaire.
« Si le maître futur passe d’ordinaire une partie de son
temps de préparation dans une vie commune et organisée en vue de sa vocation, cet isolement plus ou moins sévère du monde extérieur ne s’étend point au delà du séjour au séminaire. Partant de ce principe, le gouvernement ne veut pas non plus créer d'établissements spéciaux pour les candidats ; il compte à cet égard sur l’activité spontanée du clergé et des maîtres.
Mais cette activité, dans l’intérêt des maîtres et dans celui des séminaires, a besoin d’une direction qui ne peut être donnée avec succès que par les régences royales. Elle s’exercera dans des conditions diverses selon les circonstances de temps et de lieu; voici toutefois les principes généraux, dont l’expérience a constaté l’utilité, et qui devront trouver ici leur application.
D’après ses propres renseignements et sur l'avis des directeurs de séminaire, la Régence royale publie, dans le journal officiel, les noms des maîtres de son arrondissement qui sont disposés à préparer les candidats et pourvus des aptitudes requises.
On devra regarder comme un cas particulièrement favorable, celui où lepasteurde l’endroitserait disposéet apteà donner aux candidats l’enseignement religieux, et à prendre part à l'œuvre de leur instruction générale.
En tout cas, l’enseignement à donner aux candidats est soumis à la surveillance des inspecteurs du cercle. Ces derniers auront, dans leurs tournées annuelles, à s’informer personnellement du zèle des maîtres et des progrès des candidats, et à en faire leur rapport à la Régence royale.
Les conseillers de Régence, chargés des affaires concernant l’instruction publique, et les directeurs des séminaires, dans leurs tournées scolaires, donneront uue attention toute spéciale à l’enseignement des candidats ; il serait à désirer, d'un autre côté, que les instituteurs connussent de visu
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l’organisation du séminaire pour lequel iis préparent leurs élèves.
Le nombre des élèves qu’un même maître pourra préparer pour le séminaire, n’excédera pas trois.
S’ils n’babitent pas dans la même localité ou à proximité, il serait à désirer qu’ils fussent admis dans la famille des maîtres. Par là-même nous avons déterminé le point de vue auquel l’éducation des candidats doit être envisagée, et auquel il faut se placer pour le choix des maîtres.
Les candidats assisteront aux leçons de l’école et à l’enseignement religieux donné par le pasteur. L’essentiel sera de provoquer en eux le développement d’une activité personnelle, sous la surveillance du maître.
Ils se prépareront aux leçons en suivant un guide ou manuel ; ils feront des lectures en particulier, et rendront compte par écrit de ce qu’ils auront lu.
Deux leçons par jour suffiront aux candidats. On devra s’efforcer de les habituer à une conception prompte et sûre des choses, à la clarté de la pensée, à une expression nette des idées, à une élocution simple et correcte.
Leur admission dans la famille du maître donnera aux candidats occasion de connaître et d'apprécier les conditions morales de la vie et delà vocation d'instituteur; d’un autre côté, pour s’initiera la pratique de leur emploi, ils assisteront le maître dans l’enseignement de l’école. Des travaux étrangers à sa vocation doivent être interditsà l’élève dans l’intérêt même de ses études.
Voici maintenant les connaissances que l’enseignement préparatoire devra faire acquérir aux candidats, et quiseront exigées pour l’admission au séminaire.