SU
(16,817 fr.) 4,i84
(15,966 fr.) 3.845 (9,686 fr.)
t94 (l^fr.) 4,764.
Nomt des ctrdet.
Sommet •tiribii4c« i diamii.
17,586 Uialers.
S,tOi
Dûsseldorf
1,7BS
Alx-te-CbapeDe . . .
Prenons maintenant 26 départemenU français
lf«MM
Ain
Aisne
AUler
Alpes (Basées-^ .
Alpes (Hautes-).
Ardècbe
Ardennee
Allège
Aube
Aude
AveyroD
77,746 fr, 9B,60e
0,961 31 .865 91,8ltt
CiMireota-Inférieure
Cher
Corrèie
Oorte
Côtet-du-Nord
Creuse
Dotdogne
Doubs
Drôroe
Gard
Garonne (Haute-). ,
Gers
Loière.
a;»7 fr.
7,195 93,478 159,7H 6,901 65,716 5i,5e0 91,585 78,01« 8,000 70,136 96.964 101^, etc.
Charente
La moyenne de la subvention pour chaque cercle de régence est de 27,009 Trancs ; pour chaque diparlemeni français, elle est de 36,976 francs. Encore, il ne faut pas l'oublitir, et nous le répétons, ne sont comprises dans le chiffre de 3,^9,966 fr. répondant aux 702f 25^1 fr. 23 c. du budget prussien, que les subventions pour dipenees ordinaires des écoles publiques ; en dehors de cette somme, les dépenses extraordinairei et spéciales à la charge de l'Etat s'élèvent k ^833, 7^ 3 fr. 29 c.
La moyenne du traitement des instituteurs enseignant dans les villes en Prusse est d'à peu près 800 fr. ; celle d'un maître de village ne s'élève pas k plus de 530 fr.
Un tel traitement est hors de toute proportion avec les charges auxquelles un instituteur, père de famille, est obligé de faire face.
Cette insuffisance a déterminé un usage qu'on ne peut citer assurément comme exemple li suivre, mais qui témoigne du zèle des populations rurales en Allemagne a subvenir aux besoins des humbles fonctionnaires auxquels sont confiés les intérêts de l'éducation : dans un assez grand nombre de villages, Tinsiituteur est en possession de ce qu'on pourrait appeler le droit à la table; il va dîner de porte en povie {Wandeltisck), et son couvert est mis successivement chez tous les pères de famille {Bausvàler) de la commune *. il y a plus, dans les hameaux de plusieurs régences, notamment des régences d'OppeIn et deCoblentz, les habitants, plutôt que de se passer de l'instituteur pour qui n'a pu être construite une maison d'é-
1. Ce système est comparable à ce qui se passe encore, à l'heure qu'il est. dans certaini déiiartements de France, noummcnt dans le départenient de la Haute-Loire, où les pauvres Institutrices appartenant, sous le nom de Béates, à une sorte de lie rs-ordrv, ne reçoivent des rounidpaUtés aucune rémunération pécuniaire. Ces femmes dévouées oppoicutau dénûmeiit le plus absolu un esprit d'abnégation que fait naître et que soutient la pensée religieuse; elles quêtent de porte en porte ce qui est nécc^isa-re au soutien de leur laborieuse existence.
APPENDICE
cole, loi donnent, chacun k son tour, le gtte et le feu ; rinsliluleur devient successivement rbôte nocturne de tous les habitants.
En dépit de ces expédients , le sort des instituteurs de village, on le comprend , a été l'objet de réclamations très vives. Dans un pays voisin de la Prusse, en Saxe, la loi , par imitation de la loi française , a fixé un minimum pour le traitement des maîtres d'é* cole (450 fr.). Et, en ce moment même , l'admiuislration supérieure en Prusse, s'occupe des moyens de mettre la situation matérielle des instituteurs plus en rapport avec la considération dont ils sont entourés.
Toutefois, si le principe d'un minimum de traitement semble devoir être adopté par l'administration prussienne , il n'est pas question de déroger à l'usage d'après lequel les jeunes instituteurs exerçant, à leur début, en vertu d'un titre simplement provisoire, ne reçoivent un traitement normal et complet qu^après une nomination définitive.
Ne peuvent être nommés, avec un litre définitif, dès leur entrée dans la carrière, que les candidats qui, lors de l'examen, ont obtenu le brevet de capacité {Wahlfahigheit-Zeugniss) de premier ordre.
Les autres doivent exercer, en vertu d'une délégation provisoire , deux années au moins dans une école publique ou privée. Ces deux années sont un temps d'épreuve a Texpiralion duquel les témoignages des aniorités scolaires, témoignages portant sur l'aptitude , les dispositions morales, la vocation, en un mot, peuvent seules assurer au candidat la conquête d'un titre définitif. Jusqu'à ce moment, l'instituteur n'a pas droit à la jouissance intégrale du traitement affecté au poste qu'il occupe ^
Tandis que la plus grande partie des dépenses relatives aux écoles primaires, en Prusse, est à la charge des communes , l'État y assume, au contraire, la presque totalité des frais occasionnés par les écoles normales.
Il y a en Prusse 48 écoles normales pour l'entretien desquelles l'État accorde, chaque année, une subvention de 418,955 thalers (446,081 fr.). La somme correspondante dans le budget français ne s'élève pas à 200,000 fr. Les rentes et revenus propres des établissements prussiens forment un total de 58,402 thalers, ou de 217,282 fr.