‹ De l'éducation pȯpulaire dans l'Allemagne du word et de ses rapports avec les doctrines philosophiques et religieusesChapitre 132 sur 136 · r. le titre I*' du décret du 3i décembre la'Zf · texte numérisé non relu

r. le titre I*' du décret du 3i décembre la'Zf

APPENDICE

Ceux des écoles françaises montent a 404,988 fr. La moyenne des dépenses dans les premières est de 3,667 thalers ou de njAi fr.

Il n'est pas inutile de présenter, pour quelques écoles normales , le tableau des recettes et des dépenses, en inscrivant en regard la part contributive de l'Etat.

Noms dei

Ecole* nomulet.

Total des dépenict.

Traitrmenti des maitrct. .

Subventions dr TEUt.

Itcole normale

4,470 Ul.

1,505 Ih.

4,166 th.

mite école

préparatoire

Mto

9/iOI

de Brûhl

Etc., etc.

Les frais d'inspection des écoles primaires s'élèvent, en France, à près de 750,000 fr. ( traitement : 455,738 ; frais de tournée : 292,268 fr.}; ils ne s'élèvent pas en Prusse au delà de 70,000 fr. La raison de cette différence est fort simple : les inspecteurs, au delà du Rhin, ne forment pas un corps de fonctionnaires spéciaux. Ils sont tous empruntés au cadre ecclésiastique, et investis d'une mission scolaire qui est considérée comme l'appendice naturel de leurs fonctions; ils reçoivent non pas un traitement, mais une simple indemnité de déplacement, laquelle ne s'élève pas, pour chacun, à plus de 200 ou 250 fr.

Un inspecteur est préposé a la direction scolaire d'un cercle^ kreii. Ce cercle renferme de 25 h 40 écoles. Chargé d'un si faible nombre d'élablissemenls, le kreisschulinspector les visile fréquemment. On ne comprendrait pas, en Allemagne, que 500 et 400 écoles pussent ôtre confiées à la surveillance d'un seul homme.

Pour que l'application d'un tel système soit possible, une condition sine qud non, on le comprend, est que le clergé fournisse un nombre considérable d'hommes capables de faire preuve dans l'école, et sous les yeux de l'instituteur, de connaissances spéciales. Dans ce

APPENDICE

but, îl est preicrii aux candidats de théologie, en Allemagne, de suivre, en môme temps que leurs autres cours, un cours spécial de pédagogie. De plus , en ce qui concerne les candidats protestants, obligation leur est imposée, avant de subir Teiamen pro Ministerio^ de passer six semaines dans une école normale. Vis-k-vis du clergé catholique, le gouvernement ne pouvait employer Finjonction ; mais 11 a procédé par voie de conseil ; et, à l'heure qu'il est, dans les diocèses de Cologne, de Munster, de Breslau, de Fulda ( en Hesse) , les jeunes ecclésiastiques .qu'une vocation particulière semble devoir désigner un jour pour les fonctions de kreisichulimpeciory suivent» eux aussi, deux mois durant , les cours d'écoles normales, qu'une excellente direction morale met en possession de toute la confiance des évêques.

Ainsi, les dépenses de l'État, pour l'instruction primaire , sont , en Prusse , proportionnellement , un peu moins considérables qu'en France.

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