‹ De l'éducation pȯpulaire dans l'Allemagne du word et de ses rapports avec les doctrines philosophiques et religieusesChapitre 19 sur 136 · F. la 2« partie de cet ouvrage · texte numérisé non relu

F. la 2« partie de cet ouvrage

FAITS COiNTEMPORAINS.

à BerliD, eu ce moment même, s'occupe de la Irausporter dans les écoles protestantes ^ En France, si je ne me trompe, une telle pratique n'est en vigueur que dans les villages de la Franche-Comté et de la Bretagne. Ne serait-il pas désirable de resserrer les liens qui doivent, sous peine de décadence morale, rattacher TÉglise à l'école? Pourquoi, dans ce but, ne pas appeler à des intervalles réguliers le chef spirituel de la commune sur le terrain scolaire? Ne serait-ce point ajouter à la dignité du caractère ecclésiastique la notoriété delà science? Et qael meilleur moyen de conserver à l'enseignement religieux, dans l'esprit des populations comme dans l'esprit de rinsUtuteur lui-môme , l'autorité qui lui appartient^?

1. Je lis, dans un ouvrage récent qui porte le reflet des préoccupations actuelles du ministère de rinstruction publique de Berlin : «• Le maître d'école doit être chargé du rôle d'auxiliaire : il doit diriger les exercices relatifs à l'histoire biblique, la lecture de la Bible, faire apprendre par cœur le catéchisme, les chants pieux; tout cela lui appartient. Mais rinstruction religieuse elle-même, celle qui répond aux besoins de la jeunesse actuelle, il ne saurait la dispenser. Ne rougissons pas d'aller prendre le bien dans l'Église catholique : celle-ci n'a jamais abdiqué ses droits à l'instruction religieuse de la jeunesse. Nos pasteurs feraient bien de ne pas se borner à donner cette instruction une fois par semaine, pendant quelques mois, aux enfants qui se préparent à la communion. » (Das Schdwesen im protestantischen Staate, p. 39, par le GUnther, 1852.)

2. V, à cet égard la remarquable instruction pastorale de Son Éminence ie cardinal Donnet : • ... Trop souvent le curé s'est éloigné de la classe, et le maître de l'église. Il faut, à tout prix, mettre un terme à cette séparation entre le presbytère et l'école. L'école n'est pas l'église, mais elle en ^tle portique... A l'école, vous avez longtemps les enfants sous la main ; ils ne sauraient vous échapper. A l'église, au contraire, vous les tenez à P^ne , à l'époque de la première communion , deux ou trois fois par semaine. Qa'est-ce qu'un temps si court pour former des âmes à la vie chrétienne ? Que la classe soit donc pour vous l'annexe de l'église. Tâchez <i'y faire chaque semaine une instruction religieuse. Entendez-vous pour cela avec l'instituteur. Si l'école vous est, de droit , toujours ouverte, il i^e faudrait pas, néanmoins, déranger le cours des leçons ordinaires; car 'e maître a un règlement à suivre, un compte à rendre, certaines branches

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