‹ De l'éducation pȯpulaire dans l'Allemagne du word et de ses rapports avec les doctrines philosophiques et religieusesChapitre 37 sur 136 · IV. — Hesse-Électorale · texte numérisé non relu

IV. — Hesse-Électorale

Un règlement (lu 29 novembre 1825, encore aujourd'hui en vigueur, détermine le rôle que le gouvernement hessois assigne au pasteur, dans chaque paroisse* :

1. Ânweisung filrdie Pfarrer in AusUbung der ihnm rUcksichtlkh der Schulen ihrer Pfarreien obliegenden Pfiichlm,

SECONDE FAETIË.

« Le postear a la direction {die Leiiung) de l'école. Celle direction est une partie essentielle de sa haute mission. — Il est rinspecteur local des écoles placées dans le cercle de si juridiction, et exerce sur elles la surveillance la plus immédiate; les instituteurs ont en lui leur chef le plus direct (art. 1").

« C'est au pasteur qu'il appartient de veiller avec un soii sévère, à ce que tous les enfants en âge d*aller à l'école la fréquentent en effet (art. 5).

c Ce n*est qu'avec la permission du pasteur que Tinstituteur, en dehors des jours fixés» peut s'absenter de l'école (art. 4).

c Le pasteur doit tenir les yeux ouverts sur la conduite de l'instituteur et sur la manière dont il remplit ses fonctions; l'avertir quand il est en faute; et, si cet avertissement demeure sans effets , le signaler ù l'inspecteur supérieur (art. 5) V

c Le pasteur doit prendre une connaissance suffisante de la méthode employée par l'instituteur, travailler aux améliorations qu'elle comporte, aider lui-même le maUre dam la dispensalion de renseignement, aussi longtemps et aussi souvent qu'il est nécessaire (art. 7)

f( A la fin de chaque semestre , a lieu l'examen public au-

1. Il est rcpreltable de Voir la législation hessoise autoriser, en voulanl en prévenir Tabus^lcs punitions corporelles. L*art. 6 de la présente ordon< nance charge le pasteur de veiller « à ce que les punitions corporelles, au cas où il serait indispensable d'y recourir {wenn sie unvenneidliek sein sollten), soient administrées de telle sorte que la santé des enfants n'en souffre pas, et qu'elles soient appropriées à leur but •. Le législateur luthérien de la Hessc eût mieux fait do se souvenir des paroles de Luther que nous avons citées plus haut (chap. partie). Du règlement de 1S39, pour la régence de Fulda, s'occupe encore des punitions corporelles et du fouet.

2. L'ordonnance îijoule différentes prescriptions sur le rôle pédagogique du pasteur. J'explique dans la section suivante comment ce rôle peut être imposé aux ministres ecclésiastiques avec profil pour l'école, et par quelles études spéciales ils se mettent en état de le remplir.

RÔLE DE L ÉTAT

quel le pastear doit assister. A cette époque aussi se font les examens religieux prescrits par décision àerOber-Schtdraths. • -(10 octobre 1817. — Art. 11.)

Pour assurer au représentant de l'autorité religieuse une influence décisive dans I*éducation, pouvait-on, de tels fondements posés, attendre davantage de IMnitiative de TÉtat?

L'ensemble des dispositions que je viens de citer a été confirmé par des actes récents de la puissance publique^ Aujourd'hui, plus que jamais, le respect des principes traditionnels préside, sous la haute impulsion du président du Conseil, ministre de l'intérieur, et sous la direction immédiate de M. le conseiller Yilmar, à la discipline morale de Técole. C'est M. Vilmar qui a écrit les lignes suivantes, et ces lignes sont la profession de foi du gouvernement de la Hesse-Élec* torale, en matière d'instruction publique :

« La pédagogie et l'école, dans ces derniers temps, ont prétendu briser leurs anciennes racines pour se constituer une vie propre et indépendante; la pédagogie a voulu n'exister que pour soi , et l'école , comme on a dit , s'émanciper de l'Église.... — Qu'en est*il résulté? que dans les choses qui agissent directement sur la vie de Tindividu pour la rattacher à la vie de la nation , et surtout dans les choses de la croyance (in den Sachen des Glaubens) au réveil de laquelle le monde s'émeut aujourd'hui, dans toutes ces choses se révèle une ignorance grossière et une déplorable faiblesse. Cette faiblesse est l'une des plaies saignantes de notre siècle »

1. Entre autres, un règlement du 30 juillet 1850, relatif aux dispositions requises des candidats aux places d'instituteurs; différentes circulaires

régences, spécialement de la régence de Rinleln. Je dois la communication de ces documents à la bienveillante obligeance <)e M. Vilmar, directeur de la section d'instruction publique au ministère <le l'intérieur.

2. Schulreden iiber Fragen der Zeit, von Vilmar. — Marburg, 1852. — C.XVI.

SECONDE PAETIE.

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