‹ De l'éducation pȯpulaire dans l'Allemagne du word et de ses rapports avec les doctrines philosophiques et religieusesChapitre 53 sur 136 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

RÔLE DE L'iGLIBE iTAlfOiLIQUB.

Il est démontré que TÉtat, dans les différents pays de TAIleraagne du nord, s'est constitué le protecteur vigilant des principes sur lesquels repose l'ordre moral^ et le défenseur de la tradition religieuse.

Non -seulement, il a consacré ces principes par les actes de sa législation, non-seulement il les a proclamés dans le domaine de la théorie, mais il a pourvu è ce qu'ils fussent respectés dans la pratique. Il y a pourvu par d(*ux moyens : premièrement, il a choisi, pour ses représentants au sein de l'école, les interprètes par excellence de la tradition, et placé l'ensemble du régime scolaire sous la direction d'un corps d'inspecteurs ecclésiastiques; en second lieu, il a fait en sorte que cette tradition elle-même ne fût brisée, pour aucun des membres du corps social : en imposant partout l'obligation de l'enseignement, il a pris sous sa tutelle des droits méconnus; et se substituant, dans Faccomplissement d'un devoir impérieux, aux familles qui ne peuvent pas ou qui ne veulent pas y faire face, il a satisfait à un intérêt de premier ordre.

Si donc l'enseignement populaire , au delà du Rhin , est sorti trop souvent des voies de la tradition et du bon sens, ce n'est pas l'État, nous le répétons, qu'il faut accuser de l'altération morale dont nous avons indiqué le caractèreet constaté les effets.

Où donc chercher le coupable? et sur qui doit peser,

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