UNITÉ CONSTITUTIONNELLE DE L ESPÈCE
Arrivé au point où nous sommes, nous pouvons tenter une conclusion sans que Ton tende à croire que nous cédons à aucun mobile étranger à la science. Nous en avons fait constamment notre seul guide et nous n'avons aucun besoin ni aucun désir de nous en écarter. Mais comment faut-ii répondre à la question : y a-t-il plusieurs espèces humaines ou une seule? Le monogénisme est-il l'expression complète de la vérité ? Est-ce plutôt le polygénisme qui nous la dévoile ?
Tout fait croire qu'il n'y a qu'une seule espèce humaine, à ne considérer que la définition que la majeure partie des savants donnent de ce terme. Cependant, tout en admettant l'unité de l'espèce, nous écartons positivement la question distincte de l'unité d'origine, adamique ou non, faisant venir tous les hommes d'un couple unique. Ce fait semble tellement inconciliable avec la raison et même avec l'histoire de la planète que nous habitons, que Ton doit le reléguer hors de toute discussion.
Il importe donc de distinguer entre la doctrine unitaire et le monogénisme. La première est une déduction toute scientifique, tirée des qualités physiques et morales des diverses races humaines, dont les caractères ne présentent aucune différence spécifique. Elle ne conclut qu'en prouvant que les variétés anatomiques des divers groupes humains peuvent s'expliquer aisément par l'influence des milieux ambiants et d'autres facteurs que nous mentionnerons plus tard. La seconde est un article de foi tiré des traditions théologiques et dont toute l'autorité repose sur une croyance religieuse. Aussi n'aurait-on rien à reprocher aux polygénistes» si, en se renfermant dans le sens
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purement étymologique du mot qu'ils ont choisi pour désigner leur théorie, ils avaient seulement soutenu que tous les hommes ne tirent pas leur origine d'un seul père, ou d'un seul point de la terre, comme nous l'affirme la tradition biblique.
En toute discussion, la confusion provient toujours soit d'une mauvaise exposition des points à éclaircir, soit d'une application forcée ou fausse donnée à un mot mal défini. Ainsi, l'unité de l'espèce humaine est un fait clair et intelligible, pour tous ceux qui l'étudient au point de vue des sciences naturelles; mais qu'on y applique le mot monogénisme, il survient subrepticement une notion arbitraire, indémontrable, dont l'adjonction affaiblit considérablement ce qu'il y a de vrai dans le fait primitif. Malheureusement, la majorité des défenseurs de la théorie unitaire se compose de naturalistes essentiellement attachés aux idées religieuses. Ils ne peuvent séparer les intérêts de la foi de ceux de la science ; et pour sauver les uns ils compromettent les autres.
* La différence d'origine, dit Broca, n'implique nullement l'idée de la subordination des races. Elle implique, au contraire, cette idée que chaque race d'hommes a pris naissance dans une région déterminée, qu'elle a été comme le couronnement de la faune de cette région (1) » J'adhère parfaitement à cette opinion, mais en ajoutant aussi que la différence d'origine n'implique nullement des différences spécifiques parmi les races humaines.
Rien ne prouve, en effet, que l'espèce humaine,, tout en faisant son apparition sur plusieurs points du globe, ne s'est pas présentée partout avec une même constitution organique, manifestant l'unité de plan qui donne à chaque création son caractère typique. En étudiant les cinq zones
(1) Broca, looo citatOyt. III, p. 566.
géographiques qui se partagent la surface de la terre, on trouve une multitude de points placés à intervalles divers, mais dont les conditions géologiques, athmosphériques et magnétiques sont pourtant identiques. Nous ne reviendrons pas sur les lignes isothères et isochymènes si capricieusement tracées par la nature. La coïncidence de certains phénomènes magnétiques sur des points éloignés et situés à différentes distances de la ligne équinoxiale est un fait saisissant. On ignore, il est vrai, si les courbes isoclïniques et isodynamiques étaient déjà marquées et constantes durant les périodes antédiluviennes. Il y a même tout lieu d'en douter. Les hommes ne peuvent néanmoins s'orienter que sur l'étude des évolutions de la terre pour appuyer les hypothèses plus ou moins valables qu'ils formulent sur la constitution primitive de l'espèce.
En géologie, on remarque que des couches de terrains de diverse nature se coupent, s'interposent les unes entre* les autres» sur toute l'étendue du globe. Tel dépôt sédimen taire de la période azoïque se trouve à la fois en Europe, en Afrique, en Asie, en Amérique et dans les grandes îles de FOcéanie. Il en est de même pour les époques paléozoïques, secondaires, tertiaires et quaternaires. De la formation triasique à la formation crétacée, de l'étage silurien à l'étage subapennin, la terre offre dans toutes les régions une structure variée; les parties similaires sont répandues çà et là, par îlots plus ou moins espacés.
La paléontologie est venue faire la lumière sur tout ce désordre apparent, par l'étude des espèces fossiles, tant animales que végétales, épaves de plusieurs générations disparues dont elles attestent l'existence dans un passé immémorial. Les travaux des Brongniart, des Cuvier, des Blumenbach, des d'Orbïgny, des Lyell, des Pictet, des Gaudry, toute une légion de savants ingénieux, ont fait de cette "science une source d'informations lumineuses
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sur l'histoire de la vie à la surface de notre planète. Les 25,000 espèces d'animaux fossiles, découvertes jusqu'ici, ont des représentants disséminés dans toutes les parties du monde. Sans doute une foule d'entre elles sont encore considérées comme appartenant plus particulièrement à tel continent, ou telle zone; mais à mesure que Ton connaît mieux la terre, qui est loin d'être parfaitement étudiée, on voit qu'elle a eu partout le même genre d'activité et a produit partout des résultats semblables.
C'est par la ressemblance des différentes espèces fossiles répandues à profusion sur les divers endroits du globe que l'on a pu établir une chronologie rationnelle sur les différentes formations géologiques. Or, il est un fait remarquable, c'est que partout où l'on étudie la faune paléontologique, il se manifeste toujours une gradation sériale dans le type des animaux. Si des étages inférieurs on monte jusqu'au dilivium de l'époque quaternaire, on rencontre successivement des organisations de plus en plus élevées dans l'échelle zoologique, depuis les tribolites de la période paléozoïque jusqu'à l'homme dont l'apparition sur la terre couronne enfin l'œuvre de la création.
Si l'on suppose que l'espèce est la division naturelle par excellence, puisque tous les êtres animés y accomplissent leur cycle d'évolution, sans pouvoir en sortir ^puisqu'elle fixe surtout les limites de la reproduction, à l'aide de laquelle ces êtres se perpétuent, il faut aussi supposer, par contre, que sa constitution sériaire correspond *à une certaine évolution de la vie, à la surface de notre planète, et reste avec elle dans une dépendance directe qu'on pourrait logiquement considérer comme une relation de cause à effet. Cette évolution se réalisant en même temps ou successivement, sur des points multiples du globe, a pu produire chaque espèce avec une forme généralement semblable. Cette espèce une fois produite et constituée, les
groupes d'individus qui la composent et la représentent dans l'univers, ont dû continuer à vivre dans les lieux respectifs où ils ont eu leur milieu d'origine.
Avec le temps et des circonstances spéciales, ces milieux d'abord absolument semblables, auront pu changer de conditions et se différencier. La modification des milieux ayant une influence positive sur les êtres qui les habitent, les individus d'une même espèce ont dû en subir des changements divers. Mais les groupes composants ayant, pour ainsi dire, un plan organique uniforme, n'auront souffert que de simples variations dans leurs formes, leurs couleurs ou leur physionomiee
Sous l'influence persistante des mêmes circonstances, une lutte curieuse aura eu lieu. Pendant que l'hérédité tendait à maintenir la physionomie générale et primitive de l'espèce, le principe non moins puissant de l'adapta^ tion, confondue avec l'instinct de la conservation, devait tendre physiologiquement et psychologiquement à une caractérisation de plus en plus nette de la variété, avec ses aptitudes de résistance.
On peut aisément se figurer, qu'après une lutte mille fois séculaire, l'hérédité primitive, s'affaiblissant conti-, nueilement, laisse chaque groupe contracter des habitudes/ des aspects et des formes suffisamment tranchées et fixées dans son existence, pour que ces qualités deviennent à leur tour une nouvelle hérédité que chaque variété transmettra à ses descendants. Ce sont des faits qui cadreraient tout naturellement avec ces belles lois de la sélection indiquée par Darwin, encore que la transformation se circonscrive ici dans le cercle de l'espèce une fois constituée.
Cette hypothèse est d'autant plus plausible que les modifications des milieux, qui ont dû opérer une si grande différenciation parmi les races humaines, sont dues à des différences climatologiques qui étaient beaucoup moins
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sensibles aux époques géologiques qu'aujourd'hui. C'est durant cette uniformité de température, qui n'a commencé à disparaître rapidement qu'après la première période glaciaire, que l'homme a fait son apparition sur la terre. Jusqu'à la seconde période glaciaire, qui est contemporaine de l'âge du renne, l'atmosphère était encore saturée d'une quantité excessive de vapeur d'eau ; les principales chaînes de montagne n'avaient pas encore reçu leur complet développement, et les vallées n'étaient pas bien dessinées, par suite des affaissements qui les ont formées. Notre espèce a donc pu assister aux plus grands cataclysmes du globe.
Dispersée dans des régions fort opposées, d'où ses divers groupes n'ont pu s'arracher qu'après avoir reçu un développement notable, il n'y a rien d'extraordinaire qu'elle offre l'exemple des variétés que nous voyons dans les divers milieux et qui, en se perpétuant, sont devenues les principales races de l'humanité. Mais le cachet de l'unité spécifique reste fixé dans la constitution intime de ces races si diverses. Quoi qu'on en dise, il n'y a entre les hommes aucune différence zootaxique autre que les cheveux et la couleur. Ces deux particularités sont tellement insignifiantes que les noirs Indiens ont parfois les cheveux plus beaux que les Russes qui sont blancs. Et rien ne dit que si l'on pouvait établir une expérience, suivie pendant vingt générations, dans le but systématique de rompre l'influence ethnologique, on n'arriverait pas à une transformation des plus curieuses, tant sous le rapport de la couleur que sous celui des cheveux de chaque race humaine. Une expérience de cinq à six cents ans! C'est bien long déjà; mais qu'est cela, à côté des centaines de mille ans qui forment la durée probable de la vie de l'espèce humaine sur la terre?
Mais il est temps de revenir à la réalité. Notre hypothèse, quoique pas absolument neuve, paraîtra bien hardie.
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On ne l'a jamais présentée dans cette forme, que nous sachions. La raison en est bien simple. Ceux qui auraient intérêt à la présenter telle, afin de concilier la théorie de l'unité de l'espèce humaine avec le fait existant des variétés, qui semblent constituées depuis un temps immémorial, n'acceptent pas l'origine autochthone des grandes races humaines. Ceux qui admettent cette pluralité d'origines n'admettent pas l'unité de l'espèce. Involontairement ou non, ceux-ci se laissent encore influencer par la définition de l'espèce, considérée comme l'ensemble des individus issus à* un cou-pie ou d'un groupe primitif. C'est une définition monogénique, à laquelle ils ne songent peut-être pas. Mais l'esprit de l'homme est-il fait autrement?
Les centres de création imaginés par Agassiz se rapprochent peut-être de ce que j'ai supposé comme une explication raisonnable de la pluralité d'origines des groupes humains, s*adaptant à une espèce unique, Mais dans la théorie du célèbre naturaliste suisse, les races humaines sont censées apparaître, ah ovo, avec toutes les différences que nous leur voyons aujourd'hui. Elles constitueraient donc autant de créations formellement distinctes et pourraient être regardées comme de vraies espèces, n'ayant jamais rien eu de commun, essentiellement inconvertibles,
Pour en donner une explication rationnelle, il faudrait recommencer à chercher les différentes époques de leurs créations successives, rapportées alors à des phases différentes de l'évolution de la vie planétaire. Il faudrait remettre en question le problème qui consiste à savoir si les noirs ont précédé les blancs, si c'est le contraire, ou si la protogenèse des jaunes n'expliquerait pas mieux, par la déviation divergente du type primitif, la diversité des races actuelles. Toutes ces grosses questions soulèvent autant de controverses que celle même de l'unité d'origine. A part ce côté purement spéculatif, la délimitation des centres
m DE L'ÉGALITÉ
respectifs de création paraît impossible. Elle est au moins tellement difficile, avec les études complexes qu'elle requiert, que, malgré la grande intelligence d'Agassiz, il n'a pu la tracer d'une main assez sûre pour défier ia critique la moins sévère*
Certainement, tout ce qui pourra être écrit ou dit sur la constitution et la nature de Yespèce n'aura jamais qu'un caractère conjectural et hypothétique. Nous ignorerons peut-être éternellement le vrai fond des choses, interiora rerum. S'il est beau de voir l'intelligence humaine s'élever aux plus grandes conceptions, projeter de brillants éclairs sur la sombre histoire des époques écoulées, en essayant |§g de soulever le voile qui couvre les secrets de la nature, ||f ■ tel il cachait l'Isis antique, il n'est pas moins raisonnable §||:^ de reconnaître la fréquente impuissance de ces nobles Mfj ■"■■'■;'' efforts. Parvenu sur les grandes hauteurs de la science, on |||g se sent environné d'une atmosphère de doute et de découragement qui anéantirait l'esprit humain, s'il pouvait jamais s'anéantir. Mais l'homme du XIXe siècle, a dit admirable-
|i|I ment M. Taine, est un cerveau ambitieux. Plus il sait, MIS plus il veut savoir. Il faut bien espérer que cette soif ar-
rïf i" Lia : r" 1 1,"^" . I,', ■-' ':.-.' ,.
dente de science, de lumière et de vérité, aboutira à des résultats grandioses. D'ici là, on est obligé d'être circonspect et d'attendre !
Citons pourtant les paroles suivantes de Guillaume de
§P§É:v Humboldt. Encore que ce soit à un autre point de Vue, le savant philologue arrive à la même conclusion que nous
jfôf ; . sur l'unité de l'espèce humaine. « Nous ne connaissons
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Jfft^'; moment où l'espèce humaine n'ait pas été séparée en groupes de peuples. Si cet état de choses a existé dès l'origine ou s'il s'est produit plus tard, cest ce qu'on ne saurait décider par l'histoire. Des légendes isolées se retrouvant sur des points très-divers du globe, sans communi-
cation apparente, sont en contradiction avec la première hypothèse et font descendre le genre humain tout entier d'un couple unique. Cette tradition est si répandue qu'on l'a quelquefois regardée comme un antique souvenir des hommes. Mais cette circonstance même prouverait plutôt qu'il n'y a là aucun fondement vraiment historique et que c'est tout simplement * Fidentité de la conception humaine » qui, partout, a conduit les hommes à une explication semblable d'un phénomène identique (1). »
Il faut résumer les conséquences qui ressort eût naturellement de toutes les discussions et les développements précédents. L'espèce humaine, unique par sa constitution primitive, et suivant l'identité organique qui signale en elle un seul et même plan de formation, a apparu sur les divers points de la terre avec des conditions absolument semblables, à un certain moment de l'évolution de la vie sur notre planète. Mais elle a dû se différencier en peuples ou races diverses, dès que les phénomènes ciimatologiques ont commencé à exercer une influence marquée sur les différents milieux par les inégalités d'action que nous leur connaissons actuellement. L'homme des temps primitifs, première ébauche de l'espèce, produit informe d'une évolution animale supérieure, si on regarde en arrière toute l'échelle zoologique qui va de lui au protozoaire, mais bien inférieure à celle qu'il a réalisée plus tard, dût ressembler bien peu aux hommes les mieux développés de l'époque contemporaine. Tant par la physionomie que par l'intelligence, il était, sans nul doute, pire que le plus pur sauvage* C'était une créature bestiale.
Il lui a fallu opérer des évolutions multiples avant de parvenir à ces formes attrayantes et belles qui en font non seulement l'être le plus élevé de la création, mais encore
(1) Gaiïï. de Humboldt, Ueber die Kavi Sprache auf der InselJava.
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le plus beau produit de Ja nature. Quelles que soient, pour- |^: . . tant, les transformations que les groupes aient subies sous des influences diverses, ils gardent tous l'empreinte primordiale, constitutionnelle de l'espèce, avec cette idenjlfll tité de la conception humaine qui en est la traduction intellectuelle et morale. « L'unité de l'intelligence est la dernière et définitive preuve de Tunité humaine, a écrit Flourens (1). »
Conclure à l'unité de l'espèce, c'est donc, par une large compréhension de l'esprit, dominer toutes les fausses suggestions que la diversité des races humaines pourrait produire à l'intelligence, pour ne voir que le caractère essentiel qui fait de tous les hommes une réunion d'êtres capables de se comprendre, de confondre leurs destinées dans une destinée commune. Cette destinée est la civilisation, c'està-dire le plus haut perfectionnement physique, moral et intellectuel de l'espèce. Jamais une source de sentiments fraternels ne sera plus vive et plus salutaire entre les races et les peuples que l'idée ainsi comprise de l'unité de l'espèce humaine.
C'est la conviction intime, innée de cette unité qui rend l'homme sacré à l'homme, sans qu'on soit obligé de recourir à des notions de morale spéculative, vagues, irrégulières, incohérentes, changeant de critérium, selon les temps et les milieux. Nous la tenons provisoirement comy,: me une de ces vérités primordiales, qui servent de postulat à tous les principes sociaux. C'est elle qui doit leur imprimer cette haute direction dont l'influence tend visiblement à aplanir toutes les compétitions nationales, toutes les luttes intestines.
Mais suffit-il de reconnaître l'unité de l'espèce pour que soit résolu, directement ou indirectement, le problème
(1) Eloge historique de Tied&mamn,
tout aussi controversé de la constitution des races humaines et de leurs aptitudes respectives. Oui, si Ton voulait rester sur les hauteurs philosophiques où se placent les deux Humboldt, les Flourens, les César Cantu et tant d'autres noms qui honorent la science et l'humanité entière; mais non pour la majeure partie des savants. Là, au contraire, il se soulève des questions autrement brûlantes, des controverses autrement passionnées.
Voyons donc ce que c'est que la race. Voyons s'il est possible de démontrer ce qui en fait un groupe distinct, ayant une délimitation naturelle et constitutive, qui le sépare des autres groupes et lui donne un caractère tellement spécial qu'on peut l'étudier à part, sans le confondre jamais, sous aucun rapport, avec une autre collection d'individus de la même espèce.
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