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(1) Carus, JJéber die ungleiche Befàhigung der versokiedenen MeU' schheitstœmme fur hœtere geistige Entwickelung.
(2) Alex, xie Humboldt, Kosmos.
(3) Galton, in London Joum. of the Royal Geograpk* Society, vol. XXII.
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connaître que toutes les races d'hommes, en fuyant les causes de dégénération qui les condamnent à l'abâtardissement ou les empêchent de se développer progressivement, peuvent et doivent arriver aux mêmes résultats que celles qui ont pu évoluer, se perfectionner au point de tenir une place supérieure dans le cercle des nations. On peut se soustraire de différentes manières aux influences défavorables du milieu : soit en abandonnant une terre reconnue ingrate et où l'inclémence de la nature rend l'existence tellement précaire que toutes les facultés de Thomme s'épuisent dans les difficultés de l'adaptation; soit en transformant par l'industrie humaine les conditions naturelles que l'on rend plus supportables, et qu'on tourne même en accidents avantageux pour le développement moral et matériel de la communauté. La première forme d'action est la plus commune pour toutes les nations qui n'ont pas encore franchi les premières étapes de la civilisation : c'est ainsi que s'expliquent toutes les grandes migrations de peuples dont l'histoire est, pour ainsi dire, parsemée. La seconde ne se manifeste que parmi les peuples déjà avancés en civilisation et complètement constitués : les immenses travaux de canalisation, d'assainissement, de reboisement ou d'amendement des terrains en sont les meilleurs exemples.
Il est impossible de rencontrer un peuple, quelle que soit la race à laquelle il appartienne, ayant développé des aptitudes supérieures de civilisation en des conditions nuisibles et défavorables à toute culture humaine. D'autre part, il semble nettement établi par l'histoire sociologique, que toutes les fois qu'un peuple a pu jouir de certains avantages naturels, provenant du milieu ambiant, il a toujours évolué spontanément vers un état de choses de plus en plus élevé. Là, les acquisitions matérielles concourent merveilleusement à son développement intellec-
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tuel et moraL II s'approprie [de nouvelles forces chaque jour grandissantes et en faveur desquelles l'homme modifie non-seulement le monde extérieur, mais encore son propre être, par les réactions admirables du moral sur le physique et du physique sur le moral.
On peut bien objecter ici que bien des nations se sont trouvées dans les meilleures conditions d'évolution et sont restées dans un état patent d'infériorité, tandis que d'autres, moins bien favorisées par les circonstances, ont pu marcher de conquête en conquête, jusqu'à atteindre les plus hauts sommets de la civilisation. Ce sera le lieu de 1|! répondre que dans tout système il se présente toujours des faits en contradiction avec la loi générale qui régit la marche des choses, sans que ces exceptions nuisent. jamais à l'excellence delà règle. ïl faudrait de plus vérifier exactement si les conditions que Ton considère souvent comme nuisibles, ne constitueraient pas, à certain moment, un avantage capital dans la lutte pour l'existence. Car on doit se rappeler que dans ce rude combat, les qualités négatives peuvent, suivant un ensemble de circonstances, concourir plus efficacement que les qualités positives au bien de la communauté»
N'est-ce pas ainsi que la hardiesse>; l'esprit d 'initiative, le désir du changement, qui sont dans toute agglomération sociale les plus sûrs stimulants du progrès, deviennent parfois moins utiles à un peuple que Ja prudence, l'esprit de conservation et Famour du repos? La nation que les circonstances extérieures obligeraient d'adopter un tempérament quelque peu inerte, juste au moment psychologique où l'activité serait pour elle un danger, n'en tirerait-elle pas le plus grand bien? En ce dernier cas, le hasard qui entre toujours pour une grande part dans le déroulement de toutes les choses humaines, expliquerait, à lui seul, les faits qui paraissent contradic-
toires ou plutôt nous dispenserait de toute explication. Nous devons donc conclure, en admettant comme fondées les théories du transformisme qui dominent si généralement les spéculations scientifiques de notre époque, que toutes les races humaines non paralysées par la nocuitë des influences extérieures sont essentiellement aptes à commencer l'évolution vers leur propre perfectionnement. Elles peuvent y persévérer et atteindre le plus beau résultat, à moins que des causes morales déprimantes et indépendantes de leur constitution ethnique ne viennent y opérer une réversion inopportune et enrayer périodiquement leur marche en avant. Mais la force virtuelie du progrès, beaucoup plus résistante qu'on ne croit, les ramène toujours dans la bonne voie, comme l'influx physiologique, vis medicatrix naturœ> tend à ramener la santé, partout où l'organisme n'est pas complètement empoisonné. C'est le premier pas qui coûte. Et que faut-il pour que cette transformation progressive se manifeste? Il suffit d'un ébranlement quelconque, accomplissant une différenciation avantageuse en quelques individus et même dans un seul. «Xa cause d'évolution que nous avons dit devoir être illimitée est celle-ci, dit M. Delbœuf , qu'entre tous les enfants d'une même famille, il y ait des différences intellectuelles et que l'un l'emporte nécessairement sur ses parents. Voilà le premier ferment. L'impulsion est donnée (1). »