‹ De l'Église et de sa divine constitutionChapitre 68 sur 114 · CHAPITRE II di i 1 \ mj' ' • chei di l'église particulière · texte numérisé non relu

CHAPITRE II di i 1 \ mj' ' • chei di l'église particulière

L'évêque est le chef de l'Eglise particulière.

Le nom de chef, dans la langue ecclésiastique, ne signifie pas seuh mrnt l'organe où siège le commandement, mais celui d'où découle la \\c dans tout le corps; l'Eglise particulière existe par son évoque, < - 1 1 * - proci'de de lui, elle reçoit de lui toute sa constitution, elle repose sur lui comme l'édifice repose sur son fondement i .

Or, l'unique fondement est le Christ

C'est donc dans l'unique vertu de Jésus-Christ présent en lui que revenue est le fondement de son Eglise. Jésus-Christ opère par lui. L'évêque est lui-même le Christ donné à cette Eglise pour la faire naître et vivre de la vie divine.

La mission de l'évêque et son sacerdoce ne sont en effet qu'une suite et une communication de la mission et du sacerdoce de Jésus- Christ, et nous nlrouvons en lui toutes les propriétés de cet auguste et premier pontificat.

Nous savons que le sacerdoce de Jésus-Christ contient dans son unité trois éléments principaux : l'enseignement de la vérité, la communication de la sainteté par les sacrements, et enfin l'autorité du gouvernement. Nous savons que ces trois aspects du pouvoir donné par Dieu lui même à son prêtre sacré d'une onction éternelle sont intimement liés entre eux, que le magisterium et le ministenum s'unissent pour produire la nouvelle humanité ou l'Eglise, et que l'autorité du gouvernement sur cette Eglise est la conséquence naturelle de la fécondité sacerdotale qui lui a donné la vie.

(ij Per temporum et successiouuin vices episcoporum ordinatio et Ecclesiae ralio decurrit, ut Ecclesia super episcopos constiluatur et omnis actus Ecclesiae per eosdem praepositos gubernetur. (S. Cypr. EpisU XXVII, ad laps.,n. i.J

|2) Fundamenlum enim aliud nemo potest ponere preeter id quod positum «st, quod est Christns Jésus, i/ Cor. m, n.)

i4 l'église

Il nous sutfil Je rappeler ici ces notions importantes que nous avons exposées dans notre premier livre (] .

L'évèque, venant à son peuple, lui apporte le sacerdoce de Jésus- Christ dans celte triple et indivisible puissance.

Il commence par être son docteur, il lui apporte la parole de Dieu. La toi est le premier fondement qu'il pose. Sa prédication précède toutes ses autres fonctions sacerdotales; avant même que les hommes auxquels l'évèque est envoyé aient reçu le Baptême et soient devenus les membres de la nouvelle société, ils lui appartiennent déjà comme à celui qui les doit instruire; ils ne sont pas encore ses brebis et il n'est pas encore leur pasteur, mais il esl déjà leur docteur.

Il continuera dans la suite a exercer ce ministère, et. quand ils seront entrés au bercail, il ne cessera pas de les y]j nourrir de la parole de Dieu.

L'Eglise vit de la foi : c'est par la foi qu'elle reçoit le Fils de Dieu, qui est la parole de son Père; la loi de l'évèque, qui le premier a reçu pour elle la parole de vie, formera la Foi de son Eglise en lui transmettant cette parole. La foi de l'évèque est donc une foi enseignante, et la foi de son peuple une foi enseignée.

Le Seigneur a parlé de cette foi féconde et qui se communique quand il a dit: « Je ne prie pas seulement pour eux pour les apôtres et les évêques leurs successeur^ , mais pour ceux qui croiront en moi par leur parole 'i . Leur foi, dont je considère le mérite en priant pour eux, n'est pas une foi qui s'arrête en eux; elle s'étend el se communique au reste du peuple, el c'est pourquoi ma prière ne peut s'arrêter à eux, mais s'étend encore sur toute la postérité de leur sacerdoce.

1 II

Mais la mission de l'évèque ne s'arrête pas au ministère de la prédication.

Après la doctrine, il laut donner les realités de la vie nouvelle. L'Eglise n'est pas une simple école où l'homme reçoit la vérité; mais, en elle, il renaît à la sainteté, il est animé de l'Espril-Saint el il reçoit l'aliment divin de celte nom elle vie.

Voir I. I, c. \i, S, .">, ().JyA-

3 autem rogo tantum, sed et pro eis qui credituri suât j»er verbuiii eoiuiu in me. (Joan, xvn, 20.1

Page 1