I EG1 (81 PAKTICI III RE
Il t'.uii qu'il 9oit incorpor» a Jésus-Christ, devenant en Jéam- Chrisl le fils adoptif de Dieu cl le membre de son Fils naturel, afin de < i\ rr de son esprit.
Nous savons déjà que ces mystérieuses el efficaces influencée de I hrist dans ses membres sonl la suite de son sacrifice p tœUemenl efficace dans les sacrements; non- savons l'ordre • relations que les sacrements gardent entre eux.
L'Eucharistie en esl le centre, parce qu'elle est le sacrifice même hrist toujours présent. Le Baptême crée dans l'homme, en le régénérant, l'aptitude à cette nourriture céleste. La Confirmation achevé el consomme l'ouvrage dn baptême. La Pénitence répare cet ouvrage dans ton! le «ours de la vie chrétienne, el l'Eitrême- Onction ^ ï • - r 1 1 le soutenir dans les derniers- assauts par lesquels l'ennemi cherche à le renverser ;i l'heure de la mort.
L'évêque esl le ministre principal des sacrements dans son Egli-e.
Il baptise; il marque du sceau du Saint-Esprit le baptisé.
11 célèbre la sainte Eucharistie, cpii esl le rentre do tonte l'économie sacramentelle.
-I bien h l'autel qu'il apparaît principalement comme le chef de son peuple. < "e>t à l'autel qu'il opère au milieu de ce peuple le Mystère de vie; il en esl le distributeur, et tous reçoivent de lui l'aliment divin : car cette Eucharistie est seule légitime et solide n dans ses fruits, « qui est célébrée par l'évêque ou sous son auto-
A l'autel, l'évoque est le centre de la communion ecclésiastique. dont la communion eucharistique est le fond substantiel; car les fidèles ne sont dans celle-là que par le droit habituel qu'ils ont k celle-ci (a).
Aussi les constitutions apostoliques, comme le pontifical romain, énonçant les sublimes attributions de l'évêque. enseignent qu'il doit
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àf&nry KOUÎV «IV o av fat£Ïvo( BoxipâaT), ïovto %a\ ?« 8eû evipEffrov, "va àfrça)èe t, xal jïé&MQr* r.yv, 8 TifXTCi'i:- (S. Ion. Episl. ad SmYrn.)
Quooiam unus partis, unum corpus multi sumus omnes cjui de uno pane participamus. 1/ Cor. x, 17.)
Siro-jÊa^ETc o-jv (jiiî îL/apt^Tiï /py<r6a'.. y.:a -as n'xpZ T0« K-„pio'j f,y.tDV 'lrtov Xpurroû. xal êv KOTTJptO'V il; rvwa'.v tov a.aato; CTUtOÛ, r* ivataci «oç e'; i^iT/.oTio;, £{ta ta TTpcT^-Tip.'i) /.ai Siaxôvo::. toT; *uvS*i>k«H (S. Ion. Epùl. al Philail. ni. /».)
i(j l'église
offrir et consacrer (i): cest bien là, au milieu de son peuple, sa première et plus auguste fonction.
Nous le verrons ensuite, comme un charitable médecin, guérir les âmes malades par la parole de réconciliation (2). Nous le verrons, miséricordieux pasteur, aller chercher la brebis égarée, la rapporter au bercail et lui en ouvrir les portes qu'elle s'était fermées par son infidélité. ~~
Ministre de l'autel et sacrificateur, il ouvrira sans cesse les fontaines de vie et de sainteté qui jaillissent de l'autel et du sacrifice de l'Agneau immolé, il répandra partout la sainteté et la bénédiction.
C'est pourquoi encore la prière de l'évêque a une si grande force et une si grande dignité qu'elle contient dans le mystère de l'unité, conclut et consacre la prière de son peuple.
L'Eglise qui, pir lui, reçoit les dons de Dieu, par lui adresse à Dieu ses supplications, par lui fait monter vers le ciel la louange et la bénédiction, par lui rend ses actions de grâces.
C'est là le mystère de la prière liturgique, de cette prière publique qui est l'acte quotidien et perpétuel de l'Eglise. C'est là ce colloque incessant de l'époux et de l'épouse dont il est parlé dans les livres saints.
La prière liturgique, et toute assemblée où elle se fait, est ainsi comme une suite de la célébration des mystères eucharistiques, qui est le lien du peuple nouveau et l'action principale qui réunit le* chrétiens.
C'est, selon l'ancien langage, la synaxe ou communion du matin, du soir et des veilles sacrées.
Aussi ces assemblées revêtent un caractère singulièrement vénérable et sont grandement recommandées par les Pères. Saint Paul exhorte les fidèles à « ne pas les déserter » (3). Les docteurs et les Conciles ont le même langage, et ce point de la tradition mérite toute notre attention.
(1) Da ipsi, Domine omnipotens, per Ghristum tuum, narticipationemSpirilus
sancti, ut habeat potestatem placendi tibi in mansuetudine et corde mundo,
cjjferendo tibi sine culpa semper et sine crimine sacrificiam mundum et incruentum, quod per Christum constituisti mysterium novi testamenti inodorem suavitatis per sanctum Filium tuum Jesum Christum, Deum et Salvatorem nostrum. (Consl. aposl. 1. VIII, c. v, ap. Labbe, t. I, col. 459-)
Episcopum oportet judicare, interpretari, consecrare, ordinare, offerre, baptizare et confirmare. (Ponlif. Rom. in consecr. episc.)
(2) Dédit nobis ministerium reconciliationis Posuit in nobis verbum recon-
ciliationis. (// Cor. v, 18, 19.),,
(3) Hebr. x, 25.
I BGLI91 PARTICULIERE \~
l.i prière individuelle esl s.,n> doute une grande chose : ell le devoir il«' l'homme et du chi étien.
I..i prière associée r5i plus recommandable encore, et elle fait le mérite de toutes les pieuses asso< iations ouvertes aux fidèles.
Mais, ilii saint Ignace d'Antioche, si la prière de deux ou de trois réunis ensemble » et celle de toute agrégation de fidèles formée par leur simple volonté ri l'attrait de leur piété, i a une si grande force, que sera-ce de la prière de l'Eglise et de l'évêque o ( i ), c'est-à-dire de l'acte suppliant du rorps hiérarchique et de l'épouse de Jésus- Christ?
Saint Cyprien donne le même enseignement : o Le grand sacrifice offert à Dieu, dit il. est la paix de nos assemblées et le peuple uni à son évéque.
Ce grand sacrifice delà prière liturgique est un sacrifice perpétuel, et cette union de l'évêque et du peuple dans lequel il est offert ne souffre pas d'interruption. Car, si rassemblée ne peut toujours avoir heu par l'union matérielle des membres de l'Eglise autour de la chaire épiscopale, si plusieurs ne peuvent s'y rendre chaque jour, le lien invisible de la communion ecclésiastique continue à rassembler les membres de l'Eglise dans la prière liturgique à laquelle ils prennent pari en quelque lieu qu'ils se trouvent.
C'est là l'origine et la substance des heures canoniques. Les piètres y gardent la prérogative de leur ordre, ainsi que nous le verrons en son lieu ; mais, soit qu'ils président avec l'évêque, soit qu'ils suppléent sa présence à la tête de l'assemblée, soit qu'ils célèbrent solitaires la prière sacrée, ils lui demeurent unis. Tous les clercs en offrent à Dieu le tribut dans sa communion, et, en quelque lieu qu'ils accomplissent ce devoir, ils s'en acquittent au nom du peuple et le représentent dans cette action.
Les fidèles j ont pari par leur titre même de chrétiens et de membres de l'Eglise ; ils ont droit à s'y tenir expressément, et ils sont invités à le faire activement , soit par les saintes psalmodies, soit, ainM que l'enseignait déjà saint Cyprien 3) et que le pratiquent
in Eî y*P êvô; ■/.-/•. Se'JTcpoy -'/,!-.„■/!, to<r<zûr>]v toj(uv "■'/.'- ■ ^<nf> [iHXov r te 70-3 £m<nufitou xat ~i<n-,; tf,; ' Y. /./.'> r^ixz. [S. faut. Epist. ad Eph. n. 5.)
(j) Sacrificium Deo majus est pax nostra , et de unitate Patris et Filii et
Spiritus Sancli plebs adunata. (S. Cypr. de oral. dom. a. 2.3.1
Saint Cyprien, après avoir exposé l'oraison dominicale comme la forme principale et habituelle de la prière des chrétiens, désigne, pour sa récitation par le peuple fidèle, les heures de Tierce, de Sexte, de None, de l'aurore ou
encore les illettrés dans les monastères, par l'oraison dominicale répétée aux heures canoniques, soit par quelque adhésion fidèle et affectueuse de l'âme.
Quel objet plus digne de la piété des chrétiens que celte incessante oblation de la prière ecclésiastique à laquelle ils sont appelés à prendre une part toujours plus active ! C'est comme la respiration sacrée de l'Eglise et le mouvement mystérieux de sa vie; et voilà pourquoi l'évêque, duquel, en sa qualité de chef, dépendent toutes les impulsions cpii se répandent ensuite dans les membres, préside à cette prière, dans le secret delà communion ecclésiastique. Centre de celte communion, il rassemble en un seul faisceau « les vœux et les supplications de tous: par lui, les tribulations des peuples, les périls des nations, les gémissements des captifs, les délaissements des orphelins et de ceux qui sont sans asile, les faiblesses et les langueur-; des malades et des désespérés, les défaillances des vieillards, les saints désirs des jeunes cens, les vœux des vierges, les larmes des veuves a (i), reçoivent une voix et montent vers le ciel. Il rassemble les adorations, les louanges et les actions de grâces de tous. « L'Eglise est un chœur, dit saint Ignace; l'évêque préside à ^es concerts, qui. semblables aux concerts des deux, ne se taisent ni le jour ni la nuit. » (2) Ou plutôt encore, selon le même docteur, l'Eglise est une harpe divine : « les prêtres », et par eux les fidèles, » s'unissent à l'évêque comme les cordes de la Ivre s'unissent au bois de l'instrument qui les rassemble, et, dans cette union des âmes et des voix, sur cette Ivre de l'Eglise, L'Esprit-Sain t chante .Jésus- Christ. » (3)
Ainsi l'évêque apparaît toujours comme le centre de l'unité de l'Eglise, centre d'où rayonnent en elle la vie et la sainteté; et une même suite nous le montre sacrificateur à l'autel, ministre des sacrements, qui dépendent tous, à leur manière, du sacrement prin-
Laudes, de Vêpres et des veilles de la nuit. (S. Cvpr. de oral. dom. n. 34, 35, 36») Le texte nouvellement découvert sous le titre de Doctrine des apôtres parle aussi de l'oraison dominicale récitée trois l'ois par jour par les premiers chrétiens, sans doute aux heures de Tierce, de Sexle et de None.
(1) S. Ambr. Oral, ante miss, in missal. Rom.
(2) Kai oi 7.1:' ivcpx li /opôç fivGofe, '-'va trii\Lftavoi ovteç Iv ôuovo:*, y p<jj(j.a &eov ).aoôv7î; iv évôty.t', icr-z év juv/j jjuà 2:à 'Ir^ov XpiVTOÛ ~'ô lia-rot. iS. Ign. Epist. ad Eph. n. 4-)
(3) To àç'.ovôjjLacTTov Oatôv TrpecouTÉp'.ov, zov ®eoZ îtg'.ov, oûrwç ffuvaJMLOOTac xû> iT::<r/.6Tzu>, co; yjpSat^xtÔâpa. A;à to-jto àv r/j 6[aovo;7. iu.dv -/.ai mju ifâicn TïjtoC: XfiTrô; ifitxat. [M. ibid.)
i i 01 i-i. r.vKTK i LIBRE nj
el chef de l.i prière du peuple fidèle, qui elle-même • mu .m - ici ihee.
ique préside à ce mystère, il est le sanctificateui de son peuple.
Comme Jésus-Christ, en doananl la vie à son : acquise, cl possède sur elle, à ce litre, la pJus légitimé el la plus ■uguste des souverainetés; ainsi, (.<i-.anl de l'évoque le ministre el pérateui de son sacerdoce el l'associant à son action vivifiante, il lui donne encore pari à son .mlm-il.'- el à tous ses droits.
.i 'loue l'empire sm son église; et, comme Jésus-Chris! rincipalemènl l'Eglise universelle par le soin qu'il prend de la régij cl par l'assistance qu'il donne a son Vicaire pour la gouverner en son nom, c'est aussi en exerçant >m son peupl empire spirituel que l'évèque lui donne continuellem tins les
plus utiles e| pourvoi! à son salul el à ses progrès.
Gel empire de l'évèque comprend le pouvoir de faire des lois et d'établir des règlements stables; il comprend en second lieu le ir de juger el de maintenir la paix el le bon ordre par des sentences qui terminent les différends ou frappent le?, coupables; enfin il contient encore le pouvoir d'exécuter se- décisions et d'appliquer des peines, jusqu'à retrancher de l'Eglise les prévaricateurs el le> rebelles.
Ce triple pouvoir rend le gouvernement de l'évèque tutélaire et redoutable tout ensemble. La santé et la vie de ses sujets, et non pus la vie temporelle, mais la vie éternelle, dépendent de l'exercice qu'il en fait. Quelle crainte ne doit pas inspirer aux chrétiens l'autorité du prince el du juge déposée entre ses mains! Quelle doit être leur 'obéissance! Mais celte crainte est tempérée par l'amour; celle obéissance est filiale. Car tout ce grand pouvoir repose sur le bienfait de la régénération et sur le don de la vie nouvelle. C'est le pouvoir paternel de Dieu même sur les fils d'adoption qu'il s'est donn • Christ, l'unique et le premier-né. L'évèque en porte la véné-
rable image; car, dit saint Ignace martyr, h celui que Dieu le Père ernement de sa propre famille et des fils qu'il s'est donnes, doit être reçu comme Dieu lui-même.
(il fldlVTa Y«p, 0/ r.iU.-c: Ô olxoSeOTCdTT|Ç st( ÎÔlOCV OtXGVOpfcv, O'jTuj; 0£Î /,(ii;
otùtbv oiy i'7!}x: w; kÙtôv tov néfi-J/avra. (S. Irai. Epis t. ad Eph. n. 6.)
Dans l'exercice de cette autorité, l'évêque entrera dans un contact plus immédiat avec 1 élément variable des choses humaines. Il devra soutenir et diriger son peuple au milieu de périls sans cesse nouveaux et de circonstances diverses. Chaque siècle et chaque contrée apportent à Jésus-Christ, avec les générations humaines qu'il est venu sauver, les exigences changeantes de leurs faiblesses et de leurs progrès, du bien et du mal qui est en elles, de leur civilisation ou de leur barbarie.
Chaque siècle a ses temps de paix et ses temps de persécution ; le milieu social où l'homme est jeté par sa naissance et où l'Eglise le vient chercher pour le régénérer est une atmosphère formée d'éléments multiples et contraires, lentement préparée par les révolutions humaines, et qui ne cesse de .se modifier d'ègeen âge. Les influences malsaines et les courants salubres y passent tour à tour. L'Eglise, qui ne respire que le ciel, doit traverser dans son pèlerinage cette atmosphère incertaine. Le chrétien n'est pas du monde et il est dans le monde. Pour le guider parmi tant d'obstacles et de périls, cpiel art délicat, quelle prudence, quelle force, quelle suite ne fautil pas clans l'autorité du pontife chargé de ce soin ! u L'art des arts est le gouvernement des âmes. » (i) L'évêque, tout en gardant une fidélité inébranlable aux principes immuables, devra, dans ce gouvernement, observer les temps et les circonstances et laire la part de l'inconstance des choses humaines ^2).
Mais ce gouvernement de l'Eglise, pour sembler plus rapproché des vicissitudes d'ici-bas, n'en est pas moins sacré dans son origine et dans son essence, et l'autorité de l'évêque est toujours cette auguste paternité que lui donne son pontificat. Les fidèles reçoivent de lui la vie divine et l'aliment de cette vie, et ils lui appartiennent à ce titre. L'autel et le trône de l'évêque sont liés dans le même mystère; l'évêque ne s'assied sur le trône que parce qu'il monte à l'autel, et,
(1) Ars est artium regimen animarum. (S. Greg, M. Beg. pasl. Pars I, c. 1.) (2) Pro qualilate igilur audienlium formari débet sermo doclorum, ut et ad si:a singulis congruat, et tamen a communis œdificationis arte nunquam recédât. Quid enim suit intentée mentes audilorum, nisi, ut ita dixerim, quaedam in cithara lensiones stralse chordarum'? quas tangendi artifex. ut non sibimetipsi dissimilecanticnm faciat, di'ssimiliter puisât. Et ideircochordœ consonam modulationem reddunt, quia uno quidem plectro, sed non uno impulsu feriuntur. Unde et doctor quisque, ut in una cunetos virtute charitatis a'dificel, ex una doctrina, non una eademque exbortalione tangere corda audientium débet. (Ibid., Pars III, Prol.)
I EGLISE P Vit I l< I I.II.Mi; 21
vin ce ti m- de sa m\auté, il .1 poui sujets ceux auxquels il donne 1 l'autel la \ ie éternelle.
Il faut donc nous gardei de comparer (l'autorité • I < - l'évèque à ■elle des magistrats politiques. Celle-ci est toute de droit |>« i-ihi' : établie pai le législateur et accommodée arbitrairement selon >a piu dence aux variables exigences des convenances sociales, elle peut être limitée dans -a durée, mesurée dans son étendue, partagée entre plusieurs.
Mais l'autorité de l'évèque a des racines plu** profondes; elle est fondée, non plus seulement dans le droit positif et arbitraire du législateur, mais dan- la nature des choses, ou plutôt dans le sacrement divin de la hiérarchie. Elle est inaliénable comme celle du père dans la famille; il est seul à la posséder, et, encore qu'il en puisse déléguer l'exercice, il n'en peut partager la -utatance. Elle ne lui esl point donnée pour un temps déterminé, et le lien sacré qu'elle établit entre lui et son Eglise ne peut être rompu que par la mort ou par un acte souverain du Chef des évéques, ainsi que nous l'axons vu en -ou lieu : car c'est au Chef des évéques, el à lui seul, qu'il appartient de rendre légitime et efficace la renonciation qu'un evèque l'ait de son titre, ou d'enlever par sa sentence à un indigne le gouvernement de son peuple.
L'essence de l'épiscopat esl ainsi d'un ordre supérieur aux créations du droit pnsitil ; elle esl immuable : ce droit ne peut l'atteindre. Kl si, dans le cours des âges, les canons #et les constitutions pontificales en ont tantôt élargi l'action et tantôt restreint les'attributions, ces lois n'ont atteint (pie le pur exercice de la juridiction épiscopale, sans toucher au fond (.les clioses.
La vénérable antiquité connaissait ce caractère sa< ré de l'autorité des évéques, et la tradition, en ne la séparant jamais du pouvoir qu'ils ont reçu d'enseigner, de baptiser et de sacrifier, la distingue absolument de ces autorités purement administratives établie- par la prudence du législateur pour la police des société-, et qui ne supposent aucun rapport antérieur nécessaire entre ceux qui en sont revêtus et ceux sur lesquels ils l'exercent.