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et ^. Deçoppet^ dans la Préface "de l'in^roc^wdîo)! à la BogmaU(luei,'msinï parlé infininlent mieux que je ne saurais le faire. Je n'ai, d'aiileurs> que des souvenirs personnels; fo|?t. lointains et fort confus. Ce que je nae rappelle, c'est le grand respect dont M. Jalaguier était entouré, la grande et légitimelàutoritéqu'il avait. Je me l'explique facilement aujourd'hui. Cette autorité venait de lui-même, sans doute ;; de sa modération, de son grand bon sens, de sa valeur intéUeotueUe,de sa modestie, de sa foi vivante, de sa piété j de sia bonté et dé ce je ne sais quoi, plus rare qu'on ne ppnse,^'quiifàitqu'Lin homme n'est pas seulement quelque cliQseiiïùàis quelqu'un. Mais elle venait surtout, j'imagine, de ce qiiM était, de ce qufil s'efforçait . d'être,^ en tout cas, : un vrai chrétien, un vrai réformé, c'è'st-à-dire, un homme;, de la Bible.. Devant'elle, il s'inclinait entièrement; d'elle, il voulait tout tirer ; c'est elle qu'il voulait partout, dans sa vie privée ou publique et dans son enseignement, essayer de réaliser. ' Ain fond, toute sa méthode consistait en ceci : prendre sa Bdblè, la lire et; la relire avec prière et la plume.à la iïiainy faire .servir ses autres et nombreuses lectures à la mieuicônip rendre., puis dire ce qu'il y avait trouvé. Il; portait en lui, il transmettait aiissi, comme un reflet de son, inspiratiofn.i De Jà son autorité et une autorité durable., N'ayant Youlu valoir que par la Bible, il vautyraiment à, cause d'elle.. Quelle autorité, d'aillèurs/est réelle et durable, sinon rcelle que nous voulons ne pas tenir de nous-mêmes?
Qnantiîi l'ouvrage, au premiers abord j'avais craint,, je. n'hésite; pas à le dire, que la pubUcation d'un traité dé, l'Eglise ne fût,. à rheure actuelle, une entreprise bien hasar-. deuse, une sorte d'anachronisme. Il faut convenir que, dans notre Protestantisme, les préoccupations semblent se porter ailleurs; convenir également que, sur la questioti", d'Eglise, lés idées, si tant est> qu'il y en ait, sont terrible-'
PRÉFACE XXy
ment vagues, flasques^ insaisissables... Je me demandais donc, non sans quelque anxiété, quel accueil lui serait réservé.
Eh bien! j'ai changé d'avis et je crois que l'éditeur a bien fait de publier ce nouveau volume, parce que je crois qu'il pourra être vraiment utile à la cause de la vérité et à;n,btre Eglise. . ...
, Ainsi, et tout d'abord, il donnera à plusieurs, des notions plus exactes et plus fermes en ecclésiologie. Je disais, en commençant, combien j'avais été heureux de trouver ici, coordonnés, tous les traits épars dans la Bible sur l'Eglise^ sa nature, sa mission, ses droits, . les devoirs de ses mem^ bres, et sur les mille questions qui se posent à propos d'elle. Je puis donc hardiment recommander la lecture de l'ouvrage de M. Jalaguier à ceux qui souffrent de la même insuftisance que moi. Quel que soit leur point de vue personnel, ils auront tout avantage à trouver ici, consciencieusement exposé, et par un homme d'une telle Valeur intellectuelle et rehgieuse, l'enseignement biblique sur la matière. Plus d'un, peut-être (si j'ose juger des autres ' par moi-riiême), éprouvera quelque surprise, d'avoir été si
complètement et si longtemps à côté des vraies, notions bibliques, qu'il croyait, de bonne foi, connaître et conserver.
Qui sait même si, les connaissant mieux, et connaissant mieux aussi nos traditions réformées, telles qu'elles sont réellement, et non pas telles qu'on se plaît \trop souvent à nous les représenter, il ne se sentira pas obligé de travailler à ramener notre Eglise, mutotis mutandis, à l'ordre qui est le: sien? On me pardonnera do le dire franchement : je crains que Fincertitude et le trouble ecclésiastiques, dont il semble parfois que nous soyons impuissants à sortir^ ne proviennent principalement, partout où la foi n'est pas morte, d'un manque d'éducation ecclésiastique. Il n'y. a