‹ De l'église [microform] ;Chapitre 6 sur 38 · XIV PRÉFACE I · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE I

évangéiique et de l'histoire apostolique, à quel point Jésus- Christ et les Apôtres l'oiit pratiquée.

Cette condescendance, à laquelle l'auteur — et cela ne surprendra pas ceux qui l'ont connu — attache une telle importance, qu'on peut dire qiie tout son ouvrage en est -comme imprégné, doit aller jusqii'au point où « les droits 'de' la vérité et les obligations de la fidélité » seraient compromis. Par contré, elle ne doit avoir rien de commun avec l'indifférentisme doctrinal, ainsi que cela ressort nettement de la « sévérité de doctrine » et de la « rigidité de principes » qui régnent d'un bout à l'autre des écrits apostoliques. Les Apôtres, en eif et, ne poursuivent pas moins la pureté de la doctrine que l'union de l'Eglise; la foi que la charité. Et cela se comprend, car l'Eglise chrétienne n'existe que par la doctrine chrétienne et avec elle. Correctif du jugement individuel exagéré, ce principe de condescendance frappera donc également à leur base le séparatisme dogmatique (dissidence) et le séparatisme libéral. Il sera le lien de la paix.

. Tout cela est fort bien. Mais enfin, puisque le devoir de tout fidèle est, d'une part, de rester attaché à la vraie Eglise visible et, de l'autre, de montrer une condescendance qui, pourtant, ne saurait être indéfinie, comment discernera-t-il cette Eglise et comment fixera-t-il les limites de cette condescendance ?

C'est à celte double question que va répondre l'auteur, d'abord en indiquant (non sans combattre à cette occasion, avec de bonne controverse, trop rare aujourd'hui et qu'on est d'autant plus heureux de trouver là, les prétentions de telle ou telle Eglise à l'être et à l'être seule); en indiquant^ dis-je, les marques, ou plutôt la marque de l'Eglise vraie, puis en développant ses vues sur la doctrine des points ou articles fondainëntaux. ' f '^/^ / , , ,

PREFACE

La marque principale, fondamentale, de la vérité de FEglise est « la pureté de la doctrine et du culte; en d'autres termes, la fidèle prédication de la Parole et l'exacte administration des sacrements institués par Jésus-Christ » ; ou, plus simplement^ « la conformité à FEvangile ». On croirait vraiment entendre Mestrezat! Ecoutez plutôt : «La marque de l'Eglise (.vraie), dit-il, est la pureté du service et du culte. Et parce que la doctrine et le service sont en leur pureté, quand ils sont tels que la Parole de Dieu... les establit, dire que la marque de TEglise est la pureté de la doctrine et du service, ou la pure prédication de la Parole et la sincère administration des sacremens, c'est dire que la marque de l'Eglise est sa conformité à la Parole de Dieu. ». Et l'on parle de nos variations !

Mais chaque communion ne prétend-elle pas avoir cette pureté? Gomment, dès lors, établir le bien fondé de son droit à le prétendre ? Comment déterminer celle qui a le droit le plus réel?

M. Jaiaguier estime que ce n'est pas parla polémique^ mais par la symbolique, qu'il faut chercher et qu'on pourrait arriver à le déterminer. Seule, en effet, la symbolique permettra de bien définir la doctrine de l'Eglise vraie et, par conséquent, de déterminer ce que cette Eglise devrait être, en vertu même de sa doctrine. Cette symbolique étudierait d'abord le dogme, pour démêler, des doctrines traditionnelles ou autres, les doctrines vraiment bibliques, et pour mettre en relief les points communs entre les diverses Eglises chrétiennes. Puis elle s'occuperait, dans les mêmes conditions, de la morale et du culte.

Le lecteur devant trouver plub loin l'exposition détaillée des vues du professeur de Montauban sur ces divers points, je me bornerai à donner ici quelques indications sur ce qu'il appelle la doctrine des points fondamentaux. Cette

doctrine, que son nom même suffit à définir, était fort en

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