XVI PREFACE
honneur chez nos Pères (qui les nommaient souvent points ^essentiels) et je ne puis que partager les regrets exprimés par M. Jalaguier, de la voir si abandonnée aujourd'hui. '. Gè n'est pas, d'ailleurs, en se dissimulant les diffieultés qu'elle présente/ qu'il propose d'y revenir. Ces difficultés, il les estime même « invincibles » et « insurmontables », s'il s'agit de corisidérer les points fondamentaux dans leur rapport aVec le sàlut individuel. Seulement/ elles ne sont plus les mêmes, quand on pose et qu'on étudie la question dans ses rapports avec la dogmatique, ou avec l'organisation ecclésiastique. On est alors « sur un terrain plus fet'me et mieux connu; on juge ce qu'on a le droit dé juger, car on peut,^ cërteSj constater et déterminer quels sont, entre les dogmes du -Christianisme, ceux qui tiennent tellemèïità son essence, à son but, à son plan, à son caractère propre, que, si on lés néglige ou les nie, on soit conduit logiquement et forcément à changer la forme, la tendance' la nature de tout le système évangélique... On peut déterminer également quelles sont les doctrines générales, dont la profession est nécessaire à une Eglise, pour qu'elle ait cette unité d'enseignement et de direction, cette communauté de vie, qu'exige l'association religieuse ».
Naturellement, ici comme partout, l'auteur , part de l'autorité révélée dé l'Ecriture, pleinement reconnue. Le principe réformé, qui est celui-là, est son point de départ et son point d'appui. Sans cela, en effet, les recherches et. les efforts resteraient vains; il n'y aurait plus de document assuré du contenu substantiel et vital du Christianisme; il n'y aurait plus de critère certain pour discerner ce qui est vraiment fondamental.
Gomment M. Jalaguier divise ce qui lui semble fondatn entai en articles de premier et de second ordre ; ce qu'il laissé de côté comme non fondamental^ et comment il établit pair l'Ecriture, le raisonnement ana!logique et l'opinion
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