‹ De l'égliseChapitre 26 sur 76 · L.us · texte numérisé non relu

L.us

(1) L'expérience ne s’est que trop prononcée depuis que ceci a été écrit. ; (Edit.)

CN ee à

LA

NOTION SCRIPTURAIRE 95

Il existe ensemble le devoir de l'union et le droit de séparation, l'œuvre de la condescendance et celle de Ja fidélité qu'il est si difficile de faire marcher main à main. (J’essaierai ailleurs d'y marquer quelques règles générales). Ici je voudrais seulement maintenir contre les tendances du jour un des éléments ou des attributs scripturaires de l'Eglise, celui d'unité, {1 y a là, à mon sens, un principe à justifier et un écart à signaler ou à

prévenir.

Si le morcellement du monde chrétien est une nécessité dans les circonstances présentes, 1l n’en est pas moins un désordre, et par là même un mal et un grand mal. En nous attachant d’abord à la question d'utilité, une enquête de commodo et incommodo sera-t-elle favorable à l'opinion qui célèbre les heureux effets de la diversité des doctrines et de la multiplicité des sectes ? J'examinerai rapidement la position que le fractionnement du Protestantisme lui fait vis-à-vis du Catholicisme, vis-à-vis du monde, et vis-à-vis de lui-méme, je veux dire relativement à l’œuvre de régénération et d’évangélisation qu’il a à accomplir :

4° Vis-à-vis du Catholicisme. — Il s’est opéré dans le Catho-

hcisme une restauration analogue à celle qu'il éprouva à la fin

du xw° siècle sous le souffle de l’esprit protestant, et par laquelle il maintint ou reconquit un tiers des contrées qui lui échappaient. Le cadavre s’est transformé en un corps vivant. Partout il a passé de l’inertie à l’action et de la défensive à l'offensive. C'est plus, à vrai dire, qu'une restauration ; c’est une évolution réelle et profonde. Jamais le principe d'unité et d'autorité, qui fail son prestige et sa force, n'avait eu l’universalité qu'il a aujourd'hui; jamais il n'avait été accepté et ne s'était déployé avec un tel accord.

Qu'oppose à cela le Protestantisme ? Quand il se formerait en association générale pour la défense de ses intérêts et de ses droits, si ce n’est pour le maintien de ses doctrines, il n'aurait jamais, comme pouvoir ecclésiastique, l’unité d'intention et de

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