‹ De l'égliseChapitre 3 sur 76 · PRÉFACE VIL · texte numérisé non relu

PRÉFACE VIL

mettons par cela seul qu'il est de Dieu... Sans doute, on peut examiner, non seulement pour constater l’enseignement de la Bible, mais pour le juger, en s'attribuant le droit de ne ladmettre qu’autant et en tant qu’on lapprouve. Ce fut le principe socinien; c’est le principe rationaliste. Ce n’est pas le principe protestant, et l’on à tort de nous l’imputer, comme sil constituait réellement notre maxime théologique et notre règle religieuse. Le vrai protestantisme est, vis-à-vis de la Bible, la soumission de l'esprit et du cœur à la Parole d'En-Haut.. Le Protestantisme est infiniment plus que la négation de toute autorité humaine en matière de religion. Il est le retour au Christianisme primitif par l’Ecriture. Le droit ou le principe d’examen n’est que sa méthode : ce qui fait son essence, et aussi sa force, c’est la vérité évangélique, telle que la pose et l'impose la Parole de Dieu. »

Voilà donc la règle, la règle parfaitement sûre et suffisante, que suivra notre auteur. La Bible sera son fil conducteur, sa norme, son point de comparaison et de repère et, partout, toujours, 1l en appellera, comme il le dit quelque part, « à la loi et au témoignage ».

- On me fera le crédit de croire, que je n'ignore pas l’objection fondamentale que peut soulever ce point de vue. Il n’en est pas moins évident que, pour être un vrai chrétien

réformé, au sens historique et traditionnel de ce mot, on ne

saurait récuser le principe même sur lequel la Réforme s’est faite tout entière. Or,.ce principe, c'est lautorité souveraine des Saintes Ecritures en matière théologique et ecclésiastique.

M. Jalaguier ne pense pas autrement.

Page 1