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se touchaient par tant de points qu'ils devaient fréquemment se confondre, surtout à une époque où la constitution ecclésiastique était si peu déterminée. Nous inclinons à croire que c'était, sous des noms divers et peut-être dans des situations différenles, le mème ordre de soins, de devoirs et d’emplois, et par conséquent la mème charge. Cetle inslilulion était bien nécessaire à une époque où la position de la femme dans la société était tout autre qu'aujourd'hui.
Question de l'Episcopat. — Une question fort controversée et qui a souvent pris un inlérèt et une gravité extrème, est celle-
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ci: Les litres d’érisxoros et de mpeséuresos marquent-ils deux classes de ministres ou une seule? la distinction entre l’évèque
et le pasteur ou l’ancien (1) est-elle d'institution divine ou d’inslitution ecclésiastique et humaine ?
On ne trouve dans le Nouveau Testament nulle trace de celte distinction. io Les noms d’« évéque » et d’ «ancien » y sont souvent pris l’un pour l’autre et donnés aux mêmes personnes. Ainsi les pasteurs d'Ephèse (roesséuséocot) (Act. XX, 17) sont ensuite nommés évêques (érirx0mous) (v. 28). |
2° Il n’est jamais fait mention que de deux ordres de ministres,
(1) Cette question recoit de nouveau une haute importance des débats qui s'engagent de toutes parts sur la constitution de l'Eglise. Elle se relève et dans la controverse catholique et dans la controverse protestante entre les Episcopaux et les Presbytériens. Les Anglicans, en particulier, reviennent à afficher des prétentions extrêmes relativement aux prérogatives épiscopales. Pour un grand nombre d’entre eux, l'Eglise romaine est une église véritable, tandis que les églises protestantes ne sont que des sectes. Le prêtre catholique qui se fait anglican n'a pas besoin de consécration nouvelle parce qu'il a recu l’ordination véritable, tandis que le pasteur presbytérien doit être de nouveau consacré. Le Puseysme n’est que l’exagération de cette tendance. De tels principes doivent nécessairement raviver les discussions, surtout avec l'importance que la question ecclésiastique reprend partout. Ce sujet tient d’ailleurs à d’autres, tels que celui de l’ordination et de la succession apostolique, auquel on a quelquefois comme suspendu toutes les grâces de la Nouvelle Alliance.
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«les évêques et les diacres », ou «les anciens et les diacres », là même où tout conduisait à parler des trois ordres s’ils eussent réellement existé, comme par exemple lorsque saint Paui doune des règles pour leur élection. Après avoir exposé les qualités de l'évêque il passe à celles des diacres (1 Tim. IID). Est-1l possible d'expliquer ce silence relativement aux anciens dans une telle occasion, autrement que par leur identité avec les évèques? Cette induction se change en certitude quand on voit l’Apôtre, donnant les mèmes préceptes Tite [,5-7, employer indifféremment les deux nomsetles échanger l’un contre l’autre: « La raison pour laquelle ze lai laissé en Crète, c’est afin que. tu établisses des pasteurs (rpecôurépous) dans chaque ville ; savoir s'il se trouve quelqu'un qui sont trrépréhensible, mari d'une seule femme, etc., car 1 fautque l'évêque Toy énisxonoy) soût irrépréhensible, etc. » — 3° I] y avait plusieurs évêques dans une même ville {Phil. I, 4 : « Paul ‘et Timothée... aux évêques et aux diacres qui sont à Philippes, ete.») ce qui est tout simple dans l'opinion presbytérienne, mais incon-
ciliable avec le système épiscopal. Pétau (1) suppose que les . apôtres ordonnaient plusieurs évêques dans le même lieu, afin.
qu'on les eût tout prêts pour les envoyer là où il serait nécessaire : hypothèse inadmissible, qui laisse d’ailleurs subsister les difficultés. Car elle n’explique pas pourquoi saint Paul ne s'adresse qu'aux évêques et aux diacres de Philippes, sans nommer les anciens, ni pourquoi il appelle évêques ceux qui avaient élé désignés auparavant comme pasteurs ou anciens d’'Ephèse (Act. XX), ni pourquoi il néglige les anciens, dans sa
lettre à Timothée, en exposant les qualités des ministres de.
l'Eglise, ni pourquoi il les confond avec les évêques dans sa
lettre à Tite. Tous ces traits qui indiquent si positivement l'iden-
tité des deux titres pour saint Paul, restent loujours ; l’hypothèse n'en rend pas compte. — 4° Dans les systèmes où l’on pose
la suprématie des évêques comme de droit divin, on leur réserve
(1) De ecclesiastica hierarchia, etc., Lib. 1, cap. [. (Paris 1641).