‹ De l'égliseChapitre 52 sur 76 · ALT · texte numérisé non relu

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le gouvernement de l'Eglise, la décision des questions de doctrine et de discipline, l’ordination, ete. Or, il n’est parlé que des anciens dans le Concile de Jérusalem (Act. XV, 2. 4.6. 22, 23), L'ordination est attribuée à ces derniers (1 Tim. IV, 14) aussi bien que la direction des affaires ecclésiastiques (1 Tim. V, 17 : ROVETTUTES ROETÜUTEO! ; I Pier. V, 1.2: énisxonodvrec). D'ailleurs, dans l'esprit du Nouveau Testament, loutes ces fonctions gouvernementales, dont on fait la base de la supériorité des évêques, sont inférieures à celle de la prédication, unanimement accordée aux anciens (Act. VI, 2.4: I Cor. I, 17).

On a voulu tirer de L Thes. V, 12. 14, la distinction apostolique de lévèque et de l’ancien, prétendant que saint Paul y parle de deux ordres de pasteurs, dont les uns gouvernaient et les autres enseignaient : « Toÿs xortyrus êv Div, LU, TOOLTTAUÉYOUS buy y Kupiw, ui voulerodvrus buis. » Mais la forme même de la phrase prouve qu’il n’a réellement en vue qu'une seule classe d'ouvriers évangéliques, qui présidaient et instruisaient tout ensemble, ou qui pouvaient faire lun et l’autre, l’article n'existe que devant xor:&yrs. Ce passage est parallèle de L Tim. V, 17, où l'Apôtre veut qu'on honore doublement l’ancien qui préside et qui instruit.

On a dit que le mot z2e569e00s étant un titre honorable (senior) il a pu en ce sens être appliqué aux évèques, et que celui d'éri- 540705, pris dans son acception élymologique, a pu être employé pour désigner les anciens, sans qu’il résulle de là l'identité ecclésiastique des deux titres, — que le nom d’apôtre, qui dans sa signification propre ne convient qu'aux Douze, est pourtant

donnée à d’autres, — et que les Douze se sont appelés euxmêmes rpesburepot et même o.2xovot. — Nous ne nions pas la vé-

rité de ces observations, mais évidemment elles ne rendent pas compte des faits. S'il existait dans la Primitive Eglise une distinction formelle entre l'office d’évèque et celui d’ancien, comprend-on, je le répète, qu’elle ne soit indiquée nulle part, et qu'il

ne soit jamais fait mention des droits et des devoirs respectifs

La

338 : TROISIÈME PARTIE de ces deux ordres de ministres, même dans les occasions où tout conduisait ou obligeait à en parler (Phil. I, 1 ; 1 Tim. HT;

Tite D? Si la différence des deux ordres était établie dans d’autres passages, comme l’est celle des ministres ordinaires et des

ministres extraordinaires, l'explication proposée serait valable

pour les passages où les Litres d’'évèque et d’ancien se présentent comme identiques. Mais prétendrait-on conclure /a différence des textes mêmes qui impliquent l'identité?

On a dit encore que Timothée et Tite étaient évèques, que c'est en cette qualité qu'ils établirent des anciens, l’un à Ephèse, l’autre en Crète, et que c'est par conséquent dans leur ministère qu'il faut chercher l’idée apostolique de l’épiscopat.— Mais

celte assertion a pour unique fondement la souscription de

l'Epiître à Tite et de la seconde à Timothée. Or, il n'ya qu'une voix sur l’inauthenticité de ces souscriptions comme des autres. D'après la nature des fonctions de ces deux compagnons de saint Paul et d’après le témoignage de l'histoire, il est évident qu'ils appartenaient à la classe des évangélistes (Act. XVEL, 3.4; Rom: XVI, 2157 Cor. IV; 17; 17 Fim.lV; 9.410: ÆPCoENEe 23 : Tite Ï, 5). | | | Ainsi, le Nouveau Testament, si on le prend pour unique

juge, donne gain de cause aux presbytériens ; non seulement il.

se tait absolument sur la distinction des deux ordres, mais il s'exprime partout de manière à prouver qu'il ne la fait point ; témoignage à la fois négatif et positif qui ne saurait laisser de doutes. | |

Mais il se présente ici un fait remarquable et grave ; le système épiscopal se trouve à peu près universellement établi dès le n° siècle. Cette question semble dès lors se placer sur la même

ligne que celles du dimanche et du pédobaptisme, où manquent :

aussi les délerminations scripluraires, et où de l'ancienneté et de l’universalité on conclut l’apostolicité. C'est la base d’arguméntalion qu'ont adoptée un grand nombre d'épiscopaux. — Nous pouvons répondre 4° que le point en discussion n'est pas

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