‹ De l'électricité statique en médecine [microforme]Chapitre 2 sur 7 · ONE CNE SES RE PE TER TN RE MOMENTET · texte numérisé non relu

ONE CNE SES RE PE TER TN RE MOMENTET

Cherchons maintenant à connaître la forme du courant dans la. ranklinisation, Deux cas sont à considérer : celui où la décharge

d'un conducteur isclé relié à l’un des pôles d’une machine statiqueest bruyante, et celui où elle est presque silencieuse ; en d'autres I termes il y à à examiner: 1° le cas où la décharge a lieu par étincelles, 2° celui où elle a lieu par aigrette ou par souffle.

1° Décharge par étincelles. Lorsque deux conducteurs sont à. des potentiels très élevés et très différents, par exemple les deux boules polaires d'une machine statique en marche, il tend à se faire entre eux un équilibre de potentiel ; celui-ci aura lieu lorsque la différence de potentiel sera assez grande ou la distance des deux conducteurs assez faïble pour que la résistance de l'air interposé puisse être vaincue. À ce moment se produit une étincelle qui jaillit entre les deux conducteurs avec un bruit éclatant ; elle est le résultat de la décharge disruptive et sa trajectoire représente le cuircuit qu'a suivi le sourant entre les &eux corps, ce courant est un courant instantané.

2° Décharge par aigrette. L'équilibre électrique entre deux conducteurs électrises peut aussi se faire moins bruyamment ; il suffit pour cela d’armer l’un d'eux de pointes plus où moins aiguës. I n’y aura plus aloïs d’étincelle, mais bien un bruissement particulier que l’on nomme l’aigrette électrique. La décharge n’est plus l brusque : elle se fait d'une façon continue et le conducteur, terminé en pointe, présente une lueur violacée. La forme du courant de cette décharge disruptive diffère donc de celle du courant produit par l'étincelle en ce que le temps est beaucoup plus grand: le courant À n'est plus instantané. C’est en réalité une variation de l’étincelle affectant la forme d’un jet de flamme violacé, avec des ramifications multiples ; comme elle part du pôle positif on favorise sa production en adaptant à la boule de l'excitateur de ce signe une pointe métallique, si on adapte celle ci, au contraire, au pôle négatif, on n’aper- ù çoit qu'un petit point lumineux à l'extrémité de la pointe. C’est l’aigrette que les marins désignent sous le nom de feu Saint-Elme lorsqu’elle se manifeste à l'extrémité des mâts des navires, à la fin d’un

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orage, on la remarque également au bout de la pointe du paratonnerre.

Quant à la détermination du signe des pôles d'une machine statique, les deux moyens les plus pratiques que nous connaissions sont les suivants : 1° Relier à l’un des pôles un conducteur terminé en pointe et isolé; si ce pôle est positif on voit une aigrette violacée prolonger le conducteur, tandis qu'avec le pôle négatif la pointe est terminée par un simple point brillant. 2° Approcher de l’un des pôles une flamme, celle-ci est attirée par le pôle négatif et repoussée par le positif.

Dans les machines avec condensateurs, pour réaliser l'expérience des étincelles, on réunit les armatures extérieures de ceux-ci au moyen de chaînes de cuivre, on écarte les boules des excitateurs de 2 à 3 centimètres seulement, puis on fait mouvoir l'appareil en augmentant peu à peu l’écartement des boules ; des étincelles d’une longueur presqu'égale au rayon des disques peuvent être ainsi facilement obtenues. Ceci constitue l’étincelle simple. L'étincelle mixte se produit en séparan les chaînes des deux armatures des condensateurs ; une partie é ‘te alors entre les chaînes et l’autre entre les deux boules des excitaeurs.

La machine petit modèle, munie de ses cvoudensateurs, donne des étincelles de 15 à 17 centimètres : quand les condensateurs sont enlevés les étincelles ne dépassent pas 4 à 5 centimètres, mais elles se succèdent avec rapidité. Pour obtenir des étincelles courtes, nouxries et rapides, on place les balais en croix les uns par rapport aux autres, et à 45° relativement sux peignes. Pour tirer de l'appareil la plus grande longueur d’étincelles, les balais doivent être placés de façon qu'ils soient le plus près possible de la ligne verticale du centre -du plateau, sans que ceux d’en bas touchent la corde de la poulie près de laquelle ils sont posés ; on met ensuite les excitateurs sous un angle voulu (90° environ) soit d’un côté, soit de l’autre. Les étin- -celles se succèdent alors moins rapidement, elles affectent la forme

d'un sillon lumineux brisé en zigzags et qui rappelle en petit la

PS

forme de certains éclairs. Quand l’étincelle est courte (en l'absence de condensateurs) elle prend la forme rectiligne.

La théorie de la machine Winshurst, comme celle de la machine de Holtz du reste, est très complexe. De l’aveu même de ceux qui ont cherché à l’établir, il n’est pas certain qu’elle aît été déterminée exactement. |

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