‹ De l'électrisation localisée et de son application a la pathologie et a la thérapeutiqueChapitre 21 sur 73 · I APPAREILS VOI.TA-FARADIOI'KS · texte numérisé non relu

I APPAREILS VOI.TA-FARADIOI'KS

<liiil('> par la st'|t;irati()ii <l(! la barre liurizoïitaU; K d'avrc le hoiilon I Si l'on \iMil (HIC les iiikîrinitt(;ncos soient laites Iciilriiiriil, oti tourne le bouton 1 (ii^. 28) de j^'anelie, ius(jii'îi cv, (\ue la li{^ne tracée sur re bouton soit (liri}j[ée transversalem<Mit ; puis, (mi attirant a soi la tifïedu rhéotome I^ jusqu'à cecjuc la banc K (\\i Irenibleur soit «mi contact avec le bouton 1, ce (|ui Icrnic le ciicuit lorinf'; par la pile et le lil (le la première hélice, on l'en M'pare en repoussant la ù'^u (lu ihéotome L. On a obtenu alors une inteimittence. On [Hiit ainsi pi'oduire plus ou moins rapidement des s(''ries d'intermittences. Veuton obtenir les intermittences rapides du trembleur, on tourne le bouton I de droite à gauche jusqu'à ce (\\ui la barre E, repoussée par un excentricpie platiné, fixé au bouton, soit assez rappiochéc de l'aimant temporaire .1 qui est en contact avec le fer doux placé au centre de la bobine. Ce rapprochement est assez grand lorsque le biuit du trembleur se lait entendre. Il faut régler avec soin ces tremblements, car lorsqu'ils sont trop rapides, par le fait d'un tro}) ^land rapprochement de la barre E et de l'aimant .1, les solutions sont moins franches et les contacts de ces deux pièces du trembleur sont moins parfaits. 11 en résulte que la puissance de l'induction est moins grande. On peut aussi produire des intermittences lentes avec la pédale rhéotome (fig. 29) qui a été décrite précédemment (page 138) et ([ui s'applique aux gros appareils. Pour cela on attache ses cordons conducteurs aux boutons 3 et ^ (fig. 27), puis, après avoir tourné le bouton I de gauche à droite jusqu'à ce que la barre E butte contre l'aimant J (de cette façon le courant de la pile est ouvert), on fait les solutions avec le pied, comme je l'ai dit précédemment. (Quand on appuie sur le bouton, B, fig. 29, le courant de la pile est fermé.)

Les boutons électrodes 1, 2, reçoivent les courants de chaque hélice. On y fixe les cordons conducteurs auxquels sont attachés les excitateurs. On fait arriver à ces boutons le courant de la première hélice ou celui de la deuxième hélice, en poussant à droite ou à gauche, jusqu'au point d'arrêt, la tige du commutateur C de ces hélices. Des chiffres gravés sur la petite plaque de cuivre traversée par cette tige marquent le côté vers lequel la tige doitjètre poussée pour faire arriver l'un ou l'autre de ces courants dans les boutons 1 et 2. Enfin la graduation se fait par le tube D, comme dans les autres appareils. Dans l'intervalle des applications, on ouvre le courant de la pile en repoussant la tige du rhéotome L, jusqu'à ce que la barre E butte contre le fer doux J.

Le petit appareil que je viens de décrire est celui dont je me sers actuellement de préférence, dans la grande majorité des cas. Je n'ai

AIM'AUKIL .MAG.NKTD-FAUADIOI E UK i/aUTKUH. 161

recours aux grands appareils (juc dans certains (-as dedia^iiostir, on pour certaines expériences électro-pliysiolojj'icjiic.s rt palli()l();.(i(|ues, et (juelipietois au point de vue tliérapeutiijui', connue lor^pie ia conlraetilitc ou la sensil)ilité est abolie; ou coMsi(l«M"aljlenient affaiblie.

La puissance pliysiolojj;i(pie de ce petit api)areil est très jj;ran(le, eu égard au petit volume de sa bobine. K Ile est due non-seulement aux excellentes proportions de longueur el de section de ses tils, et à sa bonne construction, mais encore et t)rinci[,alement a la puissante aimantation de son fer doux enroulé en Indice, et (pii présente ainsi une large surtacu d'aimantation (1).

AUTICLE iV.

API'AHEIL MAGNÉTO-rARADlQUE A DOUBLE C0L'nA^T DE L'AUTELK.

Les appareils volla-faradicjues dont j'ai exposé la des(U'iption et les propriétés dans l'article précédent ont servi a mes nomlneuses recherches électro- physiologiques , pathologiques et thérapeutiques. Ils ont subi cette épreuve avec bonheur; leur utilité m'est aujourd'hui parfaitement démontrée. Malheureusement la [)ré[niration de leur pile, toute simple qu'elle est, n'en exige |)as moins une certaine manipuhilion. Ce seul inconvénient a sulli pour les déconsidérer aux yeux de quelques médecins. On leur a prtiléré souvent les appareils magnéto-électriques usuels.

C'est pour ce motif que j'ai essayé de doter, autant ipie possible, les appareils magnéto-électriques des prot)riet(''s ([ue je crois indispensables dans la praticiue d<; l'art de la faradisation.

Je vais en donner la description.

§ I. — Description de I a|»|>;iroiS.

Mon appareil magneto-faradique (voy. lig. ;n) se com[)ose : duii aimant; d'une armature mise en mouvement [)ar un mécanisme particuher; d'un régulateur de l'armature, a la fois modérateur

^1) .l'ai oxpériineutc comme fer doux ceiilral, el au point de vue des ellels physiologiques, com[)aralivenieul, des iils de ler (selon la méthode do t)()ve), de> lubes fcudus de fcr-blane, eueh;\>ses les uns dans les autres, cl isolés, cliaeun, par une enveloppe de papier, puis une large plaque de ler-blanc enroulée en hélice, el dont la laee inlernc était isolée par une teuille de pai)ier. C^'esl ce fer doux en hélice qui m'a donné les meilleurs résultats pour la puissance des eirols physioloiiiques de l'induction, conune pour la force de lainjanlatioii.

DLCIIENNE. 11

162 APPAHKII, MA(;NKTn-F.\HAniOnK I)K r/AUTKUR.

(les courants et toiist'iir iiiayiKaKjiie ; de deux liclices dont 1m lil de (•uivie a une grosseur et une longueur inégales; d un iliéolcjnie;

FiG. 31.

d'un régulateur (ies intermittences; d'un graduateur des courants; d'un commutateur des liélices.

Aimant.

L'aimant est formé de deux branches cylindriques parallèles, reliées entre elles, à l'une de leurs extrémités, par un fer doux transversal.

11 est posé à plat et horizontalement sur un support fixé à la partie postérieure de la base de l'appareil. Son extrémité antérieure repose sur deux supports.

B. — Armature et son système moteur.

L'armature G, qui, par son mouvement de rotation, produit les intermittences du courant magnétique, est traversée dans sa partie moyenne par un axe horizontal terminé à ses extrémités par une pointe d'acier très dur, reçue dans deux pièces également d'acier et vissées dans deux montants de cuivre. Ces montants sont solidement fixés, au moyen d'arcs-boutants, à une plaque mobile et quadrilatère de cuivre G, qui repose sur la base de l'appareil. Entre ces deux montants et à leur extrémité supérieure se trouve adaptée une grande roue A, dont l'arbre traverse d'un côté le montant antérieur dans lequel il peut exécuter des mouvements de rotation,

DESCRrPTION DE L'aPPAREIL. 463

tandis que son (jxtrùmiUî terminée on pointe est reçue dans une pièce fixée au montant postérieur. L;i manivelle M, (pii met la grande roue en mouvement, se retire a volonté. La eirconférence de la grande roue A est divisée en 64 dents, (pii mettent en action une petite roue à pivot armée de huit dents, et fixée sui- Viwc, de l'armature, de manière (lu'à cluuiue révolution de la ^'rande roue cette armature tourne huit lois sur sun axe, et produit en conséquence 32 intermittences du courant d'induc^tiun. Comme il est possible d'imprimer deux révolutions par seconde à la grande roue, on obtient donc encore 64 intermittences dans le même espace de temps.

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