‹ De l'électrisation localisée et de son application a la pathologie et a la thérapeutiqueChapitre 23 sur 73 · II. — Cornmiitalcur des liôliccs · texte numérisé non relu

II. — Cornmiitalcur des liôliccs

Le commutateur des hélices U est construit comme celui de mou appareil volla-faradique.

§ II. — Tliéorû' de l'appareil nia;;iM'to-fara«lique.

Les intermittences simultanées du courant ma-^neliiiue et de celui de riiélice centrale, produites i)ar le mouvement rotatoiie de la roue A, (jui met en action l'armature et le rliéotome 1» ; ces intermittences diverses, dis-je, développent des phénomènes d'iuiluctiori dans le {\\ de cette hélice centrale. La théoi'ie de ces phénomènes étant la même (pie celle de l'induction de tous les appareils magnéto-taradiques, je crois pouvoir me dispenser de la dévelopj)er ici.

A l'instant où cette induction se [)roduit dans l'hélice centrale, si la réunion des (\eu\ bouts du (il de la deuxième hélice en fait un conducteur fermé, il se développe dans ce dernier, ainsi (pion le sait, un contre-courant dont la direction a lieu en sens inverse du courant de la première hélice. (La possibilité de celt(i action inductri(^,(; de l'ht'lice centrale sur la deuxième luHice a été contestée tlu'oriquement, par quekpies physiciens, pour les appareils électromagnéti(pies. Je me réserve (Yvax démontrer bient(U expérimentalement la n'nilisation dans mon .ippai'cil.)

Une extrémité des (ils de la première hélice et de la deuxième hélice se rendant directement au bouton rhéophore P, et l'autre extn'iinité de ces hélic(\s communi(iuant avec la phupie métallique Ci qui supporte la ij;rande roue, il devient nécessaire de mettre cette plaque en rapport avec le second bouton i heophore P'. Le ré'gulateur des intermittences D renq)lit parfaitement cette condition, car il c(mimuni(pie par un (il de cuivre avec c(3 second bouton rhéophore P', et il est mis en contact, ou avec la phupie (i, ou avec les goupilles a de la grande roue A, (ixt'îc sur (;elte phuiue, au moyen d'un mouvement de bascule opéré par la vis 1) du irgulateur des intermittences.

Veut-on faire passer les courants rapides dans les cordons conducteurs de l'excitateur attaclK' au bouton rh(''ophore P', il est évident (pie la vis L) devra mettre le ressoi't 1 en rapport avec la phupu' (i, (jui (îlle-méme est en rapport avec l'autre extrémité des deux his. Mais si le ressort 1 ne con)nuini(pie avec la phupie F (pie pai' les goupilles a de la grande roue A, les courants i/'arriveront au bouton rhéophore P' que quatre, ou deux, ou une ïoh par révolution de la

166 APPAIIKII. MUiNKIM-FAHADIOnR HK I.'aIITEI;K.

grande rono A, Kii ((msiviiiciict', IcscoiKhiclciirs dcsrlcrtrodos'nttaclh'SiHix ijoiitous électrodes Pet P'iie reçoivent (pie (jiiatre.oii deux, on une iiilerfnil!eiice par r'Aoliition de la ;(rand(î roue, lorscpie le ressort touche les j^oupilles, ou bien ils reroiveiit le courant rapide; (32 ou i\fi inleiniittences par révolution de la roue), Icu'sque le ressort touche 11 phupie !nétalli(pn; (i. Je désigne la vis 1) (juifait mouvoir le ressort, sous le nom de 7'f''f/ula(rur rifs wtfrmiftcnces.

Le connnutaleui- des iK'lices se manœuvre comme celui d(; l'appal'cil volla-électri(pie.

Je renvoie, pour la théorie de la {^M-aduation des deux courants, h celle (pie j'ai (îxp(»sée à l'occasion de l'appareil volla-laradiipje à double courant. J'exposeiai bientôt couiment on peut graduer des doses fortes ou très faibles avec mon appareil magiK'to-faradifpie.

L'armature à t(!nsion continue a les mêmes propriétés que celle dont l'action est entretenue par la force graduée de la pesanteur. Je reviendrai plus loin sur ce sujet.

§ ni. — Exposition rapide dos principale» propriétés de Tapparoil nia;;néto-fara(lique ù. double courant, et des différentes combinaisons (fui ont présidé à sa construction.

A. — Double induction.

Bien qu'avant moi la double induction n'eût jamais été appliquée aux appareils magnéto-faradiques, je n'avais aucun doute sur la possibilité de l'obtenir. J'ai dit dans la précédente édition (page 157 et 158), comment et par quelle série de recherches j'ai réussi à la réaliser.

Cependant des physiciens très autorisés dans la science ont contesté la possibilité de produire cette double induction avec mon appareil magnéto-faradique. Que l'on me permette de démontrer expérimentalement que je ne me suis point fait illusion.

Je rappellerai que dans mon appareil volta-faradique la ibrce initiale est mixte ; que l'induction de la première hélice résulte de la modification produite : 1" par le courant de la pile circulant dans les spires de cette hélice, d'une manière intermittente; 2" par l'influence de l'aimant temporaire.

J'a* dit (chap. 1, art. 111, § ii) qu'un physicien attribuait en partie, à l'influence directe de l'aimant temporaire, les phénomènes physiologiques spéciaux du courant de la deuxième hélice. On se rappelle que, pour prouver le peu de fondement de cette hypothèse, j'ai expérimenté sans placer le iér doux au centre de l'hélice inductrice, et l'on a vu que cependant les phénomènes propres au courant

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de la (louxièiiic In'lice ne .s'en sont pas moins prodnils. L'airiiaiitalion tenjpoiairc, ai-j(; <lit, a^il dans ces appait-ils conuno seconde source initiale, pres(|uc a la niiiuicre de la j)il(\ sue le lil d(; la première hélice dont elle nîntbrce le c.ouraMt, (pii ii ^on tour réa^^it par intUience sur le courant de la deuxicine Imlice. Alors la puissance de ce dernier s'accroit, en conséquence, proportionnellement.

Dans les appareils niaf^Miéto-taradiipies, la lorce initiaUî est simple ; ce sont les changements int(;rmitlenls de Tétat de l'aimant hxe qui produisent l'induction dans le hl enroule innnédiatement sur cet aimant. Mais la puissance de; cette induction est des plus faibles, lorsqu'elle est exercée seulement par celte inHuence, en d'autres termes, j)ar les seuls mouvements rotatoires du contact (armature) moditicateur de l'aimant.

Pour ([ue l'induction acquière de la puissance, il faut (juc des solutions soient faites dans le fd de l'hélice, au moment où les modifications de l'aimant sont à leur maxinmm (un peu avant cpie le contact soit arrivé à la direction horizontale ou verticale).

Telles sont les dispositions de la première hélice de mon appareil magnéto-faradique. Les solutions qui se font sur le rhéotomc nont licv que diDis le gros jil enroulé immédiatement sur i aimant fixe, ^fais h; long lil lin (til do la deuxième hélice) qui est enroulé sur ce gros fil n'a aucune communication avec ce rhéotome. Or donci je maintiens, contrairement à certaines assertions o[)posées, (jue, dans ces conditions, le courant de la deuxième hélice à lil fm et long est un courant engendré par celui (|ui circule dans le lil gros central ; et je le prouve par rexi)ériencc (jue je vais exposer.

Expérience. — La puissance du courant développée dans le fil tin de mon appareil niagnéto-faradique est grande. Mais dès que les solutions du fil de la première hélice opérées sur le rhéotome sont suspendues, ce que l'on obtient dans mon appareil en tournant de droite à gauche le bouton a, fig. 31, c'est-à-dire lorscpie le courant forme par le fil de la première hélice reste ouvert, la puissance du courant de la dtMixièmc hélice est tellement diminuée, qu'on le sent à pcir.e, même en phnjant les rhéopliores sur les lèvres. Quand bien même des solutions seraient alors opérées sur le rhéotome, dans le fil de cette deuxième hélice, comme je puis l'obtenir, au moyen d'un mécanisme simple, sur un appareil que j'ai fait construire pour ces expériences, son courant resterait encore infiniment plus faible que lorsque cette même hélice est induite par la première hélice.

J'avais cru, et l'idée eu est sans doute venue à l'esprit de mes contr'idicteurs, bien qu'ils ne l'aient pas exprimé très nettement 0),

(1) Voici tpxtuollement la critique qu'un de mes savants contradicteurs,

IhS API'MIKII M\(;NKT()-K.\nAI)l()nK DK I, AIITI'IH

j'avais cru, dis-jc, (|ii(' pcut-jMrc ma pnMiiirri' li(;lict; a;;issail siii- la (l<Mi\irm(' hélice a la iiiaiiiere d'iiii liibe de cuivre, el inas(|iiait ou neiilralisail <a |)uissaiice; (jiie <•<* c(Mil;icleui' renin', en sOuvraiiI loin il coup au moyen de ses iutei'mitlences, permettait a l'acliou ]tlivsiolo,ui(pie du couiMiit pi'oiluit dans la deuxième lit'lice j>ar l'iiillueiic»' de l'aimant, de se manirestei- dans toute >a Idice. Si telle est linlluence e\erc('*(! par la ])remière hélice sur la seconde iiélice de mon a|)pareil ('lectio-ma^nélique , pei'sonne as>ui«'ment n'y verra \\\\ i^la-nomène d'induction. Mais l'expérience qnc je viens (h- relater prouve (pu' les choses se ])assenl diiVeremment.

On a vu, en etlet, (ju'en >u|)pi'imant les solutions du (il uros ftouf II' circuit reiite amurt, W n'y a plus que l'inlhu-iHUi diiv.'cle de l'aimant sur la deuxième hélice ;à fil lin), et (pie les cfï'ets physioloj^iques produit^ j)ar celte inllnenc(.' de l'aimant sur la deuxième héli(;e se réduisent ])res(pie à zéro. H est donc évident (juc, dans mon appareil (dertro-mairnf'lique à double courant, c'est le courant (léveK)i)pé

I\l. A. BecqucMcl, ;> fuite do mon appareil iiKi^ncto-farddiqiio et des j)ropriét(''S pliysioloiiiques de ses dei:\ lieliees : t- Dans l'appareil magnéto-électrique de >- M. Duehenne (île ! oulognc), dit il, deux fils sont superposés autour d'un ainianl )• live : le |)remier, plus gros et moins long; le deuxième, plus fin et pins long. )) Dans l(S itlécs de M. Duclicnne, le courant i)roduil dans le premier fil est un i> couraî'.t induit de j)remier ordre (de la [)remière hélice), et le courant pro ■ » duit dans le deuxième fil est déterminé par l'influeDce du premier. C'est un » cuuraut induit de deuxième ordre (de la deuxième hélice). M. Duehenne se » trompe. Les courants produits clajis les deux fi's so)it tous de a.r sous V influence » de raimant qui annule l'effet produit par le premier fil sur le deuxième, ou - plutôt le réduit à très peu de rlwse. Le courant produit dans le premier, comme î> celui produit dans le deuxième fil, sont tous deux des courants induits du prei> mier ordre ; seulement le premier produit dans le fil le plus gros et le moins long » est un courant d'une tension moi)idre que celui produit dans le fil le plus long »' et le plus fin, et ayant par conséquent des effets jnoins énergiques sur la peau » et sur la rétine. »

Kst-il besoin maintenant de faire ressortir le peu de valeur des expériences suivantes qui, selon mon contradicteur, démontrent irrécusablemenl la vérité de son assertion.

l. « .\utour de l'aimant fixe, dit-il, enroulez par superposition deux fils par- » faitement égaux en diamètre et en largeur, et faites agir l'armature du fer " doux par rotation; il se produira un courant induit de premier ordre dans

» chaque fil. »

Après les explications que j'ai données précédemment sur le mécanisme de mon appareil niagnéto-faradique, mon savant contradicteur abandonnera sans doute cette opinion qui n'est plus soutenable. Dans son expérience, le courant du second fil reçoit évidemment l'influence du courant du premier fil, résultant de

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(lajïs la jjn'iiiif'rc; liclice par rinflueiicc simultanée de son fil f^ros et (les niodilicatioiis temporaires de l'aimant; il est, dis-je, évident que c'est ce courant de la première hélice ({ui, réagissant sur l'hélice superposée (a fil fin et long), engendre dans son circuit un courant induit d'un ordre supérieur et très puissant.

H. — Uhcotome.

Dans mon appareil, les intermittences peuvent être obtenues deux fois ou quatre fois par révolution du fer doux, selon les indications particulières, au moyen d'un mécanisme particulier. ï*ourbien apprécier l'importance de cette disposition, au point de vue pratique, il faut se rappeler la théorie des phénomènes d'induction qui se produisent dans les appareils magnéto-faradiques usuels. Cette théorie a été exposée dans le chapitre l" (p. 21). Il a été démontré, en effet,

raction simultant'C de l'aimant et des solutions de ce fli, comme je l'ai déjà démontré.

II. Après avoir rapporté rcxpérieucc précédente, M, A. Becquerel ajoute : '( Le courant du premier fil sera plus intense que celui du deuxième, et le » deuxième moins intense que le premier, à cause de son éloignement plus grand » de l'aimant. Aussi le courant du deuxième fil ne produira-t-il plus les effets j' spéciaux des prétendus courants de deuxième ordre. »

A ce deniitM- point de \uc, cette expérience ne prouve absolument rien pour plusieurs raisons. 1" Pourquoi changer les conditions ordinaires des appareils éloctro-médicaux dont nous avons à étudier les propriétés spéciales? Quel est donc l'appareil à double induction dont les fils ont une égale section? 2'' Il n'est pas un fabricant d'appareils voltafaradiques qui ne sache qu'une des conditions principales pour obtenir une grande puissance physiologique dans une seconde hélice indnite, c'est que le fil do celle-ci est non-seulement beaucoup plus fin, mais aussi beaucoup plus long que celui du fil inducteur. Pour quelle raison n'en serait-il pas de même pour les appareils magnéto-faradiques à double courant? Restons dans la question : il s'agit ici de déterminer les propriétés du courant de la deuxième hélice développé dans un fil fin, comparativement aux propriétés du courant de la première hélice (extra-courant) produit dans uu fil gros ou fin. J'ai déjà prouvé, pour les appareils volta-faradiques, que les propriétés physiologiques d'une même hélice de fil fin différaient suivant que sou courant était, suivant le langa;;e usuel, extra courant ou de premier ordre.

On comprendrait difficilement (ju'il en fiU autrement pour les appareils électromagnétiques. Aussi ma surprise a été grande quand j'ai lu cette assertion de M. A. Herquerel : » Autour d'un aimant fixe n'enroulant qu'un seul fil très fiu ») et très long, vous aurez un courant à tension très fort et «jui aura toutes les » proprirlés des prétendus courants de deuxième ordre. » Cette assertion est en contradiction forniclle avec les faits qui ressorteut de mes recherches expérimentales.

170 AITAUFH, MACNÉTO-rARADIori-: F)E l.*ArTEIIU.

1" «HIC deux inlcrMiillcnccsdn rlK-olonic j»i-()(liiis(!iil, par n'voliition (lu IcrdniiN, (|iiali*(' iiKluclions dont d<'iix jdiissaiitrs ont lieu au nioment (les intfîrmittcnoes; T (juc (|ualr(; intcnuiUoucfîS du rlicoloinc par révolution du ïcv doux di'îvclopix'Mt (ju.itic iiidu<;tions é^'airs eu loi'cr; :>" (|uc les courants (|ui naissent do c<'S di il* Tentes induetions marchent en sens contraire et de; inanièrc.'a pioduire les alternatives voltianes.

Si donc on laradise avec deux intermittences par révolution de l'armature, on aura deux actions puissantes, et le courant se dirigera chaque fois dans le même sens. Les deux autres actions, dont les courants ont lieu en sens contraire, sont tellement laihles, que chez l'homme elles ne doiment lieu à aucun phénomène appréciable, exce})té lorsqu'elles sont dirigées sur la rétine où elles produisent le pliosphène. En conséquence, à l'aide de son régulateur, le ressort du rhéotome sera placé de manière à donner deux intermittences, quand il y aura indication de diriger les courants toujours dans le jnéme sens. Ainsi on peut faire servir les appareils magnéto- farad iques, dont les bobines sont fixées sur les bras de l'aimant, et dont les intermittences n'ont lieu que deux fois par révolution de l'armature, à l'étude de la direction des courants sur la contractilité ou sur la sensibilité (1). Les mêmes études ne pourraient être faites avec quatre intermittences par révolution de l'armature, car les quatre inductions agiraient avec une égale force et avec des alternatives en sens contraire, c'est-à-dire avec des alternatives voltianes.

Les quatre intermittences par révolution de l'armature produisent un courant une fois plus rapide. Leur emploi trouvera donc de nombreuses indications, soit qu'on veuille agir spécialement sur la sensibilité, ou étudier les fonctions musculaires à l'aide de la faradisation. Bien qu'avec quatre intermittences, le courant soit une fois plus rapide que dans les appareils de Clark, qui ne donnent que deux intermittences par révolution du fer doux, j'avoue que sa vitesse n'est pas encore assez grande pour étudier les fonctions musculaires de la face. Cette même condition du rhéotome rend l'action de ces appareils sur la sensibilité cutanée beaucoup moins puissante que celle des appareils volta-électriques dont les intermittences peuvent être faites avec une vitesse incalculable par le trembleur.

(1) On sait que M. Matteucci a tiré des déductions thérapeutiques applicables à l'homme, des phénomènes électro-physiologiques produits par les courants dirigés sur les troncs nerveux des animaux.

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