PREMIER DEGRE
FiG. 88. FiG. 89.
sont fréquemment interrompues, disparaissent d'abord par-ci, par-là, et finissent par s'eff.icer complètement. Les fibres longitudinales, au contraire, deviennent do plus en plus marquées.
(1) ^L Maiull a (Mi l'ohli^eanco do dessiner sous mes yeux les (ii^ures qui représonlenl les dilTéreiits dei^rés de transloruialion graisseuse et de m'en rédiger la description.
(2) Je transcris ici la relation de cet exanien niiiroscopiciue telle (|u'elle a vir publiée dans mon mémoire et dans la précédente édition. Mais je nienipresse de dire que très prohahlement une erreur a été commise, quant aux diamèlres dos faisceaux musculaires, je reviendrai sur ce sujet.
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Fiq. <)(). I.c fnisco.ni musr.ulniro sn compose» iiiii(|ii('rii('tit (\o IiImos loni:ifii(]inalps; k-s sirics lr;insvorsules ayant coinplrlcinciil (lis|>ai u. Or» oh-
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FiG. 00. F.fi.OI.
serve, en dehors de la fibre musculaire, du tissu adipeux, composé de cellules (a) arrondies ou longitudinales. 11 existe, en outre, des gouttelettes de graisse (6) déposées dans la fibre musculaire.
Fig. 9f. Les fibres longitudinales ont encore conservé leur contractilité et sont ondulées.
Fig. 92, 93. Les fibres longitudinales deviennent moins distinctes j les molécules de graisse (a), de plus en plus abondantes, les recouvrent presque entièrement dans la figure 93.
Fig. 94. Les fibres longitudinales ont disparu. On ne voit que des molécules graisseuses très serrées et peu distinctes, surtout vers l'axe du faisceau.
Fig. 95. La graisse devient plus abondante, plus diffluente, ce qui donne plus de transparence au faisceau musculaire.
Fig. 96. On n'aperçoit plus de molécules de graisse distinctes ; le faisceau se compose d'une masse amorphe.
Chaque degré de transformation graisseuse correspondait à un degré de décoloration de la fibre musculaire, ou, en d'autres termes, l'altération de tissu de la fibre musculaire était en raison directe de sa décoloration.
Voici les réflexions dont je fis suivre la relation du fait anatomo-pathologique précédent, dans mon Mémoire, publié en 1855, sur Tanatomie pathologique de l'atrophie'musculaire progressive :
« L'examen microscopique des muscles de Lecomte vient de
ETAT ANATOMigUK Uli I.A II HUE Ml SCULAIHE. 509
coiilirnier un lait d anatoiuic pallioloj^uiue que j'avais annoncé en 18/i9, dans un Mémoire intitulé : lleclierches sur Catrophk musculaire avec transforinution (jmisseusc.
» Je m'empresse de déclarer ([ue la découverte de ce lait d'ana-
tiu)isii:mi<: dkché.
FiG. 92. Img. 93.
tomie pathologi(|ue ap[)arlient en entier à M.Cruveilliier, et je saisis l'occasion de domier quelques explications sur ce sujet.
» Depuis longtemps, mes recherches électro-physiologiques et pathologiques m'avaient permis d'observer, dans ma pratique privée