SYMPTÔMES. — FAIBLESSE APPARENTE, ETC
volnm(\ et m'a permis de mesurer la force de tous les mouvements partiels, depuis 1 kilof^M'amme jusqu'à 100 (1),
Cedyuauiomètrc^ me douue alors la mesure de la force du mouvement d'extension dépensée par le sujet de l'expérience.
l^endant cette exploration, le sujet déploie (mi ^^énéral uiu; très grande force, sans éprouver de fatigue, tandis que dans la station ou la marche, il se sent vite épuisé.
Dans ce cas, c'est qu'il se livre à de vains efforts pour exécuter régulièrement ces fonctions, et (pie sans doute les centres nerveux dépensent, dans un trop court espace de temps, une somme de force qu'ils ne peuvent réparer; aussi le malade éprouve-t-il le besoin de se reposer souvent.
II. L'extension des troubles de la coordination des mouvements aux membres supérieurs, s'annonce presque toujours par un engourdissement et des fourmillements dans les doigts
auriculaire et annulaire; une seule fois, ig | |l « /
j'ai vu l'engourdissement se faire sentir d'abord dans les rloigts animés par le 1- ^ f^^=-^lÈsO
nerf médian. L'engourdissement des M ^ É
doigts est bientôt suivi d'un affaiblissement de la sensibilité. Ces troubles
de la sensibilité, (}ui n'existent d'abord que d'un côté, envahissent bientôt le côté opposé et s'étendent, à la longue, à tous les doigts, en restant toutefois prédominants dans l'annulaire et l'auriculaire, ou dans les doigts animés par le nerf médian, quand l'engourdissement s'est déclaré primitivement dans ce dernier.
Avec l'affaiblissement de la sensibilité tactile de la main, apparaissent des troubles de la coordination dans les mouvements des doigts et des phalanges. Ils sont des plus étranges; j'essayerai de les décrire bientôt. 11 en résulte une grande maladresse dans les usages delà main, et, plus tard, l'abolition de ses principales fonctions. Ces désordres fonctionnels de la motilité affectent tous les mouvements des membres supérieurs.. l'ai observé, par exemple, un sujet (\u\ portait difficilement son verre à la bouche (obs. CXXII). Les mouvements de son bras étaient alors curieux à observer. Voici
(I) Cet instrument a été fabriqué par M. Charrière fils.
"♦."iS ATAXIK l.nCoMoilUCi; l'Hn(;RF,SSIVR.
coiiiinciil il s'y prtMiiiit : il tenait solidcmnit son vcri'c (Imms liunaiii, Fn;ii-> il lu- pouvait l'approclicrde ses l(;vrcs(pi'(!ii cxccnlanl IcnUî- Muiit une série de zij^zags, sans secoussi* et sans trenildement ; et encore liillail-il, pour cela, (|u'il le suivît conslannneiil du re^'ard et (ju'il y ndt toute salorcede vcdont»'*. La nKtindre inatliiition lui faisait renverser son verre, ou bien, par inie llexion l)i iis(pie de l'avanthras, il se laïK^^ait à la lace le Tupiide ([u'il contenait.
§ II. — i%neslliéMie.
Plusieurs fois j'ai constaté l'existence des troubles de la coordination bien avant l'apparition de l'anesthésie cutanée ou musculaire.
Opondant la sensibilité des pieds et des mains est plus ou moins diminuée, en général, dès l'apparition des troubles de la coordination des mouvements, surtout aux faces plantaire et palmaire, ainsi (jue je l'ai dit précédemment. 11 importe d'entrer dans l'étude a[)prorondie de cette anesthésie, et de déterminer aussi exactement que possible la part qu'elle prend alors à ces désordres de la locomotion. C'est ce que je me réserve de faire bientôt en traitant du diagnostic- différentiel de l'ataxie.
La sensibilité se perd ou s'affaiblit, à des degrés divers, dans la peau, dans les tissus sous-cutanés (muscles et os), et dans les articulations. A la peau, la sensibilité tactile et la sensibilité douloureuse sont quelquefois lésées simultanément ; mais plus souvent la sensibilitédouloureuse est intacte ou peu altérée.
La sensibilité à la température est la dernière affectée ; j'ai rencontré des individus chez lesquels elle était normale, bien qu'ils fussent complètement analgésiques et anesthésiques.
Je ne dois pas oublier de dire qu'assez souvent les sensations artificiellement produites arrivent lentement des extrémités inférieures au sensorium commune. J'ai alors compté deux ou trois secondes entre l'excitation et la perception de cette excitation ; j'ai même observé un malade qui ne sentait la douleur que neuf ou dix secondes aprèsle pincement delà peau ou après la farad isation cutanée.
L'anesthésie et l'analgésie qui régnent aux faces plantaire et palmaire s'étendent ordinairement du pied à la cuisse et de la main au bras, quelquefois même à d'autres régions du tronc, mais à un degré moindre.
§ m. — Douleurs.
La plupart des sensations douloureuses que l'on voit habituellement figurer parmi les symptômes généraux de l'ataxie locomo-