RÉSUMÉ
1. Les observations rapportées dans cet article établissent que la pai'alysie du diaphragme, admise théori(iuement par les auteurs, existe réellement, et (ju'elle est caractérisée par certains signes diagnostiques dont voici les principaux : pendant l'inspiration, les hyi)ochondres et l'épigastre sont dépiimi-s, tandis (ju'au contraire la poitrine se d ilote ; pendant l'expiration, les mouvements de la poitrine et de l'abdomen ont lieu également dans un sens opposé, c'està-dire que l'abdomen se soulève, tandis que la poitrine se j'esse7'}'('. Le malade semble as[)irer ses viscères abdominaux, ([uand l'inspiration produit l'expansion de la poitrine, et cela d'autant plus que le thorax s'agrandit davantage. Delà une inspiration courte et iusuflisanle aux besoins de la phonation et du parler; de là aussi l'unpossibilité d'inspirer largement, de soupirer, etc., sans être étoutie par l'ascension de ces viscères.
IL La paralysie du diaphragme n'est pas en elle-même mortelle, comme on le pense généralement. L'inspiration (pii se t'ait alors, soit par les intercostaux, (piand le malade est en repos, soit à la fois par les intercostaux et tous les autres muscles inspirateurs, (juand la respiration est plus agitée, suftit à l'hématose. Le malade, en effet, vit longtenqis avec une paralysie du diaphragme, mais alors la plus simple broiuhite peut occasionner la mort par asphyxie, l'expectoration étant dilticile ou impossible.
IIL Le meilleur traitement à opposer à la pa''alysitî du diaphragme, c'est la faradisation localisée tle ce muscle par l'intermédiaire des nerfs phréniques.
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