FARADISATION MUSCULAIRE LOCALISÉE
organes situt's iimiMMlialeinciit au-dessous de celte peau. En conséquence, pour provo([uer ia contraction musculaire, il suffira de placer ces réo[)liores sur les points correspondants à la surface ou des muscles ou des nerfs qui les animent.
Les réopbores sont mis en communication avec les extrémités intrapolaires d'un appareil d'induction par des conducteurs métalliques.
Sur les muscles du tronc qui présentent une large surface, j'applique des éponges humides enfoncées dans des cylindres ou des disques métalliques (fig. 8) recouverts de peau humide. Ces derniers se vissent sur des manches isolants, comme dans la figure 7.
Pour limiter l'action électrique dans les muscles qui présentent peu de surface, comme ceux de la face, des inlerosseux, j<; me sers de réophores métalliques coniques (fig. 9 et 10) qui se vissent sur les manches isolants de la figure 7. Les réophores coniques sont recouverts d'une peau (1) trempée dans l'eau, et présentés par leur extrémité aux points qui recouvrent les muscles à faradiser. Ils me servent aussi à porter l'action électrique sur les troncs et les filets nerveux, lorsque je pratic^ue la faradisation musculaire indirecte.
La peau humide qui recouvre les réophores métalliques oppose au courant faradiquc beaucoup moins de résistance que les éponges liumides. Ce phénomène est dû à la différence d'épaisseur de ces deux mauvais conducteurs,
Fig. 7.
FiG. 8. Fig. 9. Fig. 10.
quidoiventêtre traversés par le courant dirigé sur la surface du corps. Aussi, dans certaines circonstances, préféré-je aux éponges les rhéophores métalliques à large surface (fig. 8), et recouverts également de peau humide, à cause de la propriétéqu'ils ont d'augmenter la force du courant. Ces derniers réophores ont, en outre, l'avantage de pouvoir être plus ou moins appuyés sur la peau, sans exposer les malades à être gâtés, comme avec les éponges humides, par l'eau trop abondamment exprimée.
(l) Je me sers habituellement de doigts de gant de peau retournés, et dont je coiffe les réophores coniques.
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B. — Faradisalioii musculaire indirccle.
La laradisaliou musculaire iudirectc oxv^c, on le conçoit, la connaissance exacte de la position et des rapports anatoniiciues des nerfs. Elle est des plus simples sur les mendji'cs, où la plupart des troncs nerveux, sous-cutanés dans un point de leur continuité, sont accessibles aux réophores.
Au membre supérieur, l'action élcclriciue peut être limitée exactement, dans le tiKhlian, au tiers inférieur et interne du bras; dans le cubital^ à son passa^^e dans la gouttière qui sépare l'épitrochlée de l'olécràne. La farad isation du radial se praticjue en dehors de l'humérus et à la réunion de ses deux tiers supérieurs avec son tiers inférieur, dans le point où ce nerf se dégage de la gouttière humérale. Il est impossible alors de ne pas stimuler en même temps, d'une manière directe, quelques fibres du triceps et du brachial. Le musculo-cutané se faradise dans le creux de l'aisselle. On peut aussi Ihniter l'action électrique dans quelques branches terminales, par exemple dans celle qui anime les muscles de l'éminence thénar et dans les nerfs collatéraux.
Au membre inférieur, la faradisation musculaire indirecte est encore plus simple. On trouve, en eifet, le crural au pli de l'aine, en dehors de l'artère crurale, et les deux poplités dans le creux du jarret. On doit savoir que l'excitation électrique ne peut arriver au poplité interne, qui est protégé par une grande épaisseur de tissu cellulaire, sans un courant assez intense. Le nerf sciatique n'est accessible qu'à son origine dans le bassin, à travers la paroi postérieure du rectum. Le procédé de faradisation qu'il convient d'employer dans ce cas sera exposé plus tard.
Dans les autres régions, la faradisation musculaire indirecte devient plus difficile et plus délicate. A la face, le tronc de la septième paire, ca'ché dans l'épaisseur de la parotide, est inaccessible à l'excitation électrique, quelle que soit l'intensité du courant. On peut atteindre le tronc de la septième paire à sa sortie du trou stylomastoïdien, en plaçant dans le conduit auditif externe un réophore conique coiffé d'une peau humide, et en^appuyant sur le cartilage inférieur : dans ce point, le tronc nerveux n'est séparé du réophore que de 3 à ^ millimètres. Ses rameaux doivent être laradisés à leurs points d'émergence de la parotide; la contraction des muscles qui sont sous la dépendance de ces rameaux est l'indice certain de leur excitation électrique. Dans la région sus-claviculaire, le réophore, placé immédiatement au-dessus de la clavicule, agit sur \e plexus
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/y;m//m/; au soinrru't (lu Iriaiigle sus-claviculaire, il se trouve en ra[)i)()i'L avec la branche externe du spinal ; à un travers de doigt au-dessus de la clavicule, au niveau de l'attache claviculaire du trapèze, le rliéopliore agit sur le nerf qui anime le grand dentelé et le deltoïde; à la même distance de la clavicule et vers l'attaclie iidéri(Mire du cléido -mastoïdien, ce «ont les nerfs (jui se distribuent aux pectoraux, aux llécliisseursde l'avant-brassur le bras et à tous les nuiscles de la région antérieure de 1 avant-bras qui reçoivent rexcitatit)n (1). Enfin, au niveau du scalène antérieur, il porte l'influence électrique dans le phrénique. J'exposerai le procédé qu'il convient d'employer, (piand on .veut faradiser ce dernier nerf, à l'occasion de l'étude électro-physiologique et pathologique du diaphragme. Le grand hypoglosse est presque sous-cutané au niveau de la grande corne de l'os hyoïde, dans le point où il s'engage entre le stylo-hyoïdien et l'hypoglosse. C'est là (^ue doivent être placés les réophores, quand on veut taradiser ce nerf, .le dirai plus tard comment on doit procéder à la faradisation du glosso-phari/ngien, du pneumogastrique et du récurrent.