C. — Faradisation musculaire directe
La faradisation musculaire directe consiste, on le sait, à faire contracter individuellement chaque muscle ou chaque faisceau musculaire, ou plutôt à exciter directement le tissu musculaire en .plaçant les réophores humides sur les points de la peau ([ui correspondent à leur surface.
On ne doit administrer aux muscles qu'une dose d'électricité proportionnelle à leur degré d'excitabilité (jui est variable pour chacun d'eux. En conséquence, il est nécessaire que l'opérateur ait toujours une main libre, prête à agir, pendant la faradisation, sur le graduateur de l'appareil. Cette même main sert aussi à opérer les intermittences du courant (je dirai plus tard comment elles se prali(iuent). Cette partie de l'opération ne doit jamais être confiée à un étranger, car le médecin doit ralentir t)u presser le mouvement intermittent, suivant les indications particulières. Ces indications se présentent à chaque instant, queUiuefois même })endant la faradisation d'un seul muscle. Une seule main (la main oi)posée à celle
(1) Je suis ccilaiii que daus les diUércnts poiuls que j'indique, se trouvent, au milieu du plexus brachial, les fibres nerveuses constitutives do tliacun des nerfs qui en naissent; car j'ai répété des milliers de (ois ces expériences, et toujours en |)laçant les rhéophores sur ces points, j'ai vu eiUrer en contraction les muscles qui reçoivent l'action nerveuse spinale de chacun de ces nerls.
DL'CHliMSE. 5
06 MKTiionomoïK.
(|iii l'xrcutd la f;i'ii(liiali()n (mi les i)ll('l'lllitt(Mi(-(^^) doit Icihi* et iiialui'nvi'cr les liK-oplioics, la poi^^iicc (l(! l'un étant placéu (;ntr<; le ponce cl l'index, el celle (U; l'antre enlr(! le na-dins et rannnlaire;
FiG. 11.
les doigts sont fléchis de manière à les maintenir dans la paume de
la main. Ce procédé permet de pratiquer la faradisation avec une grande rapidité. Les figures 11 et 12 sont destinées à montrer la manière de tenir les réophores d'une seule main. Dans la figure 11, les réophores cylindriques garnis d'épongés humides, ou les réophores à disque recouverts de peau humide, sont placés dans la main gauche, et l'autre main exécute les intermittences rares, en imprimant des mouvements de rotation en sens opposé à la vis G.
La figure 1 2 représente les réophores coniques coiffés d'une peau humide, tenus dans la main gauche et posés sur le muscle triangulaire des lèvres.
Il faut toujours placer les réophores au Diveau de la masse charnue des muscles, et jamais au