‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 114 sur 505 · II. — APPAREILS ÉLECTKO-LYNAMIQDES · texte numérisé non relu

II. — APPAREILS ÉLECTKO-LYNAMIQDES

A. Double induction. — L'action électro-physiologique différentielle des courants de la première hélice (extra-couranl) et de la deuxième hélice (courant induit) est incomparablement plus prononcée dans les appareils volta- électriques, que dans les appareils magnéto -électriques. En outre, on obtient des premiers, sous un petit volume, une puissance beaucoup plus grande. Ce sont ces principales raisons qui rendent les appareils volta-électriques plus utiles, au point de vue thérapeutique, et qui leur ont valu la préférence dans la pratique et surtout dans les hôpitaux de Paris, où ils sont plus répandus que les appareils magnéto-électriques.

Lorsque j'ai commencé mes recherches (vers 1846), les appareils électro-dynamiques ne présentaient en général qu'un extra-courant; ceux qui possédaient la double induction, comme l'appareil de Rognetta, construit par MM. Breton frères, n'utilisaient que le courant induit. Mais depuis que j'ai démontré que l'exlra-courant et le courant induit exercent des actions différentielles (ce qui m'a forcé à écrire qu'ils jouissent de propriétés physiologiques différentielles, expression tant et injustement critiquée par MM. Becquerel), les fabricants se sont empressés de les construire de manière à pou-

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voir recueillir, à volonté, l'un ou l'aulre courant el à en faire l'application suivant les indications.

Il faut que l'on sache que, pour obtenir de l'extra-courant une intensité qui le rende utile, il faut que son til ait une longueur suffisante. Je n'ai pas rencontré dans tous les appareils électrodynamiques môme les plus volumineux une action également différentielle entre les courants des deux hélices, ce qui dépend évidemment d'un vice de construction (d'un défaut de proportionnalité entre la section el la longueur de leurs fils); dans certains appareils, je n'en ai même trouva aucune ; ce qui s'est expliqué par une fraude que je dois ici signaler. Ces appareils n'ont qu'une hélice composée d'un (il gros (un demi-mill. de section environ) assez long et se continuant dans un fil relativement très-fin (d'un septième à un sixième de mill. de section). Deux boulons électrodes recueillent le gros fil au moyen de fils conducteurs qui en dérivent le courant, et deux autres boutons qui communiquent avec les extrémités du fil fin, reçoivent le courant de toute l'hélice composée alors d'un fil gros dans sa première partie et d'un fil trèsfin et beaucoup plus long dans sa seconde. Tout le monde comprend que ces boutons électrodes ne donnent qu'un extra-courant provenant d'une même hélice, et que le courant de l'hélice entière doive être plus intense que celui de sa première portion, mais que ces courants ne peuvent jouir des propriétés différentielles de l'extra-courant et du courant induit. Ces appareils sont livrés au commerce, comme possédant un exlra-courant et un courant induit ! Leur fabrication e?t, on le conçoit, plus simple et coule moins de fil que les appareils à double induction ; mais l'acheteur est trompé. 11 lui sera facile heureusement, aujourd'hui qu'il est prévenu, de reconnaître alors la fraude par l'absence des propriétés différentielles des deux courants.

B. Intewnittences. — Jadis les appareils électre-dynamiques ne possédaient que des intermittences rapides obtenues, soit au moyen de roues analogues à celle deMasson,soit par des trembleurs construits sur les principes de l'appareil de iNœff.

Aujourd'hui la plupart de ces appareils marchent, à volonté, avec des intermittences espacées ou très-rapides. Mais chaque intermittence éloignée doit être parfaitement isolée, nette et sans vibrations.

Les intermittences éloignées du grand appareil électro-médical de M. Huhmkorff (voy. fig. 72) sont illusoires; chaque dent de sa roue en étoile recueille en effet une série d'intermittences très-rapides de son trembleur. J'ai signalé ce vice de construction à cet habile fabricant, qui s'est empressé de le corriger et de produire sur sa roue des intermittences nettes et isolées.

Les intermittences produites par le contact d'une lame mélalli-

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que faisant ressort ne sont pas toujours bien nettes. Le frottement de ces vibrations donne une forte intermittence suivie d'une série de petites vibrations extrêmement rapides qui excitent vivement la sensibilité et rend la faradisalion musculaire douloureuse.

Les rhéotomes à intermittences rares ont l'inconvénient d'occuper une des mains de l'opérateur ou de nécessiter le concours d'un aide ; avec la pédale rhéotome, comme celle dont je me sers (voy. Y, fig. 45), cet inconvénient est évité. Il esta désirer que les fabricants joignent cet accessoire à leurs appareils électro-dynamiques.

La plupart des trembleurs des appareils électro-dynamiques donnent des intermittences vibratoires. M. Quitte s'est appliqué particulièrement à éviter ce défaut.

C. Graduation. — Lorsque j'ai commencé mes recherches sur les améliorations à faire subir aux appareils d'induction, MM. Breton frères avaient déjà construit, sous l'inspiration de Ilognetta, un appareil électro-dynamique à double induction, dans lequel la graduation du courant induit était obtenue par le glissement de l'hélice à fil gros dans l'hélice h fil fin. En enfonçant graduellement la première dans la seconde, l'induction n'avait lieu que dans les spires qui se trouvaient mutuellement en rapport et conséquemnienl l'intensité du courant allait en augmentant proportionnellement. C'était l'inverse, lorsque l'on retirait la première hélice. Ce mode de graduation était parfait; aussi l'avais-je primitivement adopté pour mes appareils volla-élecirique et magnéto-électrique (voy. fig. 4-4); mais en le modifiant d'une manière importante et en l'appliquant à la graduation des deux hélices (ce qu'avait négligé Rognetla qui n'avait pas utilisé l'extra courant, parce qu'il ne connaissait pas l'action différentielle de celui-ci et de la deuxième hélice).

Au lieu de l'hélice interne à (fil gros), comme dans l'appareil de Rognetla, c'est l'hélice externe à fil fin que j'avais rendue mobile et qui, en recouvrant ou en découvrant plus ou moins l'interne, glissait sur deux tiges conductrices métalliques, mises en communication avec les extrémités de son fil et avec les boulons électrodes. Afin d'oblenir la graduation de l'extra-courant par la deuxième hélice, je fermais le circuit de son fil et je la faisais progresser sur la première hélice. Inutile de dire que la graduation était la môme que dans l'appareil de Rognetta.

Ce système de graduation était excellent, cependant je l'ai abandonné, dès que j'eus découvert que les cylindres métalliques, marchant graduellement à l'intérieur et à l'extérieur des hélices, graduaient tout aussi bien l'intensité des courants. Alors au lieu de construire deux hélices indépendantes dont l'extérieur emboitail l'interne qui restait fixe, j'enroulai l'hélice à fil fin directement sur le fil gros (chaque rang étant isolé, bien entendu, par un papier

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verni). Il en résulta une augmentation d'intensité du courant induit par le fait du rapprochement des deux hélices d'un à deux mille mètres environ et une simplification de fabrication. Mon appareil h double courant a plus de solidité.

La graduation par l'influence mutuelle des hélices (qui, on le voit, est d'origine française) a été adoptée par M. Ruhmkorff qui a construit l'appareil dit à chariot de M. Du Bois-Reymond.

C'est sa*ns doute dans le désir de complaire à quelque admirateur de tout ce qui se fait à Berlin que M. Ruhmkorff a imité l'appareil construit par M. Siemens dans son^grajid appareil médical. (Je me réserve de faire ressortir les inconvénients de ce système de graduation surtout pour l'appareil de M. Ruhmkorlf.)

Mais la préférence donnée par la plupart de nos fabricants de Paris à mon système de graduation par les cylindres métalliques prouve que j'ai eu raison.

Les appareils électro-dynamiques de force moyenne, alors môme qu'ils sont gradués au minimum sont encore trop puissants pour certaines applications délicates, par exemple, pour la faradisation de la corde du tympan. J'engage les fabricants à joindre à ces appareils un tube à eau que j'ai appelé modérateur (voy. F, fig. 45), qui est destiné à réduire à une faiblesse extrême l'appareil le plus puissant et que l'on peut alors graduer à l'aide de cylindres métalliques. D. IHle. — Les inconvénients de l'emploi de la pile, dans les appareils électro-dynamiques, sont tels, qu'ils leur ont fait souvent préférer les appareils électro-magnétiques. Les praticiens reculent devant les manipulations plus ou moins longues ou désagréables qu'elle nécessite. La moindre négligence ou maladresse, dans son emploi, peut occasionner une détérioration plus ou moins grave des appareils. C'est pourquoi les fabricants se sont efforcés d'éviter ou de diminuer les inconvénients de l'usage de la pile. Sous ce point de vue, je vais avoir à signaler un progrès.

a. Les inconvénients nombreux de l'acide azotique, principalement à cause du dégagement de gaz nitreux qui attaque les pièces métalliques de l'appareil, ont fait rejeter par la plupart des fabricants l'application de la pile de Bunsen aux appareils électro-dynamiques.

MM. Legendre et Morin qui ont continué de l'appliquer à leur appareil, parce qu'elle est beaucoup plus puissante que les autres piles (piles Daniel ou au bisulfate de mercure de Marié Davy), que donnant une quantité notable d'électricité, elle a l'avantage de pouvoir être montée plusieurs heures à l'avance, de rester plusieurs heures en action et enfin être démontée à loisir. Ces fabricants ont fait, il est vrai, disparaître les inconvénients du dégagement de gaz acide nitreux, en adoptant à leur pile (fig. 79) un

couvercle en gutta percha B qui ferme à peu près hermétiquement tout son système. Cependant, malgré ce perfectionnement, MM. Legendre et Morin doivent renoncer à cette espèce de pile de Bunsen, sous peine de voir leur petit appareil perdre, surtout dans les hôpitaux, la faveur méritée sous d'autres rapports, dont il a joui jusqu'à présent.

b. La pile de M. Marié Davy (charbon, zinc, solution de bisulfate de mercure) peut heureusement remplacer la pile de Bunsen dont elle n'a aucun des inconvénients que je viens de signaler; aussi me suis-je empressé de l'appliquer à la pile plate de mon appareil voltafaradique (voy. p. 252).

La plupart des fabricants ont suivi cet exemple, et ils ont construit des éléments à forme plate analogue à celle que j'ai appliquée, depuis bien des années, à mes appareils, c'est-à-dire des éléments composés de charbons placés inférieurement, chargés de poudre de bisulfate de mercure sur laquelle on verse un peu d'eau et de plaque, de zinc recouvrant le tout. (On se rappellera qu'avant l'emploi du bisulfate de mercure ces éléments étaient disposés de la même manière, et qu'au lieu de la solution de bisulfate de mercure, j'ai employé d'abord l'acide azotique et plus tard l'acide sulfurique étendu dont j'imbibais mon charbon.) Mais le mode de préparation de leur pile ne me paraît pas donner des résultats aussi a vanlagenx que la mienne.

En effet la poudre de bisulfate que je mets sur la suiface de mon charbon plat, est en assez grande quantité pour former, lorsqu'elle est humectée, une couche d'un demi-millimètre d'épaisseur. L'eau que je verse sur celte pâte, au moment de m'en servir, délaie complètement cette pâte, et le drap épais qui est placé entre cette pâle et le zinc est lui-même bien imbibé d'eau. Ainsi chargée ma pile peut faire un service continu pendant une douzaine d'heures, en marchant avec des intermittences rapides et conséquemment pendant plusieurs jours, avec les intermittences éloignées que j'applique habituellement. Dans l'intervalle des applicalions, Je zinc est seulement relire et essuyé (de sorte que sa surface brillante est toujours amalgamée); puis afin d'éviter l'évaporalion du liquide de la pilepar le contact del'air, une plaque en caoutchouc durci remplace le zinc.

Avec ce mode de préparation, une pile est toujours prête à fonctionner longtemps avant que j'aie à renouveler la pâte de bisulfate de mercure; elle conserve sa force jusqu'à l'entière décomposition de ce sel ; j'ai seulement à verser de temps en temps un peu d'eau sur le drap qui recouvre le charbon.

Les piles au bisulfate de mercure, dans les pelils appareils de M. Gaiffe, Ruhmkorf et Trouvé, contiennent seulement la quantité de

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bisulfate de mercure qu'elle peut tenir en solution , de sorte que l'on ne saurait s'en servir plus d'une heure de suite, sans que l'on ait à recharger la pile; en outre ne l'applique-t-on que quelques minutes, il faut chaque foisjeter le liquide, essuyer son zinc afin de remporter l'appareil, et renouveler la préparation de la pile pour un autre malade.

Enfin j'ai remarqué que ma pile se polarise moins; ce que j'attribue à l'application immédiate contre le zinc, du drap humide qui empêche sans doute un grand nombre de bulles de gaz hydrogène, produites par l'action de la pile, d'aller adhérer contre sa surface; tandis que dans les autres piles ces bulles d'hydrogène ne rencontrent aucun obstacle pour aller se coller contre le zinc et dérober ainsi une plus grande partie de sa surface à l'action chimique de la pile.

Je conseille donc aux fabricants qui font usage de piles plates au bisulfate de mercure et non closes de les préparer comme la mienne.

La pile au bisu faite de mercure en flacon que M. Ruhmkorff vient de joindre à son appareil d'induction pour les hôpitaux (voy. A. fig. 72) est bien conçue.

Elle rappelle, il est vrai, par sa forme, sa disposition et son mécanisme, la pile en flacon de M. G rené t, dont elle se distingue seulement par l'emploi d'une solution saturée de bisulfate de mercure au lieu de chromate de potasse, mais surtout par sa monture qui est en caoutchouc durci, au lieu d'élre en métal qui serait inévitablement amalgamé par le mercure et deviendrait cassant.

La pile au bisulfate de mercure en flacon de M. Ruhmkorff peut fonctionner assez longtemps, sans que l'on aitàla recharger. Lorsque l'on n'en fait pas l'application, on maintient le zinc en dehors de la solution du bisufalte de mercure à l'aide d'une tige métallique, veut-on s'en servir ensuite, il suffilde l'enfoncer dans le liquide et cela graduellement de manière à l'augmenter peu à peu et à volonté l'intensité du courant. L'usage de celle pile au bisulfate ainsi disposée sera une grande économie pour l'administration des hôpitaux, car elle ne peut occasionner aucune détérioration dans les appareils, et parce que sa manipulation esl des plus simples.

Mais le flacon de celle pile a environ 7 à 8 centimètres de hauteur, sans compter 6 centimètres de haut pour la lige qui, dans l'intervalle de son application, sert à tenir le zinc en dehors de la solution de bi-sulfale de mercure ; c'est-à-dire qu'en largeur il occupe une place assez considérable dans l'appareil, et qu'en hauteur il ne peut être enfermé dans sa boîte. C'est le seul reproche à faire à cette pile; mais il est incontestable que son volume est un inconvénient réel qui rend l'appareil ihoins portatif.

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D'autres fabricants, tout en efforçant comme M. Ruhmkorff de rendreles manipulations de la pile plus faciles et moins fréquences se sont particulièrement appliqués à en diminuer le volume et à les rendre plus portatives. Ils l'ont renfermé dans un étui en caoutchouc durci, à l'aide d'un couvercle à vis, auquel sont fixées les parties sohdes de la pile. Des petites piles hermétiquement fermées avaient elé appliquées antérieurement dansla physique amusanleen raison de leur petit volume. Les prestidigitateurs les tenaient dans leurs poches, et, en y glissant adroitement leur main, ils faisaient marcher à distance, des électro-aimants qui communiquaient avec elles, malgré I origine peu sérieuse de ces petites piles, leur application aux appareils d 'induction médicaux n'en est pas moins très-utile et un progrès.

Pour être juste néanmoins, je dirai ici que M. Trouvé paraît être e premier qui ait construit la pile à étui en caoutchouc durci appelée par lu. pile henné /{que; il en a fait une pile au bisulfate de mercure (voy. sa description, p. 295).

M.Gaiffe a donné à ses piles la forme hermétique en caoutchouc durci de M. Trouvé. Mais sa composition est essentiellement différente ; elle est au chlorure d'argent (voy. fo. 80 et 81.). La pile hermétique au bisulfate de mercure de M. Trouvé ne peut fonctionner qu une heure et demie, après laquelle, il faut la recharger. La pile hermétique au chlorure d'argent de M. Gaiffe pouvait d'abord fournir un travail continu d'une intensité constante et d'une durée de dix heures environ le circuit étant fermé par un appareil d'induction ■ ce fabricant m annonce que sa pile marche maintenant ai heures au moins, grâce à une modification qu'il vient de lui faire subir (?) Lorsque celte pile est épuisée, il faut la recharger avec un nonveau fragment de chlorure d'argent (voy. Y, fig. 80), ce qui est d'une exécution facile. ' 4 l

L'un des principaux mérites de ces piles hermétiques à étui est, selon leurs fabricants, de fermer hermétiquement, de manière an avoir pas à craindre que leur liquide s'épanche au dehors et n, détériore 1 appareil ou les vêlements, lorsqu'on les portesur soi C'est une illusion, car l'hydrogène, dont le développement plus ou moins grand est le résultat inévitable de son action chimique, ne tarde

(I) « Le chlorure de sodium, m'écrit M Gaiffc nVtan» om„i„,.< ,. , , rendre le liquide conducteur et le produit de la dL étanfT ? . Q T '' blU de remplacé le premier par une ouanUté é"ale du ïLtTJ.f6- d° Z.'nC' J"ai sel et d'éviter l'action que ces' deux ch o°ru es * • u l\ , u A^uT V "" ^

« Un autre avantage du chlorure de zinc pour exciter h n'ïin „• .

DUCHEKSE. — .3e édition. 20

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pas à se créer une voie par une petite fissure, qui existe habituellement dans le voisinage des fils métalliques et qui traverse le couvercle. Arrive-l-il que le mastic, qui entoure les fils mélalhques, résiste à la pression du gaz, et que celui-ci ne puisse s'échapper, il y a danger d'explosion, si, à un moment donné, et dans certaines circonstances, il y a production rapide d'une grande quantité du gaz. « Un aulre avantage du chlorure de zinc pour exciter la pile, c'est que, par son emploi, on évite la production de gaz, même quand la charge de chlorure est épuisée. »

On est exposé davantage à cet accident, avec la pile au bisulfate de mercure dont l'action chimique produit de l'hydrogène par la décomposition de l'eau. L'action chimique delà pile au chlorure d'argent ne dégage pas, on le sait, de gaz hydrogène ni aucun autre gaz (1) Mais si son chlorure d'argent est épuisé, c'est-a-dire si elle perd son action propre et qu'elle se trouve dans le circuit d'une pile composée d'un assez grand nombre d'éléments, elle remplit 1 oiuce d'un voila-mètre, et alors le courant, en la traversant, décompose son eau et produit une grande quantité d'hydrogène. C'est dans ces circonstances qu'un élément au chlorure d'argent renfermé dans un étui imperméable peut faire explosion (-2).

Ceci étant donc établi, il est plus simple et prudent de pratiquer à travers l'enveloppe en caoutchouc durci une ouverture capillaire (de sûreté), par laquelle le gaz puisse s'échapper,lorsque sa pression devient trop forte.

E. Puissance et volume des appareils électro-dynamique* . Dans certains cas, ai-je dit, les appareils d'induction doivent être. très-puissants (voy. in, p. 226). Il s'agit ici de leur action physiologique et, à ce point de vue, de déterminer leur puissance. Ce n'est pas alors chose si simple, ainsi que l'ont pensé MM. Becquerel frères qui ont écrit : L extra- courant et le courant de premier ordre ne jouissent pas d'action élective sur telle ou telle fonction, mais ils ont une action

plus ou moins énergique, en raison de leur tension A l'époque où

MM. Becquerel fils soutenaient cette thèse pour défendre une théorie physique (vov. p. 28) ; c'était seulement de l'inexpérience, mais lorsque, huit a.;s après, M. Becquerel père (s'établissant juge dans sa propre cause) est venu soutenir la même thèse devant l'Institut,

(0 U n'y a pas production de gaz clans la pile au chlorure d'argent, parce qu'il y a simple déplacement du chlore oui quitte l'argent pour se combmer avec le zinc ; en effet avant que la pile ait fonctionné, on a : kg G/, Z«, 110, l\u U et l on trouve après la marche : A.y, Zn HO, Nfl CL Le chlore n'a donc que changé de place; l'eau et le sel n'ont eu qu'une action de présence.

(2) C'est ce qui m'est arrivé à moi-même, au moment où la tenant dans la main, une de ces petites piles à étui en caoutchouc durci, son fond est allé frapper la figure dune personne qui se trouvait en face de moi avec une parue du liquide quelle contenait.

ABT. V. UISTORtQUE ET CHITIOCE DES «PAR. DEDUCTION. 307

alors qu.,l lui eût élé si facile d'acquérir une conviction personnelle en se : soumettant à mes expériences, comme l'ont fait tant d'au, r s

rie„Sc'eC'enS " "J?!? a'°rS ™ "'<* ^ ™l™al d* ' »" " '.'"Ce; Ma,s heureusement, il n'a pas eu le pouvoir d'ar

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que 1 extra-courant, qui a très-peu de tension ou infiniment moms que le courant induit, excite, vivement et plus vivement ai

le "S , Se',S'b',mé ? " P'Upart deS °^nes sléssous pe "u les ner s, les muscles, la vessie, l'utérus, les testicules)- - </Ze on apphcahon thérapeutique, à forte dose, est indique dans l"s

"urTn8?? S0'11 Pn'VéS de5-sibi'^. "ans lelVlù f aDir sur a nulrmon, parce que j'ai remarqué qu'il paraît l'acli ver davantage (peut-être en produisant moin puissammen I r s" ~entdeS vaisseaux capillairesque lecoura Uinduit"- 3" qu'en a.son de safa.blesse de pénétration dans la profondeur des tissus en d'autres termes de la faiblesse de sa tension), l'ex. a-co „ est le seul qu, convienne aux cas où il es. indiqué d'eTciterfortë

-ionélectro-p^ieiog^

pour aller exciter un organe profondement situé, comme les mus cl des couches profondes, chez des individus très ; g™ ou œde

titslXnl) q npeu' apprécierla faib,esse d— '--

peuve,HPêP;ruti,idéU'V,è?C'it ra'Ume' d'U" lransP-' facile, ne nn P«U nombre def°- f a|,plications thérapeutiques que dans m pet.t nombie de cas; je les considère comme de charmants ion

MM. Gulfe, Legendre, Morin et Ruhmkorff ont heureusement «iï^SSÎ'**1 ^^ T™Md* **-*-*! VMM» ,„„ ,v-

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construit des appareils de force moyenne à peu près égale a celle de mon petit appareil forme de livre (voy. fiff. 51 et 53), qui répondent à presque tous les besoins de la pratique.

Celui de M. Gaiffe conserve la forme du petit appareil représente dans la tare 100 ; son volume n'élant augmenté que d'un quart, il ^très-portatif ; sa forme aplatie ou en portefeuille .perrue de le porter sous le bras, à la manière d'un l.vre. Il n'en est pas de même des appareils de M. Uuhmkorff, Legendre etMorin.qui ayant • la forme de boîtes doivent être porlés à la main. L appareil de M Ruhmkorff est une fois plus volumineux que celui de M. Legendre etMorin.Il pourrait être facilement réduit d'un tiers environ si son fabricant substituait à la graduation par l'influence mutuelle des hélices la graduation par le tube métallique enfoncé dans leur in érieur Celle-ci a sur la première des avantages qui m ont fait lu. donner la préférence (voy. p. 240). La modification que je propose simplifierait la fabrication de l'appareil de M. Uuhmkorff, et conséquemment en diminuerait le prix et le volume.

Ces appareils de force moyenne sont loin d'atteindre la puissance de mon grand appareil volta-faradique(voy./fy. 4Set 48), qui m a rendu tant de services dans des cas où les premiers eussent été certainement insuffisants ou impuissant s et qui, malgré son plus grand volume

et son plus grand poids, est cependant encore portatif Le plus ordinairementil me sert comme appareilde cabinet, et je le fais marcher avec une fraction de ma pile au sulfate de plomb.

\> Je conseille aux fabricants de le prendre pour modèle, au point de vue de son degré, de sa force qu'ils ne pourraient, je crois, dépasser sans danger pour les malades ; 2" au point de vue de sa double graduation par les tubes métalliques internes et externes ; enfin au point de vue de son commutateur des hélices et des pôles. Qu'ils n'oublient pas d'y joindre un tube a eau modérateur (F fin. 45) qui convertit au besoin ce puissant appareil en un appareil plus ou moins faible, de manière que, réduit à son minimum, ses tubes graduateurs puissent mesurer les doses les plus faibles aussi exactement que les plus fortes.

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