C CHAP I. - PABA1. COXSÊC. AUX LÉSIONS DES NERFS MIXTES
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p..« «i Paralvsieatpophique Fia. 8S. - Deux ans après hiG.84. — paraiysie «m v#h i l'accident, état et forme Je
du membre supérieur gauche j^J?™'
Fio. 86. - Membre supérieur c'auche représenté dans la figure 81; son état après le traitement par la faradisatiou localisée (,**)•
consécutive à une luxatio i scapulo-humérale ; sou état avant le traitement par la faradisatiou localisée (').
n La'sai..ie du deltoïde est un peu moins P=cée g, e ceUe du « ^opposé^Le l^s etVava-it-brassont un tiers moins vol umineux que du c&t é droit. œu8Culaire dont
à s'atrophier. Cette figure ne peut ^?« «**££££ deÏÏpaule, il se déeh.rna compléce m >nibre fut atteint eu quelques semaines, ca. , a l exception m v
SKÏitrt remploi Régulier de la faraluation ^^ scs m0UVemcnts vo'ontairos
(-, Le membre paralyse a recouvre, par la faradisatlOO
alors que cette main n'était plus aussi desséchée; que l'écarlement des doigts se Taisait faiblement; que les espaces inlerosseux se remplissaient ; que les interosseux avaient, en un mot, recouvré leur action sur les phalanges.
Cependant, à l'é[oque où il reprit son traitement, les musdes de l'é minence thénar ne donnaient le 26 mai, aucun signe d'existence; l'excitation faradique de celle dernière région produisit encore les phénomènes que j'ai déjà exposés, c'est-à-dire une sorte d'hyperesthésie musculaire avec augmentation de chaleur, et bientôt après un commencement de nutrition, de telle sorte que celte éminence, qui était desséchée, aplatie, grossissait à vue d'oeil. En février 1852, les mouvements n'y étaient point encore entièrement revenus; mais il n'était pas douteux que les muscles s'y développeraient comme dans les autres régions, et que la guérison de Vanbelle serait complète, si le traitement élait continué.
Il importe de mentionner les modifications qui se manifestèrent dans l'état de la calorificalion et de la circulation du membre paralysé. Avant le traitement, le malade éprouvait un sentiment de froid et était trèsimpressionnable à l'air; on constatait aussi, par le loucher, une différence de température entre les deux membres supérieurs. Il suffit de dix-huit jours de faradisation pour ramener à l'état normal la température du
et sa nutrition musculaire, à l'exception de quelques muscles de l'éminence thénar qui sont en voie de guérison.
Ou sait que le deltoïde, qui avait conservé sa contractilité électrique, fut guéri en peu de temps (en trois à quatre séances), tandis que l'action thérapeutique de la faradisation ne se manifesta que plusieurs mois plus tard dans le reste du membre, en rappelant d'abord la vie dans les muscles du bras, puis dans ceux de l'avant-bras, et enfin dans ceux de la main.
Quand les muscles du bras et de l'avant-bras eurent recouvré leur nutrition et leurs mouvements volontaires, il y eut un temps d'arrêt assez long dans la marche de la guérison, et la main, qui était restée jusqu'alors dans une attitude cadavérique, comme dans la ligure 84, prit la fome d'une griffe, comme dans la figure 85. Les premières phalanges se plaçant dans une extension forcée et les deux dernières dans la flexion, sous l'influence de la force tonique des extenseurs et des fléchisseurs des doigts, dont l'action n'était plus contre-balancée par les inlerosseux para'ysés ni par les lombricaux atrophié--, les tendons des fléchisseurs et des extenseurs des doigts, qui jusqu'alors étaient à peine visibles, se tendirent et formèrent des cordes saillantes qui soulevaient la peau. Les têtes des métacarpiens s'hypertrophièrent en avant, de telle soi te que les premières phalangf s subluxeés en arrière éprouvaient, de la part de ces dernières, un obstacle mécanique à leur flexion sur les métacarpiens. Cette saillie des tètes des métacarpiens hypertrophiées est bien indiquée dans la figure 85.
Mais les interosseux, les lombricaux et les muscles de l'éminence hypothénar apparaissant, à leur tour, sous l'influence du traitement, les phalanges reprirent peu à peu leur altitude normale, par l'action continue de la force tonique de ces muscles, longtemps avant le retour des mouvements volontaires. La pression exercée sur les métacarpiens par les premières phalanges lit disparaître leur hypertrophie, et la flexion de ces phalanges gagnant de jour en jour put enfin se faire à angle droit. Euliu la flexion et l'extension des trois phalanges eurent lieu normalement, ainsi qu'on le voit dans la figure 86.
F.nire la guérison des interosseux, des lombricaux, des muscles de l'éminence hypothénar et celle des muscles de l'éminence thénar, il y eut un nouveau temps d'arrêt (par le fait de la suspension du traitement), mais dès qu'il fut réappliqué, les muscles de l'éminence thénar se sont développés très notablement en quelques semaines; on y sentit le tissu musculaire de ceux qui produisent l'opposition du pouce, à travers la peau, qui auparavant était comme collée au premier métacai pien. Vanbelle commerça bientôt à exécuter le mouvement d'opposition du pouce. La figure 86 montre qu'il peut opposer ce pouce à l'index : il n'était pas douteux que, prochainement, les muscles de l'éminence thénar auraient recouvré ent.èreinent leur nutrition et leurs mouvements primitifs, si la faradisation était continuée.
Ei.fin, la figure 84 montre exactement le degré d'atrophie où en était arrivée la main de Vanbelle, après quelques mois de maladie, et peut donner une idée de l'état dans lequel se trouvaient son bras et son avant-bras, qui s'étaient atrophiés dans les mêmes proportions; le tissu musculaire semblait remplacé, dans ces deux dernières régions, par des espèces de ctrdes fibreuses que l'on sentait à travers la peau.