‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 137 sur 505 · ART. IV. — DIAGNOSTIC ET PHONOSTIC DES PARAL. CONSECUTIVES · texte numérisé non relu

ART. IV. — DIAGNOSTIC ET PHONOSTIC DES PARAL. CONSECUTIVES

électrique (le biceps et le brachial antérieur), ou avaient perdu leur contractililé électrique (les fléchisseurs des doigts et les interosseux).

Chez une autre enfant (Eulalie Perrot, âgée de quinze mois, les mouvements étaient complètement abolis, mais la contractilité électro-musculaire était intacte, excepté dans le faisceau extenseur de l'index. — Chez l'enfant (Th. Bigot, obs. XLIV) et dont la photographie a été reproduite par la gravure, dans la figure 93, tous les mouvements étaient affaiblis, et la contractilité électro-musculaire était partout un peu diminuée. — Enfin chez un quatrième (dont j'ai perdu le nom et l'adresse), les inlerosseux et les extenseurs du poignet et du pouce étaient atrophiés et ne se retrouvaient plus par l'exploration électrique. Les troubles que cette paralysie atrophique avait occasionnés dans l'équilibre des forces toniques qui président à l'attitude des doigts, du pouce et du poignet, avaient produit, à la longue, la déformation de la main.

Depuis la publication en 1861 des faits précédents, j'ai recueilli 4 nouveaux cas de luxation sous-acromiales, obstétricales de l'épaule, suivies d'une paralysie limitée dans quelques muscles du membre correspondant. J'ai observé l'un d'eux avec M. Nélaton, chez une jeune fille de 8 ans.

ARTICLE IV

ACTION THÉRAPEUTIQUE DE LA FARADISATION LOCALISÉE ET DES COUHANTS CON- TINUS SUR LES PARALYSIES TRAUMATIQUES DES NERFS MIXTES.

J'ai dit, au commencement de ce chapitre, qu'il est impossible d'apprécier la valeur de l'action thérapeutique de la faradisation localisée, appliquée au traitement des paralysies traumatiquesdes nerfs mixtes, sans en avoir posé le pronostic, c'est-à-dire, sans en avoir reconnu le degré de gravité , et sans avoir prouvé que leur marche et leur terminaison seraient différentes, si cette médication n'était pas employée. L'exposé des faits relatés dans les articles précédents, a justifié pleinement celte assertion. On a vu, en effet. que parmi des paralysies qu'on aurait pu croire identiques, les unes guérissaient rapidement par la faradisation, tandis que les autres ne commençaient à être modifiées parce traitement, qu'après un temps plus ou moins long (de six mois à un an et plus); j'ai démontré aussi que la faradisation appliquée, au début, à ceux des muscles qui avaient perdu leur contractilité et leur sensibilité électriques, non-seulement ne rappelait pas les mouvements, mais encore qu'elle ne prévenait pas l'atrophie des muscles el les difformités qui en sont la suite. On sait enfin qu'à l'aide de l'exploration

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