‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 150 sur 505 · II. — PHÉNOMÈNES PAnALYTIQIES ET ATT.OPIIIQI'ES · texte numérisé non relu

II. — PHÉNOMÈNES PAnALYTIQIES ET ATT.OPIIIQI'ES

A. Paralysie du mouvement. — a. Paralysie d'emblée ou augmentant graduellement. — Que la paralysie eût été ou non précédée des symptômes initiaux habituels (fièvre, convulsions, douleurs, contractures), je l'ai vue débuter d'emblée par son maximum, d'une manière générale ou bien frappant plusieurs membres, ou un membre ou un segment de membre.

Quelquefois, mais rarement, ayant débuté par de la faiblesse, elle est arrivée graduellement à son maximum. Ainsi l'enfant qui, après la cessation de la fièvre initiale, avait exécuté normalement tous ses mouvements, remue d'abord avec une difficulté de plus en plus grande un de ses membres ou ses membres, el en deux ou trois semaines, ils deviennent tout à fait inertes.

h. Récidives. — ■ Quelquefois aussi, mais plus rarement encore, j'ai vu celte paralysie récidiver. M. Duchenne (de Boulogne) fils en a rapporté deux cas, comme exemples choisis dans ma clinique civile (I).

Observations LIV et LV. — Il s'agit de deux enfants âgés d'un an et demi environ , adressés à ma clinique, l'un en septembre 1 853, l'autre en octobre 1862, dont l'un des membres inféiieurs avait été atteint, d'emblée et sans fièvre initiale, de paralysie avec conservation ou avec peu d'affaiblissement de la contractililé électro-musculaire et qui avait recouvré, en 8 à 10 séances, ses mouvements. Chez le dernier, retour, cinq semaines après, de la paralysie avec un peu de fièvre initiale, puis nouvelle guéiison par la faradisation. Enfin sunient, un peu plus lard, chez ces deux enfants, une rougeole, après laquelle le même membre est de nouveau paralysé, mais, celte fois, avec perte de la conlractilité électrique et atrophie consécutive d'un certain nombre de muscles.

Il y a donc eu ici récidive de la paralysie dans le même membre. Dans trois cas, j'ai vu survenir une paralysie atrophique de l'un des jambiers antérieurs, plusieurs années après l'apparition d'une paralysie de même nature dans le membre du côté opposé. M. Duchenne (île Boulogne) fils en a rapporté un exemple (2).

c. Formes diverses. — Le tableau suivant monlre les différentes formes paralytiques que celle maladie de l'enfance peut affecter, à son début, et prouve qu'elle siège le plus ordinairement dans les membres inférieurs.

« Sur 62 cas, j'ai compté :

o Paralysies généralisées ;

(1) Duchenne (de Boulogne) fils, loc. cit., observ. II et III (".') Idem, loc. cit., observ. IV.

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