‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 18 sur 505 · ART. II. — ÉLECTRISATION MUSCULAIRE LOCALISÉE · texte numérisé non relu

ART. II. — ÉLECTRISATION MUSCULAIRE LOCALISÉE

mètre, suffit pour charger une forte bouteille de Leyde, dont on peut toujours au besoin diminuer l'action avec l'électromètre de Lane, comme on vient de le voir.

§ II. — Électrisation musculaire par électricité de contact ou galvanisation musculaire localisée^

J'ai déjà dit, dans le chapitre Ier, qui traite des propriétés physiologiques et thérapeutiques des différentes espèces d'électricités, que l'électricité galvanique, administrée a\ec un courant intermittent, se distingue principalement de l'électricité statique, en ce qu'il est possible de lui faire traverser la peau sans l'exciter autant qu'elle, et de concentrer plus facilement son action dans les organes souscutanés. On voit donc que l'électricité galvanique peut servira localiser l'action électrique dans les muscles ou dans les nerfs qui les animent.

Malheureusement de nombreux inconvénients sont adhérents à l'application de la galvanisation musculaire.

L'action calorifique et électrolytique du galvanisme, et la propriété qu'il possède d'affecter vivement la rétine lorsqu'on l'applique à la face, suffiraient, selon moi, pour en faire proscrire l'emploi dans l'ét,ude de l'électro-physiologie ou de la pathologie musculaire, quant à ce qui concerne l'action musculaire individuelle, ainsi que dans le traitement, par courants intermittents, des paralysies du mouvement, surtout lorsque ce traitement exige de fréquentes applications. Les développements dans lesquels je suis entré (chapitre i") me dispensent d'insister sur ce sujet.

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