‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 183 sur 505 · CHAP. IV. — PARALYSIE GÉNÉRALE SPINALE SUBA1GUE · texte numérisé non relu

CHAP. IV. — PARALYSIE GÉNÉRALE SPINALE SUBA1GUE

elle, elle ne pouvait les mouvoir. La plupart des mouvements du membre supérieur gauche étaient également empêchés par des contractures; mais, du côté opposé non contracture, les mouvements étaient complètement abolis, bien qu'il s'y trouvât encore des masses musculaires assez développées dont le tissu devait être normal. En somme, il est ressorti pour moi, de cet examen, que je me trouvais en présence d'une paralysie spinale alrophique.

Au commencement de 18tiS, transport de la malade à la Salpôtrière. On constate alors, outre l'état relaie ci-dessus (et décrit Irès-minutieusement dans l'observation de MM. Charcot etJoffroy quionlemprunléà M. Jaccoud une partie de cette description (I)), aneslhésie cutanée du côté gauche du thorax, du membre supérieur droit, de la main gauche et des membres inférieurs où elle est cependant moins prononcée. — Pendant le mois d'avril, douleurs vives à la partie postérieure du co.u, au niveau des dernières vertèbres cervicales et des premières dorsales, s'irradianl dans la partie antéro-supérieure du thorax et dans le bras, douleurs qui reviennent par paroxysmes. — Mêmes douleurs dans le membre inférieur gauebe. — Vers la fin de m;ii, aggravation de l'état général, eschare à la fesse droite, diarrhée incoercible; disparition de la contracture du membre inférieur droit et des accès de rigidité. — Mort le 1er juin 1808. (L'examen microscopique de la moelle de ce sujet sera exposé avec détail dans le paragraphe suivant.)

§ II. — Auatomic pathologique. — I*atliogéiiic.

En s'éclairant des notions acquises par les recherches anatomopalhologiques et pathogéniques modernes, on peut facilement prévoir à quelles lésions anatomiques doit correspondre chacun des phénomènes morbides qui apparaissent pendant la marche envahissante de la paralysie générale spinale diffuse subaiguë. En effet, les douleurs vives continues qui suivent le trajet des nerfs et se font sentir dans les articulations, dans les muscles et à la peau, ces douleurs, qui, ordinairement, marquent le début de cette maladie, doivent être symplomaliques d'une méningite spinale; la parésie et la paralysie atrophiques qui envahissent successivement et en masse les différentes parties des membres et du tronc, doivent annoncer que le travail inllammatoire a gagné les cornes antérieures de la moelle; quant aux autres symptômes, ils s'expliquent: les contractures musculaires et les raideurs articulaires par un travail sclérosique des cordons antéro-laléraux; les altérations profondes et plus ou moins étendues de la sensibilité, par une lésion des cornes postérieures ; les troubles fonctionnels de la vessie et du rectum, par une grande diffusion de la lésion spinale, surtout immédiatement au-dessus du renflement lombaire; enfin un travail hyperémique ou d'irritation principalement par l'augmentation du volume des vaisseaux, l'épais-

(1) Charcot et JofTroy, loc. cit., p. G39.

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