‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 258 sur 505 · ART. VI, § II. — TRAITEMENT PAR L'ÉLECTRISATION · texte numérisé non relu

ART. VI, § II. — TRAITEMENT PAR L'ÉLECTRISATION

de la moelle qui était mise en cause: on l'appelait paralysie spinale ascendante, et le traitement , bien qu'un peu modifié, restait au fond le même, c'est-à-dire qu'on agissait sur toute la longueur du rachis, au lieu de s'en tenir à sa moitié inférieure. J'ai retrouvé sur le dos de mes malades, dans toute l'étendue du rachis, les traces ou les cicatrices de ventouses scarifiées, de vésicatoires, de moxas, de cautères longtemps entretenus; ces traces attestaient les espèces de diagnostic qui avaient été portés, et expliquaient jusqu'à un certain point l'insuccès de celte médication, qui est cependant ordinairement efficace dans les lésions réelles de la moelle épinière qui produisent des paralysies vraies, c'est-à-dire, caractérisées par l'affaiblissement ou par la perte de la force et de l'irritabilité musculaires.

J'ai démontré que l'ataxie locomotrice peut toujours être diagnostiquée, même à une époque assez voisine de son début. Il sera donc plus facile d'aprécier la valeur des différentes médications qu'on pourra lui opposer. Si j'en juge du moins par les faits que j'ai observés, il m'est permis d'espérer que, reconnue et traitée à temps, cette terrible maladie peut céder ou être arrêtée dans sa marche ou se montrer enfin moins rebelle à une thérapeutique rationnelle.

§ II. — Traitement par l'électrlsation.

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