ART. III, § I ET II. — PRONOSTIC. — TRAITEMENT. GS
circonstance la paralysie générale spinale subaignë ne sauraiL cire confondue avec la paralysie saturnine.
ARTICLE III
PRONOSTIC. — THAITIiMENT.
§ I. — Pronostic.
Il est des paralysies saturnines qui guérissent assez vite par les moyens les plus simples et quelquefois spontanément; d'autres au contraire présentent une grande résistance aux médications diverses qu'on leur oppose.
Dans les paralysies en général, lorsque les muscles affectés n'ont perdu qu'une faible partie de leur conlractilité électrique, on peut être certain qu'ils recouvreront rapidement et facilement leurs mouvements. Malheureusement, ce signe ne peut servir à établir sûrement le pronostic de la paralysie saturnine, comme pour la paralysie traumatique des nerfs; car j'ai vu des saturnins qui, après avoir perdu complètement leur conlractilité électro-musculaire, n'en ont pas moins recouvré vite et facilement leurs mouvements volontaires et leur force musculaire. Je rappellerai l'exemple d'un sujet dont il a déjà été question et qui, après plusieurs rechutes, guérit, la dernière fois, aussi vite que les fois précédentes, par de simples bains sulfureux, bien qu'il eût perdu sa contraclilité électro-musculaire. Je ferai remarquer toutefois que ses muscles, bien que paralysés et privés de leur contractilité électrique, étaient très-peu atrophiés, et qu'ils étaient sensibles à l'excitation électrique presque autant que les muscles sains.
Je crois donc pouvoir poser en principe, que tout saturnin dont les muscles, privés complètement de leur contractilité électrique, ont également perdu une grande partie de leur sensibilité électrique et sont très-atrophiés, que ce saturnin, dis-je, guérira de sa paralysie, si toutefois elle est traitée à temps par la faradisation localisée.
§ II. — Traitement.
A. — C'est dans les plus défavorables conditions que j'ai voulu expérimenter l'action thérapeutique de la faradisation localisée, et presque toujours après qu'il avait été bien constaté que les autres médications (bains sulfureux, vésicatoires, strychnine à l'intérieur et par la méthode endermique) avaient été impuissantes contre la pa-