CI1AP. X. — PARALYSIES A FRIGORE
plicalion de ce traitement excitant, toutes les fois que la fièvre et l'augmentation de température de la région affectée m'ont fait craindre que les douleurs deltoïdiennes fussent symptomatiques d'une névrite à frigore du circonflexe; j'ai employé ou je conseille alors avec avantage les antiphlogistiques, les émollients, puis les révulsifs (ventouses scarifiées, cataplasmes, vésicatoires, etc.).
IV. — La faradisation musculaire méthodiquement appliquée à la paralysie rhumatismale à frigore m'a donné d'excellents résultats, comme dans les paralysies consécutives aux lésions traumatiques des nerfs. Je n'en puis dire autant des courants continus stabiles. Les courants continus labiles et les courants galvaniques intermittents m'ont paru agir comme la faradisation localisée.
V. — Contre le rhumatisme deltoïdien atrophique, j'ai appliqué concuremment ou alternativement la faradisation cutanée et le courant continu, la première dans l'espoir de guérir les douleurs rhumatoïdes, la seconde afin d'activer la nutrition du deltoïde atrophié. Cette méthode d'électrisation mixte et rationnelle m'a paru la meilleure. Par la faradisalion de la peau, j'ai triomphé de douleurs que n'avait pu enlever le courant continu ; celui-ci appliqué de manière à ne pas produire de contractions musculaires dans le deltoïde aidait au retour de la nutrition de ce muscle, sans avoir les inconvénients de la faradisation musculaire, qui m'aurait exposé à rappeler les douleurs.
ARTICLE III
PAIUIA'SIK DU NERF RADIAI. A PRIGORE.
Depuis longtemps déjà j'ai appelé l'attention des observateurs sur la paralysie du nerf radial à frigore, plus connue sous le nom de paralysie rhumatismale du nerf radial (I), en établissant ses caractères distinclifs tirés de l'état de conlractilité électrique des muscles paralysés.
La paralysie du nerf radial à frigore est assez fréquente. Elle compromet considérablement les usages de la main. Ses caractères propres la distinguent des autres espèces de paralysies: cependant on l'a confondue trop souvent avec elles et surtout avec la paralysie saturnine. Enfin, elle exige, en général, un traitement spécial. Ces considérations font ressortir l'importance de son étude clinique.
(l) Duclienne, Heclierches sur l'état île lu contractiliti et de la sensibilité électromusculaire dans les paralysies du nievd>ee supérieur (Archive* générales de médecine, janvier 1850, î1' série, t. XXII, p. M).
ART. I, § III. — PARALYSIE DU NERF RADIAL. — SYMPT., ETC. 70 1 § I. — {Symptômes, marche, causes.