‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 287 sur 505 · ART. I, § II. — ÉLECTRO-THÉRAPIE · texte numérisé non relu

ART. I, § II. — ÉLECTRO-THÉRAPIE

elle avait été guérie tout à coup de sa paralysie. Depuis lors, cette guêrison spontanée s'est parfaitement maintenue.

Observation CXXXIX. — A côté de cet insuccès de la faradisation localisée, j'en placerai un autre parfaitement identique; je l'ai observé chez une demoiselle atteinte de paralysie hystérique depuis un an, et qui m'avait été adressée par M. Kicord. Des cautères placés sur la colonne vertébrale, la strychnine, etc., avaient été employés sans résultats ; trente séances de faradisation localisée n'avaient pas modifié la paralysie, qui, peu de temps après, guérit spontanément.

Dans le premier des deux faits que je viens de rapporter (obs. CXXXV1I1), la guérison,il est vrai, eut lieu peu de temps après l'application de la faradisation, de sorte que l'on pourrait à la rigueur faire honneur de cette guérison a. l'action tardive de la faradisation, de même que l'on attribue souvent à l'action des eaux minérales desguérisons quisemanifestentaprèsseulement quelques moisqu'on en a cessé la cure. Il serait intéressant d'examiner si réellement les effets thérapeutiques de certaines médications qui n'impriment aucune modification à la maladie, pendant qu'on les applique, ne se manifestent que tardivement. Quant a moi, j'affirme avoir vu des névroses et des névralgies, longtemps rebelles à tous les remèdes, disparaître seulement quinze jours à un mois après l'application de la faradisation localisée, bien qu'elles n'eussent subi aucune modification appréciable au moment du traitement. Cependant, les deux cas cités ci-dessus sont pour moi des insuccès ; s'ils étaient interprétés autrement par quelques personnes, je pourrais rapporler d'autres faits de paralysies hystériques qui ont persisté plusieurs années, bien que je les eusse traitées par la faradisation localisée.

F. — La paralysie hystérique guérit fréquemment par la faradisation localisée. — La forme paraplégique est celle dans laquelle les chances de succès paraissent les moins grandes.

Sur plus d'une centaine de paralysies hystériques que j'ai traitées p,ar la faradisation localisée, j'ai obtenu la guérison dans plus de la moitié des cas ; mais je ferai observer que souvent je n'ai été appelé à agir que dans les circonstances les plus défavorables, c'est-à-dire lorsque les autres médications avaient échoué. On sait, en effet, que l'on songe en général à recourir au traitement électrique uniquement comme à une dernière ressource. Il est donc permis d'espérer que la proportion des guérisons augmentera, quand la faradisation sera placée dans les mêmes conditions que toutes les autres médications, et qu'on ne lui livrera plus seulement les cas difficiles.

On sait que la paralysie hystérique revêt des formes variées. M. Briquet a démontré par des faits (1) que la plupart de ses mani-

(I) Briquet, Traité clinique et thérapeutique de l'hyitérie. Paris, 1850, p, iii et suiv.

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