‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 334 sur 505 · III. — TRA1TLMKNT DE I.A MYDRIASE PAR LA FARADISATION LOCALISÉE · texte numérisé non relu

III. — TRA1TLMKNT DE I.A MYDRIASE PAR LA FARADISATION LOCALISÉE

La mydriase peut guérir par la faradisation du constricteur de l'iris. Voici le procédé que j'ai employé contre la paralysie de ce

(1) J'avais primitivement terminé ce rhéophore par une petite éponge, mais j'ai remarqué que ses aspérités irritaient la conjonctive plus que la surface polie de la petite olive; et d'ailleurs la petite éponge est, dans ce cas, inutile.

muscle (procédé que, depuis une dizaine d'années, on m'a vu souvent mettre en pratique à la Charité, afin de démontrer l'action du constricteur de l'iris sur des sujets qui venaient de succomber). J'applique l'extrémité de deux petits rhéophores métalliques (extrémité mousse ou terminée par une olive comme celui décrit cidessus pour la faradisation des muscles de l'œil), de chaque côté de la cornée, 2 à 3 millimètres en dehors du bord libre de celle-ci et au niveau d'une ligne transversale fictive qui diviserait la cornée en deux moitiés égales. Alors au moment où le courant arrive aux rhéophores avec des intermittences.rapides, le muscle constricteur de l'iris se contracte jusqu'à fermer complètement la pupille. Mais ce procédé est assez douloureux ; il ne peut pas toujours être toléré, ou irrite quelquefois trop la conjonctive. Dans ce cas, on peut le modifier de la manière suivante. On applique l'un des rhéophores ci-dessus décrits sur la sclérotique, à 2 ou 3 millimètres du bord de la cornée, sur l'un des points correspondants à l'un des nerfs ciliaires, tandis qu'un autre rhéophore humide est posé, ou sur la tempe, ou derrière l'oreille du même côté, au niveau de l'apophyse mastoïde . Puis on fait passer dans les rhéophores un courant d'induction de premier ordre, à un degré extrêmement faible, que l'on augmente graduellement et avec des intermittences rares (d'une à quatre par seconde). Ce procédé, parfaitement supporté par les malade*, et ne surexcitant pas la conjonctive, a obtenu la guérison dans un cas dont j'ai rapporté l'observation dans la précédente édition (1). J'ai commencé une série d'expériences sur l'influence de la faradisation musculaire localisée dans certains cas de chute congénitale de la paupière supérieure (blépharoptose) ou de strabisme simple. Sans me prononcer d'une manière absolue sur la valeur réelle de ces recherches, je suis en droit d'en attendre d'heureux résultats.

§ II. — Paralysie «liplithérique.

J'ai eu l'occasion d'observer et de traiter par la faradisation localisée un assez grand nombre de paralysies musculaires partielles ou complètes du voile du palais. Les causes de ces paralysies sont multiples. Ainsi j'ai trouvé assez souvent l'un des palato-staphylins paralysé dans des lésions rhumatismales de la septième paire, qui remontaient à une certaine hauteur dans le canal de Fallope ou au-dessus de lui ; j'ai vu la paralysie musculaire du voile du palais exister, comme signe symplomalique de la maladie qui a fait le sujet du chapitre VI, sous le titre de paralysie (jlosso-labio-larynijée. J'ai recueilli plusieurs cas d'atrophie du voile du palais, dans la période

11) Duchcnne (de Boulogne}, Elect. /oc, 1SC1, obs. ci.xxi, p. 699.

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