‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 345 sur 505 · I. — Diaphragme · texte numérisé non relu

I. — Diaphragme

A. — La divergence d'opinions qui règne parmi les auteurs sur l'action propre du diaphragme a rendu nécessaires les recherches électro-physiologiques que j'ai faites sur les fonctions de ce muscle (2).

B. — Il ressort de toutes mes ex périences faites sur l'homme et sur les animaux vivants ou morts, que la contraction du diaphragme provoquée par l'électrisation du nerf phrénique, communiquant ou non avec l'arbre nerveux, produit l'élévation des côtes diaphragmatiques, et leur mouvement en dehors, lorsque les parois abdominales sont intactes. Ou voit aussi, dans ces expériences, le diamètre antéro-poslérieur de la base du thorax s'agrandir, mais d'une manière à peine sensible. Dans certains cas, le mouvement excentrique des côtes inférieures est communiqué aux côtes supérieures.

L'observation clinique a confirmé les faits démontrés par ces expériences électro-physiologiques sur l'action propre du diaphragme.

C. — Si l'animal a été éventré et que ses viscères abdominaux aient été abaissés, la contraction isolée du diaphragme attire les côtes diaphragmatiques dans une direction opposée, c'est-à-dire en dedans.

D. — Bien que le diaphragme, dès qu'il a perdu ses rapports de contiguïté avec les viscères abdominaux, devienne expirateur, quant

(1) J'ai formulé ces propositions dans le résumé général du chap. 1er de mon livre intitulé : Physiologie des mouvements, démontrée à l'aide de Vexpérvntntution électrique et de l'observation clinique.

(2) Voyez Duchenne (de Boulogne), Physiologie des mouvements, § I, Coup d'œil historique, p. 412.

aux mouvements qu'il imprime aux côtes inférieures, il n'en agran dit pas moins encore, en s'abaissant, le diamètre vertical de la poitrine.

L'abaissement du centre phrénique est alors assez limité, et, au maximum de contraction, le diaphragme prend la forme d'un cône tronqué; mais il ne devient pas convexe en bas, comme le croyait Haller.

E. — Le mouvement concentrique de la partie inférieure de la poitrine, que Ton observe pendant la contraction du diaphragme, après l'ouverture de l'abdomen et aprèsTabaissement des viscères, prouve, contrairement à l'opinion de MM. Beau et Maissiat, que le péricarde n'offre pas au diaphragme un point d'appui qui lui permette de produire l'expansion des côtes auxquelles il s'insère.

Les mouvements en sens contraire de la base de la poitrine, suivant que les viscères abdominaux sont ou non abaissés, au moment de la contraction du diaphragme, démontrent, ainsi que l'avait pressenti Magendie, que l'expansion des côtes inférieures par la contraction physiologique du diaphragme est due au point d'appui que ce muscle prend alors sur les viscères abdominaux.

F. — Ce point d'appui ne pourrait favoriser le mouvement d'expansion des côtes diaphragmatiques, que l'on observe pendant sa contraction, s'il ne se faisait pas sur la surface large et convexe de ces viscères. Cette assertion ressort d'une expérience dans laquelle on ne parvient pas à provoquer le mouvement excentrique des côtes inférieures, lorsque la main étant appliquée sur le centre phrénique d'un cheval mort, on s'oppose à l'abaissement de ce muscle, pendant qu'on le fait contracter par la faradisalion des nerfs phréniques.

G. — La connaissance de la paralysie et de la contracture du diaphragme est ressortie de mes expériences, électro-physiologiques.

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