‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 367 sur 505 · ART. I, § III. — TARALYSIE DU DELTOÏDE · texte numérisé non relu

ART. I, § III. — TARALYSIE DU DELTOÏDE

Lorsque les rotateurs en dehors sont seuls privés de leur action, la main du côté malade peut encore être mise au service de la partie latérale opposée du tronc et de la lôte. Mais il n'en est plus ainsi lorsque les rotateurs en dedans sont atrophiés ou paralysés ; car ni la portion supérieure du grand pectoral, ni la portion antérieure du deltoïde, ne peuvent les suppléer; en sorte que les usages du membre supérieur en sont beaucoup plus restreints.

On voit par ces faits qu'il n'y a pas d'exagération à dire que l'atrophie ou la- paralysie des rotateurs de l'humérus en dedans est beaucoup plus grave que celle des rotateurs en dehors. L'atrophie ou la paralysie des rotateurs en dedans me paraît beaucoup plus rare que celle des rotateurs en dehors.

J'ai eu plus souvent l'occasion d'observer l'atrophie des rotateurs en dehors, ce qui veut dire que l'atrophie musculaire progressive n'attaque ordinairement les rotateurs en dedans qu'après les rotateurs en dehors, et que, dans la paralysie de cause traumalique, il faut une lésion nerveuse plus grave, plus profonde, pour que les rotateurs en dedans soient affectés plutôt que les rotateurs en dehors. En voici peut-être l'explication. Il me paraît difficile que le deltoïde soit lésé, sans que le petit rond y participe au moins un peu, puisque c'est le môme nerf (le circonflexe) qui anime ces deux muscles. Or, qui ne sait combien est facile et commune la lésion de ce nerf, en raison môme de sa position superficielle et des tiraillements continuels auxquels il est exposé. (Cette disposition rend aussi raison de l'intégrité du sous-scapulaire dans la paralysie infantile obstétricale du deltoïde et du sous-épineux décrite dans l'art. III du chap. I, de la 2e partie). La condition anatomique des nerfs qui animent le muscle sous-scapulaire (nerfs sous-scapulaires, supérieur, moyen et inférieur), qui sont situés profondément met ce muscle à l'abri des mômes dangers.

Il est facile de reconnaître si les rotateurs de l'humérus en dehors ont seuls perdu leur action, ou si tous les rotateurs sont lésés à la fois, bien que, dans l'un et l'autre cas, les troubles apportés dans l'usage du membre soient à peu près les mêmes. Lorsqu'on place, en effet, le bras affecté dans la rotation en dehors, l'avant-bras étant dans la demi-flexion, le malade pourra évidemment le tourner en dedans, si les muscles qui exécutent ce mouvement sont sains. Veut-on s'assurer si les rotateurs en dehors ont ou non conservé leur action, l'expérience doit ôtre faite dans un sens opposé.

ARTICLE II

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