‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 58 sur 505 · CUAP, III. — LES PRINCIPALES METHODES D ÉLECTRISATION · texte numérisé non relu

CUAP, III. — LES PRINCIPALES METHODES D ÉLECTRISATION

Si, dans ce cas, l'excitation électrique eût été limitée aux muscles paralysés, malgré les conditions particulières où se trouvait le centre cérébral de ce jeune homme, et l'état hypérémique qui peut exister dans le point où s'est développée une sclérose secondaire de la moelle, conditions qui, pour moi, contre-indiquent l'application de la faradisation môme localisée, ces accidents graves, évidemment dus ici à une surexcitation centrale, ne seraient pas arrivés; je puis l'affirmer, parce qu'une longue expérience me l'a appris. Combien de fois, en effet, n'ai-je pas, dans mes recherches faradisé localement les muscles de sujets qui se trouvaient dans le même état que ce jeune homme, sans observer le moindre inconvénient ! J'en suis arrivé à conclure que ces applications localisées sont souvent alors inutiles, mais non dangereuses, quand elles sont faites avec circonspection. Au début de mes expériences électrothérapeutiques, il m'est souvent arrivé de faradiser par action réflexe les antagonistes des muscles contractures des sujets hémiplégiques, et j'ai quelquefois eu lieu de m'en repentir ; aussi doit-on être circonspect dans l'application d'une méthode d'électrisation aussi dangereuse.

Les bains éléetro- dynamiques donnés à dose assez faible pour ne pas provoquer des contractions musculaires, produisent une excitation qui augmente les forces musculaires dans certaines paralysies générales. Je les ai employés souvent avec succès.

Le mode d'administration que j'ai indiqué ci-dessus (p. 413) me paraît préférable, en raison de sa simplicité, à quelques autres plus compliqués.

§ II. — Excitation par action réflexe en faisant passer des courants d'induction de la bouche à l'anus.

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